Croyant aux vertus de la polémique dans la réflexion, je suis d’un naturel taquin et curieux. Ingénieur financier de formation, je m’intéresse aux enjeux allocatifs et sociétaux de la finance et de la fiscalité. Actuellement, je conseille une clientèle institutionnelle sur la couverture des risques financiers et solvabilité II. J’enseigne également à l’université la gestion actif - passif de façon globale.
Je vais vous expliquer deux / trois petits trucs sur le monde magique de l’entreprise. Je suis ingénieur de formation, je connais plutôt bien la réalité de quelques grosses sociétés industrielles et de services. On ne peut pas dire que ce soit très excitant, ni gratifiant.
Des gens brillants se retrouvent à végéter dans des postes rébarbatifs pendant des années. Rédiger des spécifications, faire des réunions interminables où aucune décision n’est prise. N’être responsable que de ses rapports que personne ne prend le temps de lire. Habiter à 1 h minimum de son lieu de travail car l’immobilier est trop cher. Etudier les prix bas pendant des semaines pour pouvoir partir en vacances. Et puis, cerise sur le gâteau, les entretiens d’évaluation, cette blague, se terminent toujours pas des : où vous voyez vous dans 3 ans ? Et, au final, quand les gens bougent c’est toujours grâce à des relations personnelles.
Bien entendu, je parle des privilégiés que sont les cadres, le milieu que je connais le mieux. La réalité des employés, des ouvriers, des gens qui travaillent à temps partiel forcé est bien plus problématique.
Voilà ce que vous me proposez comme alternative ?
Enfin, pour votre information, je fais un travail idiot et inutile que vous avez bien raison de critiquer sans le connaître : je travaille exclusivement sur les questions de la retraite et de l’investissement socialement responsable.
Ce que tu appelles une bouffissure est un CV, désolé s’il est pénible à lire. Ensuite, si tu cherches à critiquer un système mieux vaut le comprendre avant de cracher ton venin.
Le monde bancaire est pourri, si tu me l’avais demandé je t’aurais répondu sans hésiter. Les dérivés sont une plaie dans de très nombreux cas et de bons outils dans d’autres. Tout n’est pas bon dans le cochon.
D’ailleurs je ne suis plus dans la banque, je le cache j’ai honte.
Golden boy ? hi hi Ah ouais c’est trop ça, tu remarqueras mon emploi des termes des gars de banlieue ça te donnera un indice.