Ok c’est vrai que ces taxes et énergies renouvelables ça profite surtout à certains sans résoudre le problème du CO2. On peut toutefois se dire que si le CO2 devient effectivement un moteur de réchauffement catastrophique, le problème des taxes ne pèseront pas lourd. Pourtant, séparons science et politique. Pour cela je pense à ce commentaire de Gilles
sur Science². Gilles semblent être un scientifique reconnu.
"Pourquoi
j’interviens sur un blog « grand public » ? parce que le problème n’est pas
pour moi *essentiellement* scientifique. Du strict point de vue de la
science, je l’ai souvent dit à mes collègues, je n’ai pas de problème
avec la climatologie. C’est une science jeune, avec ses incertitudes, et
elles sont pour la plupart honnêtement reconnues et discutées dans la
littérature scientifique, et correctement reproduites dans le GIEC.
Ce qui me pose question, c’est comment on passe de cette connaissance
scientifique au discours : " le RC est un horrible problème, le pire
qu’il va arriver à l’humanité, et il faut tout faire pour l’empecher
quel que soit les autres conséquences que ça puisse produire (je
caricature un petit peu, mais à peine)."
Et là , ce ne sont pas les scientifiques qui apportent la PREUVE de
ce passage. Probablement, la plupart partagent ce sentiment, mais il n’y
a nulle part de preuve de ça apportée dans les articles scientifiques
proprement dits. Il y a donc une ambiguïté dès le départ du fait qu’ils
se prévalent d’une attitude scientifiquement correcte (ce qui est vrai
sans doute pour l’immense majorité des climatologues) à la conclusion
que DONC ce qu’ils pensent sur les conséquences humaines de leurs
travaux est correct.
Or ces conséquences humaines dépendent de bien d’autres facteurs que ce qu’on étudie en climatologie"
@joeletaxi : Assez d’accord avec votre dernier message, mais je voudrais juste que vous m’indiquiez quelles « politiques désastreuses sur le plan économique ont été mises en branle » pour ma gouverne (sauf la bourse du carbone et le mécanisme des CDM).
Moi je trouve que les théories collent plutôt bien aux observations. Et puis je renverse votre comparaison : l’avion pourri pour moi c’est plutôt les théories sceptiques comme quoi tout va bien dans le meilleur des mondes.
"vous me pardonnerez de prendre à la lettre votre propos(trop facile...)
mais il existerait donc un bon CO2 entièrement naturel, fait à la main
et tout, et un sale CO2 des vilains pétroliers ?« Et bien on injecte trop vite du CO2 issu de la combustion. C’est pourtant simple.
»Moi je vois dans tous les arguments déployés, sur toutes les indications
indirectes que l’on nous rediffuse en boucle sur tous les médias,
beaucoup d’incertitudes et pas mal de manipulations." Il y en a, mais j’en voit aussi énormément chez les sceptiques. Concernant les médias je n’en vois plus tant que ça. Sauf si on focalise. Mon père est un vrai raciste et c’est assez incroyable, à chaque fois qu’il se passe quelque chose ou qu’on parle des étrangers il sursaute et se lance dans sa litanie. Il doit être malade. On doit être capable d’accepter les avis des autres sans pour autant sauter sur ses grands chevaux à chaque foi. Moi l’avis des sceptiques j’intègre, sauf quand c’est manifestement réducteur dans un but politique et idéologique. L’avantage c’est que ça se voit et que c’est gros comme une maison. Pareil chez les réchauffistes. C’est pourquoi je conseille de lire TOUS les avis afin de bien cerner le sujet.
Sur la montée des mers et les îles je suis plutôt d’accord avec vous mais je ne suis pas à la place des gars sur leur îles à qui on annonce une montée des eaux.
Attention à ne pas amalgamer les géographes climato-sceptiques (en proportion infime) et les géographes qui se méfient des moyens à mettre en œuvre car ils connaissent la complexité de relation homme-milieu et des distorsions d’échelle. Toutefois Pitte est clairement climato-sceptique et il a réuni sa petite bande de copains retraités. Pour connaître réellement la position des géographes climatologues de langue française il vaut mieux se référer à l’AIC http://www.climato.be/aic/publis/climatologie.html ou l’on comprendra que le livre dirigé par Pitte n’est qu’une goutte d’eau dans l’avis des géographes.