Juste sur les températures locales, il est évident quelles subissent des biais importants, mais sur le long terme on remarque les mêmes tendances pour la majorité des stations du monde, les variations journalières ( très influencées) étant lissées par le jeux de la moyenne.
Sinon je voulais faire une petite synthèse pour s’échapper du cadre scientifique :
Depuis un certains temps, les températures augmentent. C’est un fait. Il y a donc un réchauffement.
Cela n’a rien de politique ou quoi que ce soit d’autres.
Certains pensent que c’est dangereux, d’autres non.
Les premiers ont déjà pratiquement imposés leur vision, par des séries de mesures qui visent à réduire les GES et à trouver des moyens de s’adapter aux changements prévus (et toutes l’incertitude que cela comporte).
On nous dit même que si on réduisait tout de suite les émissions de GES, on subirait quand même les conséquences facheuses.
Au final, c’est bien la société humaine qui a un problème. On ne peut pas dissocier la question du changement climatique avec celle de l’humanité, et donc des forces en présence.
Le changement climatique, c’est d’abords évidemment un changement.
Et qui a peur du changement ?
Presque tout le monde...
Je suis bien d’accord le lien entre le co2 et les températures est loin d’être évident, mais pour continuer dans mon allégorie, si j’augmente mon taux de sucre, il n’en résultera pas qu’une seule conséquence...
Après avoir lu et merci pour le lien les conclusions de Spencer, je vois deux choses à brule pourpoint :
- la courbe de température utilisé depuis 1902 est très similaire à celle que j’obtiens sur les données locales en France et en montagne. Pourquoi ? A cause du pas de temps annuel qui lisse toute variation spatiale. Pourtant, comme on l’a dit, il y a des zones qui se réchauffent et d’autres non. Cela n’est pas une critique mais juste une remarque sur la subjectivité des analyses....
- +1°C pour 2100 ? Et pourquoi pas ? Cela reste d’ailleurs dans la fourchette... Et correspondre à un phénomène naturel et j’espère que cela arrivera, et non pas les +6°C que l’on peut lire parci parlà, qui serait catastrophique.
Ce que je crains surtout, c’est que l’envoie massif de CO2 et d’autres gaz perturbe le climat dans son ensemble, avec des émergences (pour reprendre un vocabulaire issu des systèmes complexes) de phénomènes tout à fait inconnus qui pourrait bien, en fonction du hasard, perturber (ou favoriser) les sociétés humaines. On est loin d’avoir tout vu ! Mais peut-être qu’il ne se passera rien, tout dépend de la sensibilité pour l’instant peu connu du climat.
Enfin je connais bien les politiques locaux et je sais comment ils réagissent : en fonction du sens du vent !
Si les gens ont peur, ils agiront en conséquence.
Mais qui a besoin de faire peur aux gens ? Cela reste un mystère pour moi. Parfois il n’y a pas de raisons, la société humaine est encore plus complexe que le climat, et on croit voir de la logique là où seul le hasard domine... Cela en dit beaucoup sur l’humilité qui fait grandement défaut.
Marcel Leroux était le souffre douleur de Météo-France. Il avait inventer la théorie des AMP pour expliquer la météorologie synoptique, en gros celle qui sert à prévoir le temps. Pour lui, ce sont les anticyclones (je simplifie) qui "dirigent" le temps, et qui semblait très bien marcher. Mais Météo-FRance avait depuis longtemps adopté la théorie "norvégienne" où les fronts sont la base de la prévision. Evidemment, cela marche aussi très bien.
Mais j’ai déjà vu une étudiante en thèse lors de colloque se faire presque huer par des chercheurs qui ne pouvait imaginer que d’autres explications existent, et surtout ceux liés à Météo-France ou à la société mété. de France. La thésarde pleurait à la fin, c’était pitoyable, mais 99% des chercheurs dans la salle était d’accord sur le fait qu’il faut toujours écouté les théories différentes. Seuls quelques bien pensant qui n’ont rien de chercheur mais plutôt de scientifiques maniaco-dépressifs se sont excités...
Météo-France et le Giec arrive au même conclusion dans leur explication du changement climatique. Le cnrm, et d’autres organisme de recherche lié à l’Etat sont tous d’accord avec le Giec, et participe grandement aux travaux du Giec.
Je pense qu’il est un peu exagéré de dire que les financements ne tombent que pour les chercheurs qui sont d’accord avec les conclusions du Giec.
Si on a une autre théorie, encore faut-il le prouver, ou montrer que l’on a les arguments pour le prouver.
Marcel Leroux a monté un labo à Lyon, il a donc eu des finacements. Il n’était pas tout seul. A la fac, son livre est connu et même étudié en cours.
Le problème avec le changement climatique, c’est l’imbrication science complexe (donc inexplicable au néophyte par des termes simples et un temps court) /politique (financement, écologiste, etc) / média (reprise et transformation de la réalité) / population (intérêt personnel de chacun), et j’en passe et des meilleurs.
Comment voulez-vous à partir de là obtenir des réponses simples et clairs ? Impossible, bien sûr.
Mais n’oublions jamais, même si je suis plutôt d’accord avec les conclusions du Giec, et même si je suis très critique envers Météo-France et les organismes de financement de la recherche, qu’il vaut mieux prévenir que guérir, et que je ne connais aucun système qui ne réagit pas lorsqu’on augmente massivement les quantités d’un de ces paramètres de contrôle (ici le CO2).
Si on augmente massivement votre taux de sucre dans le sang, vous croyez que vous allez rester le même ?
Le terme "thème neuf" est peu être mal choisi. Car dans 99.9% des cas, les thèmes de recherche sont issus de relation entre d’autres thèmes de recherche. Comme des ponts, des relations... Vous parlez de chaînon manquant. Pourquoi pas.
Mais comme je le dis souvent, il n’existe pas qu’une seule cause dans l’évolution d’un système complexe, d’autant plus si plusieurs systèmes interragissent. Les avions ont peut-être une part de responsabilité aux effets que vous décrivez, mais il existe à coup sûr d’autres raisons.