D’accord avec vous ! Du moins avec vos conclusions : inventivité, ingénierie, productivité, innovation, etc ....
C’est bien le problème : Pour innover, il faut que les entreprises aient une marge suffisante pour investir, et se mettre en concurrence avec au moins les pays ayant un niveau équivalent. Il n’est pas question de nous aligner sur les pays émergeants, c’est plutôt à eux de s’aligner sur nous, s’ils le souhaitent (voilà l’utilité de la mondialisation). Et pour que les entreprises aient une marge suffisante pour investir, il leur faut un niveau de charges équivalent à nos voisins.
Enfin qu’elles soient patronales ou salariales, locales ou nationales, ce sont toujours des charges, prélevées pour l’état par l’intermédiaire des entreprises (et payées finalement par les consommateurs).
Quand aux intermédiaires, il vous suffirait de constater que les consommateurs font spontanément appel à leurs services et que la concurrence fait le ménage pour déterminer ceux qui leur apportent une valeur ajoutée, pour ne pas avoir à remettre en cause l’utilité de ceux qui ne sont pas éliminés.
Ce qui n’est pas le cas d’autres charges monopolistiques imposées par les pouvoirs publics....
Si vous partez du principe qu’une augmentation de la TVA crée systématiquement une augmentation des prix, alors votre CSEVA aura le même effet. Ce qui compte pour une entreprise, c’est son prix final TTC pour être compétitive à une qualité donnée de ses produits, et ce qu’il reste en valeur ajoutée pour rémunérer ses salariés, ses investissements, ses actionnaires, et consolider sa trésorerie ....
Vous aurez certainement remarqué que je parle au futur pour la TVA sociale : C’est parce que
le CICE du gouvernement actuel est exactement la même chose que la TVA sociale
du gouvernement précédent (en moins efficace à cause de son effet
retard, de sa complexité, et de sa limitation aux bas salaires)
Vous proposez de remplacer des charges sociales par une contribution à la valeur ajoutée, les 2 prélèvements étant intégrés dans les prix HT. A prélèvement global constant, les entreprises ayant une forte valeur ajoutée seraient les plus taxées, alors qu’aujourd’hui ce sont celles qui ont le plus de main d’oeuvre.
La TVA « sociale » aura exactement les mêmes effets, mais n’étant pas intégrée dans les prix HT elle fera en plus baisser les prix à l’exportation et augmenter les prix à l’importation.