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Christophe

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  • Premier article le 26/06/2023
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  • Christophe 10 octobre 2022 14:50

    @bernard29
    A priori, vous seriez scientifiques. Que pouvez-vous penser de l’historien germano-polonais Grzegorz Rossolińsli-Liebe ?

    Rossoliński-Liebe a étudié l’histoire culturelle et l’histoire de l’Europe de l’Est à l’Université européenne de Viadrina à Francfort-sur-l’Oder de 1999 à 2005. Il a travaillé sur sa thèse de doctorat sur Stépan Bandera et l’Organisation des nationalistes ukrainiens aux Université de l’Alberta et Université de Hambourg à partir de 2007, et a soutenu son doctorat à l’Université de Hambourg en juin 2012. Entre 2012 et 2014, il a travaillé sur un projet post-doctoral à l’Université libre de Berlin sur la mémoire diasporique ukrainienne. Il est l’auteur de Stepan Bandera : La vie et l’au-delà d’un nationaliste ukrainien. Fascisme, génocide et culte, une biographie savante du leader nationaliste ukrainien Stépan Bandera, et une étude approfondie de son culte politique.

    Et justement, concernant son culte politique, cet historien écrit : « Aujourd’hui, Bandera et les nationalistes révolutionnaires ukrainiens sont redevenus des éléments importants de l’identité ukrainienne occidentale. [...] Non seulement les militants d’extrême droite, mais aussi le courant dominant de la société ukrainienne occidentale, y compris les enseignants du secondaire et les professeurs d’université, considéraient Bandera comme un héros national… dont la mémoire devait être honorée pour sa lutte contre l’Union soviétique. »

    Il y ajoute : « La politique mémorielle postsoviétique en Ukraine a complètement ignoré les valeurs démocratiques et n’a développé aucune sorte d’approche non apologétique de l’histoire. »

    Si je devais résumer son propos historique basé sur des faits historiques et historiographiques, l’Ukraine Occidentale a fait depuis 1991 l’apologie des leaders nazis tels que Stepan Bandera, Iaroslav Stets’ko (son bras droit), ... et conserve dans sa culture un principe d’apologie de ces nazis et de leur apport au pays.

    Au-delà du bilan de cet historien dans son livre édité avant le conflit, il fait même le lien historique entre le Canada et les USA, deux pays qui ont tissé des liens forts avec les groupes nazis et néo-nazis de l’OUN (OUN-A et OUN-B) dont l’origine remonte à 1941 dont son héritier naturel est Svoboda ainsi que le bras armé de l’UPA (Armée nationaliste qui rejoindra les rangs nazis) dont l’héritier naturel est Pravy Sektor, le groupe néo-nazi armé par USA durant Maïdan et qui ont retourné par les armes le président élus Ianoukovitch.

    Ces liens sont plus ancien. Par exemple, Iaroslav Stets’ko a été nommé citoyen d’honneur de la ville canadienne de Winnipeg en 1966, un ancien nazi ayant participé au génocide par balle des juifs ukrainiens et des soviétiques. Il a aussi sa statut à Edmonton. En 1983, ce même personnage a été invité au Capitole et à la Maison Blanche, où George Bush et Ronald Reagan reçoivent le “dernier premier ministre d’un État ukrainien libre”, c’est-à-dire qui avait existé sous le contrôle du Troisième Reich.

    Autre point troublant le 11 juillet 1982, pendant la semaine des nations captives, le drapeau rouge et noir de l’OUN-B, introduit lors du deuxième grand congrès des nationalistes ukrainiens en 1941, a flotté au-dessus du Capitole des États-Unis.

    Rossoliński-Liebe a été invité en 2012 par le Fondation Heinrich Böll, le Service d’échange universitaire allemand, et l’ambassade d’Allemagne à Kiev, pour donner six conférences sur Bandera dans trois villes ukrainiennes. Les conférences devaient avoir lieu en février et mars 2012 à Lviv, Dnipropetrovsk et Kiev. Les organisateurs, cependant, n’ont pas été en mesure de trouver un lieu approprié à Lviv, ainsi que trois des quatre conférences à Dnipropetrovsk et Kiev ont été annulés quelques heures avant l’événement. La seule conférence a eu lieu à l’ambassade d’Allemagne à Kiev, sous la protection de la police. Devant le bâtiment, une centaine de manifestants, dont des membres de la droite radicale ont tenté de convaincre quelques centaines d’étudiants, d’érudits et d’Ukrainiens ordinaires de ne pas assister à la présentation, affirmant que Rossoliński-Liebe était « le petit-fils de Joseph Goebbels » et un « fasciste libéral de Berlin ».



  • Christophe 7 octobre 2022 16:16

    @pemile
    Je n’ai jamais vu dans les médias occidentaux que les USA avaient essuyés un très gros revers à Odessa.



  • Christophe 7 octobre 2022 16:14

    @pemile
    Elle n’a jamais vécu à Mariupol, elle a toujours été en Crimée. Elle était en déplacement personnel quand elle y est allé. Et de toute façon la ville est pas mal détruite donc aucun intérêt d’y rester. Les russes vont reconstruire sur leur sol les dégâts de la guerre.



  • Christophe 7 octobre 2022 16:07

    @pemile

    Mais ce genre d’engins rustiques ne sera pas efficace longtemps ne résistant pas au brouillage GPS.

    C’est tellement simple qu’ils ne font plus aucun dégât ^^ arrête de jouer les experts en armement, je vais rire.


  • Christophe 7 octobre 2022 16:05

    @pemile
    Il y a longtemps que ma belle-sœur est retournée en Crimée.

    La reconstruction de Mariupol aura lieu, la Russie aidera ses ressortissants !

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