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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 29 mars 2009 20:34

    @Le Péripate,

    Il me semble que vous exposez une notion de la pauvreté quelque peu extrême. Certes, en Afrique, il existe des hommes et des femmes qui vivent en deçà de un dollar par jour, mais c’est loin d’être la seule référence pour mesurer la pauvreté.

    Il est vrai qu’en France, il est impossible de vivre avec même disons un euro par jour. Mais vous pensez réellement qu’avec deux euro par jour vous pouvez subvenir à vos besoins élémentaires ? Votre mesure me semble insiffisante pour mesurer la pauvreté. D’ailleurs, gagner une certaine somme dans un pays et un autre est une référence absolue, l’utiliser pour pour exprimer la capacité à subvenir à ces besoins dans deux pays différents n’est pas très pertinent.

    Lorsque vous abordez les propos de d’extorsion de la propriété, n’est-ce exactement cela le concept de propriété tel que nous l’appliquons : ce qui appartient à tous devient la propriété d’un seul (voir par exemple le brevet Mosanto sur le riz Basmati, alors qu’il est naturel en Inde et au Pakistan, mais interdisant aux paysans leur droit de cultiver naturellement ce riz). La propriété, depuis son application est bien l’appropriation privée des biens publics, cela recouvre tout autant l’extorsion (quand cette notion est poussée à l’absurde, et des cas existent déjà) de ce qui appartient à tous, cela ne vous offusque pas ?

    Un autre exemple des plus frappants est celui des gens du voyage. Si vous lisez la philosophie de Jean de La Fleur, ardent défenseur des tziganes, Roms, ... vous remarquerez que ce que la nature produit appartient à tous. Le fait de se l’accaparer à titre privé rend les produits de la nature indisponibles pour la communauté. Qui a volé l’autre ? Cette philosophie reconnait pourtant la notion de propriété qui prend différents aspects selon la nature des produits sur laquelle elle s’applique.

    Nous pourrions aussi aborder la notion de propriété des mélanésiens mis en évidence par Malinowski, celle des sociétés de Nouvelle Guinée de Mead, ... Peut-être un sujet pour un article ? smiley



  • Christophe Christophe 29 mars 2009 15:09

    @Morice,

    Vous insistez dans l’erreur !

    Non les propos de Le Pen ne sont pas condamnables d’un point de vue juridique. Sans doute d’un point de vue moral comme vous le faites, en étendant ses propos aux présupposés que vous considérez être sa façon de percevoir la seconde guerre mondiale. Je ne le conteste pas, mais je ne jouerai pas à ce jeu là !

    Mais la démocratie et la république sont des régimes basés sur des droits et des devoirs ; Le Pen a le droit d’émettre un jugement de valeur. Ce n’est d’ailleurs pas du négationnisme puisque considérer qu’une chose est inférieure à une autre c’est reconnaître l"existence des deux éléments comparés.

    Notre auteur souligne très bien le problème dans son article, et tous ceux qui luttent contre cet extrémisme le savent aussi. Le plus gros risque pour toute société démocratique dans son combat contre la bête immonde ne consiste en rien à devenir aussi immonde que la bête. Sinon, malgré une belle impression de victoire, c’est la bête qui aura vaincu dans les faits !

    Je pense être comme l’auteur, si je ne suis pas sensible aux propos de Le Pen, si même je le combat, jamais je ne soutiendrai ceux qui veulent l’abattre avec ses armes, en devenant son reflet soit disant positif (dans ce monde là, je ne vois rien de positif) ; nous avons d’autres armes, il suffit de savoir les utiliser à bon escient.



  • Christophe Christophe 29 mars 2009 13:29
    Je reprends d’abord l’argumentation finale pour bien exposer ce qu’est la notion de responsabilité.
    Cette notion est vue selon trois acceptions :
    • Etre la cause d’un dommage : cette notion de causalité s’applique lorsque nous constatons un dommage entraînant une obligation de réparation. Cet aspect n’est abordé que si un agent a choisi des actions préalables qui ont mené à cette situation.
    • Devoir rendre des comptes : cette notion est déterminée par la notion de responsabilité explicitée dans les réglementations. elle est introduite par le principe de délégation ; par exemple, un chef d’entreprise est responsable (rendre des comptes) vis à vis des clients alors que le concepteur des produits de cette entreprise est responsable (être la cause) de dommages chez des clients.
    • User de son influence : cette notion est issue du principe de rôle. La personne se voit attribuer une capacité de remplir une mission directement (capacité de faire) ou indirectement (pouvoir d’exercer une influence).

    La notion de responsabilité influe sur celle d’obligation ; la responsabilité s’appliquant à un état. Un responsable devra, pour atteindre cet état :

    • Réaliser une action,
    • Ne pas réaliser d’action,
    • Faire en sorte que quelqu’un réalise l’action.

    Je peux vous transmettre la formalisation logique de l’ensemble de ces approches.

    Reprenons donc l’argument avancé par l’auteur sur la justification de l’acte : Nous allons nous réapproprier ce qui nous appartient ! Nous redistribuerons la marchandise aux plus démunis, et même aux damnés de la terre ! et posons l’hypothèse que cet argumentaire est la justification réelle ; il est difficile de connaître les intentions secrètes.

    Je conviens que selon la première approche, les intervenants sont responsables du fait d’être la cause d’un dommage par l’action qu’ils mènent. C’est la notion la plus connue et c’est souvent ainsi que nous jugeons communément. Ils réalisent donc une action qui est répréhensible.

    Par contre, si nous l’abordons sur le principe de l’influence, nous pouvons convenir que dans la sphère publique, tout citoyen a des capacités d’actions qui lui sont intrinsèquement liées, surtout dans une Démocratie ou une République. Dès lors que ne pas réaliser d’action tend à laisser le monde se dérouler normalement, nous sommes toujours sur le mode, selon l’argumentation de ces jeunes, des plus démunis qui restent dans une nécessité absolue, les damnés de la terre aussi. D’un point de vue moral et même politique, cela engendre une responsabilité partagée de tous les citoyens de ne pas agir pour changer cet état de fait.

    Vous êtes donc pris dans un piège insoluble si nous nous référons exclusivement à une approche formelle, tellement formelle que cela peut même se traduire en logique.
    Le seul élément qui puisse faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre est donc la prise de position informelle basée sur la morale et les valeurs. Dès lors qu’un citoyen agit en conformité avec ses propres valeurs, est-il coupable moralement ? S’il n’est pas coupable moralement, peut-il l’être par l’application d’un règlement, d’une loi ? Dans ce contexte, n’est-ce pas la loi ou le règlement qui fait fi de toute valeur morale ?
     
    Vous voyez que je me pose bien plus de questions que je n’ai de réponses, et c’est par la discussion, que nous soyons en accord ou pas dans nos idées, que nous pouvons progresser.

    Concernant l’approche constitutionnelle relative à la croyance, je ne le pense pas. L’approche de séparation des pouvoirs, la volonté constitutionnelle ne permet de régir que la vie des hommes, et les hommes sont la création de Dieu. Pour un croyant du XVIIème siècle, il était encore inconcevable de traiter l’homme au même niveau que Dieu. Cette tendance est apparue plus tard, au début du XIXème siècle avec la révolution industrielle et la mise en oeuvre du mode de production capitaliste. C’est principalement la recherche de maîtrise de l’énergie qui a changé profondemment la relation entre l’homme et la nature.


  • Christophe Christophe 29 mars 2009 11:05

    @Le Péripate,

    C’est de rhétorique que j’aurais du parler, vu comme l’art de mettre son interlocuteur en difficulté, comme affirmer que l’autre est en surface, alors que soi, bien sûr, pénètre au coeur de la matière.

    J’ai argumenté sur des bases philologiques voir même historiographiques compte tenu qu’un propos tenu dépend principalement de ce que pense l’auteur et non pas le lecteur-interpréteur.

    Mais en exposant que mon interprétation est tendancieuse, n’avez-vous pas l’impression d’avoir ouvert le bal. D’autres parts, je ne conteste pas vos dires, je tends à les enrichir en fonction de considérations qui me semblent pertinente. Qu’estce pour vous la création de Dieu pour un croyant du XVIIème Siècle ?



  • Christophe Christophe 28 mars 2009 22:28

    @Péripate,

    Pourquoi faire référence à la sophistique ? Et dans lequel des trois sens possibles ?

    Concernant les jeunes, relisez le texte, notre auteur les appelle les robin des bois  ; ils prennent pour redistribuer, selon leurs dires bien entendu.

    Mais il faut reconnaître, comme le souligne John Lloyds, qu’il existe un problème d’interprétation de la notion de propriété et qu’il faudra bien que cette notion passe au crible d’une étude approfondie plutôt que de se satisfaire d’une simple appropriation individuelle sans contrainte ni limite. Ce qui ne signifie pas qu’elle doit disparaître ; tout réside dans la mesure.

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