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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 12 mars 2009 15:40

    @Castor,

    Juste un détail qui a son importance.

    Dans la justice française, vous ne devez pas prouver votre innocence, c’est à l’accusation de prouver votre culpabilité. Si elle n’y parvient pas, vous ne pouvez, normalement, être condamné.

    Or, que Colonna ne puisse prouver son innocence n’a strictement aucun intérêt. L’accusation, même au premier procès, n’a pu prouver sa culpabilité.

    Ce n’est pas uniquement un problème consistant à savoir si Colonna est un chef de bande corse, nationnaliste ou non. Il faut simplement prouver qu’il est coupable du meurtre du préfet. Mis à part les témoignages qui se contredisent, qu’ils soient à charge ou à décharge, le seul élément probant un peu formel reste l’analyse balistique qui innocente Colonna de quelques 20cm.

    Après, on peut faire intervenir Madame Erignac pour exprimer la culpabilité de Colonna (entendue ce matin à la radio) ; elle n’était même pas témoin de la scène, donc son propos ne vaut rien juridiquement parlant. J’ai malgré tout une pensée pour elle, car il est fort possible qu’elle ne sache jamais avec certitude qui a tué son mari, que Colonna soit jugé coupable ou non ; rien n’aura permis d’atteindre un niveau de preuve suffisant. Ce sera donc un jugement qui repose sur autre chose que la justice si elle déclare la culpabilité sans preuve (même si l’innocence ne peut être prouvée).

    Si nous recoupons avec ce qui se passe avec Coupat, en effet, il y a lieu de s’inquiéter quant à la bonne santé de notre Etat de droit.



  • Christophe Christophe 12 mars 2009 15:11

    @Péripate,

    L’immense paradoxe, qui n’est qu’apparent, c’est que l’omniprésence étatique conduit à cette guerre de tous contre tous pour le partage du fromage. Un fait de civilisation, l’Etat, qui nous ramène droit à l’état de nature hobbesien.

    Je ne sais si vous avez raison ou tort ; je ne me positionnerais pas entre l’oeuf et la poule, si vous voyez ce que je veux dire.

    En fait, le billet de notre auteur ne pose pas de postulat de causalité : Est-ce l’Etat qui génère ce type de comportement ? ou est-ce le conservatisme français qui a besoin d’être rassuré par un Etat fort ?

    Ce qui reste certain est que le conservatisme est bien ancré, autant dans la population française que dans ses propres représentants politiques de tout bord ; et le vieillissement de la population, malgré un taux de reproduction plus élevé que nos voisins européens, ne fait que renforcer ce trait particulier.

    Le plus gros problème actuel est lié à la capacité d’adaptation ; c’est une marque de l’intelligence humaine. En ce domaine, nous pouvons être inquiet quant à la capacité française à s’adapter à de nouvelle conditions ; que nous soyons pour ou contre ces changements n’y change rien ; il existe nombre de solutions potentielles pour permettre à chacun de s’y retrouver, encore faut-il se creuser la tête !

    Mais il est souvent plus simple de ne pas réfléchir et de se radicaliser ; la levée de bouclier sur les zaquis de tout ordre tels que présentés par notre auteur me semble aussi abonder dans le sens d’une radicalisation des positions entre générations. Entre une frange de la population qui a du mal à se projeter dans l’avenir et ceux qui ne veulent pas que le système change, les tensions ne cessent de s’accroître ; ceci me semble dangereux dans le cadre de la cohésion sociale.



  • Christophe Christophe 11 mars 2009 18:10

    @L’auteur,

    Concernant les deux modes de fonctionnement, vous touchez juste là où cela fait mal pour ceux qui se revendiquent du libéralisme tout en défendant ce principe. Le libéralisme est constitué de deux branches, l’une économique, l’autre politique. Il s’avère que vous nous énoncez que le libéralisme économique tend à contraindre dans les faits le libéralisme politique ; vision que je partage ; alors que le libéralisme devrait être la recherche d’équilibre entre les deux branches.

    La prédation n’est-elle pas inhérente à la volonté de voir le monde sur le mode exclusif de la concurrence ? C’est une question qui me vient à l’esprit sachant que des exemples foisonnent concernant des avancées basées sur un équilibre concurrence – émulation.

    Cela fait très longtemps que l’Etat français pompe, pour des choix politiques, les ressources de la Sécurité Sociale. Rien de nouveau sous le soleil, juste que le débit et la pression de la pompe ne cesse de croître. smiley

    Concernant la biosphère, certains économistes sont préoccupés par cette problématique. Je reprendrais une partie d’un article qui pourrait vous éclairer : La principale caractéristique de la bio-économie est de s’insérer dans une perspective d’analyse globale où les phénomènes observés ne sont pas coupés de leur environnement. Contrairement à l’économie classique, dans laquelle la logique marchande entre en conflit avec les régulations de l’environnement, les ressources naturelles sont considérées comme des réalités physiques et donc obéissent à des logiques de fonctionnement ignorées par le marché. L’approche n’est plus cartésienne mais systémique, la pluridisciplinarité devient incontournable pour comprendre les relations entre les systèmes naturels et humains. Actuellement, de nombreuses réflexions sur la nature du développement des sociétés se focalisent autour d’une notion nouvelle : le concept de soutenabilité. Le développement soutenable est au cœur des travaux de la Commission des Nations unies sur le développement publiés en 1987. Il s’appuie sur les interdépendances existant entre les systèmes économiques et les systèmes écologiques au niveau global. Il tient compte des lois de la thermodynamique ainsi que des lois de nature écologique : respect de la capacité d’assimilation de la biosphère (capacité limitée), respect du renouvellement des ressources naturelles et des écosystèmes (disponibilité finie).

    La réalité des entreprises ressemble énormément aux sociétés monarchiques du XIXème Siècle, belle époque où des physiocrates (les premiers économistes) étaient aux manettes dans les ministères du roi. D’ailleurs, ces économistes prônaient le despotisme légal. Ils sont les porteurs de la notion de propriété, en déformant quelque peu la vision de Locke.

    Les consommateurs et salariés impliqués dans les décisions des conseils d’administration ? Si c’est approximativement de la cogestion à l’allemande que vous attendez, il s’avère que les actionnaires, comme les politiques d’ailleurs, n’en veulent plus, même en Allemagne.

    Cela fait maintenant plus de trente ans que des modèles économiques alternatifs existent. Le seul problème étant que ces modèles ne prônent pas le marché roi et tendent à contraindre le marché dans son environnement d’application, écologique et social. Mais il faudra plus qu’un discours, plus que des prises de position pour changer ces approches. Thomas Kuhn avait déjà levé que la science économique n’a jamais connu de révolution majeure, son modèle général de base n’a jamais été remplacé mais qui se permettra la moindre critique à l’égard de la religion actuelle, comme le soulignait Ivan Illich, dans un monde où les économistes remplacent les prêtres, il nous faut de nouveaux Galilée.



  • Christophe Christophe 28 février 2009 23:54

    @ddacoudre,

    En un mot les syndicats ils sont plus représentatif que les partis politiques et c’est à eux que l’on contestent leur ligitimité

    Seule la légimité des syndicats de salariés est contestée, pas les syndicats patronaux. Si nous appliquons les règles de l’accord signé récemment, les patrons ne devraient plus être pris en considération dans les négociations ; une chance pour eux, ces règles ne s’appliquent qu’aux syndicats de salariés.

    Je rejoins tout à fait votre point de vue sur l’engagement quasiment obligatoire pour faire bouger les lignes. Mais beaucoup préfèrent continuer à prêcher dans le désert alors que malgré leurs cris d’orfraie, la caravane passe. smiley

    @Olympe,

    Jamais personne ne s’est permis de me dire comment il fallait que je pense, malgré mes trente années d’engagements associatifs, et la vingtaine d’années passées dans le monde syndical ni d’ailleurs dans mes relations avec les politiques (de la commune à l’assemblée nationale en passant par tous les niveaux). Par contre des échanges vifs, j’en ai connu, comme des décisions prises démocratiquement qui n’abondaient pas dans le sens de mes idées. C’est sans doute ce dernier point qui reste compliqué dès lors que vous avez des responsabilités à assumer et que vous deviez défendre des idées qui ne sont pas les votres mais qui émanent d’une décision démocratique de la structure que vous représentez. Comme vous le dites, seule la démission permet de s’en échapper, mais vous perdez aussi la possibilité d’influencer les décisions futures. Le pouvoir, ce n’est pas uniquement exercer, mais aussi et surtout influencer. smiley



  • Christophe Christophe 23 février 2009 12:33

    @Sabrina,

    Si nous nous référons au stoïcien Epictete, il exprime assez bien ce qui me semble se rapprocher des conditions du bonheur : Personne n’est maître de ce qui est important pour nous ; et nous n’avons nul souci des choses dont les autres sont maîtres : quelle difficulté reste-t-il ?

    Or aujourd’hui, aucune des deux propositions de notre stoïcien ne se vérifient pour la grande majorité de nos contemporains.

    Sans doute le bonheur se concentre-t-il sur le précepte socratique du être soi-même, mais en aucun cas avoir pour soi-même. Cette assertion n’est acceptable que si les besoins de subsistance sont assurées, bien entendu. Là où vous touchez juste est donc la limite de ce que chacun convient à introduire dans ses besoins de subsistance.

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