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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 30 novembre 2008 23:40

    @Bergame,

    revoyez vos chronologies, il y a quelques problèmes. Ce n’est pas L-S qui a influencé Durkheim, mais plutôt l’inverse -par l’intermédiaire de M. Mauss.

    Je ne pense pas avoir explicité que Durkheim avait été influencé LS, Durkheim me semble plus proche de l’école britannique qu’américaine ; c’était le sens de ma parenthèse, mais sans doute cela était-il peu explicite.

    Saussure est le fondateur de la linguistique, pas de la sémiotique. Et comme le dit Zen, c’est plutôt plus précisément à la phonologie de Jakobson et Troubetzkoï que L-S emprunte.
     
    En effet, j’ai fait un abus de langage, considérant que Saussure a proposé les bases de la sémiologie qui aboutira à la sémiotique de Peirce.

    L’analyse sémantique n’a strictement rien à voir avec le structuralisme, on pourrait presque dire que c’est son envers, comme le fond s’oppose (conceptuellement) à la forme.

    Il n’y a pas opposition me semble-t-il, mais continuité. La pensée (fond) se bâtit et se restitue par le biais des symboliques culturelles (forme), ce qui me semble correspondre à un facteur de liaison bidirectionelle indissociable entre le fond et la forme.



  • Christophe Christophe 30 novembre 2008 20:41

    @Easy,

    Un mot n’est pas à considérer isolément comme pourrait l’être l’atome mais plutôt dans un contexte donné. Or s’il est très pertinent de parler de la "structure" de l’atome (pris isolément donc) , il ne fallait pas utiliser "structure" pour parler de l’essence toujours contextuelle ou relative ou relationnelle ou intersubjective du mot. (surtout que l’étude de sa st’ructure interne n’offre que peu d’intérêt)

    Là où je trouve à redire c’est simplement sur le fait qu’il s’est retrouvé finalement le seul ou quasi seul anthropologue du Monde.

    A la vue de ce que vous exprimez, je ne pense pas que Claude Lévi-Strauss se soit trouvé isolé dans le monde. En France, sans doute, mais il me semble que l’anthropologie culturelle américaine a eu une influence prépondérante sur Claude Lévi-Strauss ; comme il y a un lien avec l’anthropologie sociale britannique.

    Les prémices du structuralisme ont été introduit par Ferdinand de Saussure en sémiotique ; nous retrouvons cette influence chez Charles Sanders Peirce en ce domaine.

    Concernant l’approche structuraliste, si il est isolé sur le sol français à cette époque (début du XXéme siècle), nous ne pouvons nier les influences de Franz Boas en anthropologie ni la défense qui corrélait l’approche de Lévi-Strauss en philosophie par le logicien Willard Van Orman Quine : Si le mythe des objets physiques est supérieur à la plupart des autres, d’un point de vue épistémologique, c’est qu’il s’est avéré être un instrument plus efficace que les autres mythes, pour insérer une structure maniable dans le flux de l’expérience. (De Vienne à Cambridge, Gallimard, 1980).

    Il fût tout autant soutenu dans l’approche par les linguistes anthropologues tels que Benjamin Lee Worf reprenant des idées introduites par Edward Sapir (élève de Boas). Côté britannique, en anthropologie sociale, le structuralisme a été intégré au fonctionnalisme (défendu en France par Durkheim) par Edward Evan Evans-Pritchard.

    Claude Lévi-Strauss est loin d’être le seul défenseur du structuralisme dans le monde. Aujourd’hui, même en France, nous ne pouvons écarter la réflexion de Claude Lévi-Strauss qui apporte des éléments essentiels à intégrer dans nos études des comportements humains.

    L’anthropologie a mis en évidence les relations entre les structures usuelles de communication (symbolique dont la langue est un élément) et les croyances d’une culture. Il ne faut pas dissocier les outils d’expression et les schémas mentaux permettant tant d’appréhender le monde qui nous entoure ou d’exprimer notre perception du monde (pour cela lire la pensée sauvage de Claude Lévi-Strauss qui est déterminant dans la relation entre symbolique et pensée).

    Les travaux de Claude Lévi-Strauss sont toujours présents dans ceux menés en sciences cognitives, surtout dans les analyses sémantiques qui reposent sur des schémas mentaux, appelés structures, circonscris dans des contextes précis.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2008 11:46

    @Marc Bruxman,

    Et pour l’espionnage industriel le salarié espion reste de très loin la méthode la plus employée et la plus redoutable.

    Il n’est pas du tout certain qu’un espion salarié soit la méthode la plus utilisée ; il y a plus d’affaires de ce type rendues publiques, oui, mais cela ne signifie pas que ce type d’attaque est le plus courant.

    Quant à la plus redoutable, cela nécessite vérification tout autant.

    Quand je travaillais à l’ONERA, dans le Département de Traitement de l’Information et de la Modélisation, dans le secteur Sécurité, nous avions rapatrié l’ensemble des données industrielles d’une grosse entreprise Toulousaine en environ 24 heures ; cette entreprise nous avait demandée de faire un test d’attaque (elle travaille pour la défense). Nous avons d’ailleurs dû les prévenir car ... ils n’avaient rien remarqué. Je ne pense pas un seul instant qu’un employé puisse, en 24 heures, sortir toutes les informations d’une entreprise.



  • Christophe Christophe 29 novembre 2008 11:30

    @Marc Bruxman,

    Pour la RAM c’est de la branlette. Des chercheurs ont effectivement montrés que si l’on abaisse énormément la température de la pièce, coupe le courant brutalement démonte le PC en speed et refous la RAM sur un slot conçu pour on parviennt à la lire car elle n’est pas complétement déchargée électriquement. Mais bon, on va dire que cette attaque est en pratique très difficile à mener.

    Pourquoi parlez-vous d’abaissement de température, coupure de courant, ... ?

    Vous dites bien dans votre article qu’il peut être nécessaire de faire usage de la ou les puisances de calculs de un ou différents serveurs.

    Qu’en est-il des accès concurrent à un même serveur ? N’y aura-t-il qu’un et un seul utilisateur en capacité de réaliser ses calculs sur le ou les serveurs ? Je n’en verrais pas l’intérêt.

    Profiter, en "simultané" de la puissance de calcul d’un serveur signifie plusieurs processus en fonctionnement donc chargés en mémoire. Il suffit d’avoir un des processus qui permette d’aller lire le contenu de la mémoire (c’est assez facile à programmer) pour récupérer tout le contenu. Il est aussi simple d’aller lire le contenu des ports d’entrée/sortie et de tout composant matériel.

    Même si il existe un minimum de sécurité informatique, les lacunes de sécurité techniques sont couvertes par des contrôles administratifs ; aucun système actuel ne repose que sur une sécurité technique ; du moins pour ceux qui veulent se protéger. Je vous renvoie au livre au livre orange (américain) et au TCSEC (européen). Les contrôles administratifs permettent d’éviter qu’un agent malveillant accède aux faille du matériel (le coût d’un matériel sécurisé étant très élevé, le matériel n’est pas sécurisé). Beaucoup d’informaticiens font cette erreur, ils connaissent le principe de couches successives applicables à l’informatique (Système opératoire, SGBD, Applications) mais omettent souvent que la première couche est matériel (remarquez, beaucoup d’informaticiens ne savent pas comment fonctionne matériellement un ordinateur). C’est pourtant le point le plus faible d’un système, voire M. Gasser dans building a secure computer system : computer acces control and system design, Van Nostrand Reinhold, 1988. D’autres, parmi les chercheurs, posent l’hypothèse que le matériel est une "boite noire", cela simplifie énormément les approches sécuritaires des systèmes informatiques ; mais leurs conclusions ne signifie pas que le système est sûr, il n’est sûr que si la boîte noire l’est et ce n’est que très rarement le cas.



  • Christophe Christophe 28 novembre 2008 20:56

    @Marc Bruxman,

    Concernant la sécurité il s’agit la comme je l’ai dit plus haut du plus gros problème. Et il y a de vrais réticences sur ce point, parfois justifiées, parfois non. Mais au dela de l’aspect technique vous confiez déja votre trésorerie à une ou plusieurs banques et rien que votre relevé bancaire serait très intéréssant pour vos concurrents. Et aucun des fournisseurs de "cloud" n’aura intérêt à ce qu’un scandale de confidentialité n’éclate car cela ruinerait leur business model. (Sans compter les dommages et intérêts colossaux). Pour ce qui est de la cryptographie, on sait faire des codes qui sont très difficiles à cracker par le commun des mortels. L’essentiel est que le coût de cassage du code soit supérieur à la valeur des informations chiffrées.

    Votre exemple est peu pertinent au regard des informations stratégiques d’une société. Par ailleurs, votre relevé bancaire ne peut être distribué que par votre banquier ou vous mêmes ; alors que sur une connection internet, il n’existe aucune protection fiable permettant de sécuriser l’information, du moins pour des spécialistes qui pourraient avoir envie de mener des actions malveillantes.

    Par ailleurs, la sécurité est d’autant plus complexe à résoudre quand vous avez différents serveurs accessibles par x postes. Vous devez assurer la sécurité de chaque poste, de chaque serveur et ensuite de l’ensemble. Tous spécialiste de la sécurité sait que même si chaque élément d’un réseau est considéré comme sûr, cela ne signifie pas que le réseau l’est.

    Quant à la cryptographie, ce n’est pas d’un grand secours en matière de sécurité ; du moins, si vous n’avez pas des changements fréquent de l’algorythme de cryptage. Par exemple, pour les conversations militaires sensibles, le cryptage est renouvelé toutes les deux heures.

    Question sécurité, il faut se remémorer les causes des problématiques posées : l’isolement assure la sécurité, le partage des données introduit la suspicion, le partage des programmes introduit le risque de chevaux de Troie.

    Le plus gros problème posé sera lié aux modes de fonctionnement des serveurs ; y aura-t-il chargement des données en mémoire pour transfert vers un bus en charge de la sortie. Comme la mémoire n’est pas sécurisée, et le port d’entrée/sortie non plus, le réseau internet non plus, ce ne sont pas des risques, c’est une passoire. Sauf à poser comme contrainte que le matériel utilisé pour les serveurs est un matériel sécurisé (mémoire partitionnée et sécurisée, ...)

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