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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

Tableau de bord

  • Premier article le 22/02/2007
  • Modérateur depuis le 26/07/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 26 novembre 2008 20:39

    @Jesuisunhommelibre,

    Où est le rapport ?

    Qu’en est-il de vos héros ? En dehors de leurs beaux discours, qu’ont-ils fait à titre personnel (le seul qui compte en définitive).

    Peut-être vais-je vous décevoir, je n’ai pas de héro, je ne crois pas aux hommes providentiels.

    Je ne me réfère qu’aux connaissances que nous pouvons acquérir par les écrits dans différentes sciences et les travaux de réflexions que nous pouvons réaliser sur ces bases.

    Je suis assez méfiant envers les propos des auteurs ; seule la source, l’origine du raisonnement qu’ils tiennent m’intéresse, en respect des propos de Marat : Abusé par les mots, les hommes n’ont pas horreur des choses les plus infâmes, décorées de beaux noms ; et ils ont horreur des choses les plus louables, décriées par des noms odieux. Aussi l’artifice ordinaire des cabinets est il d’égarer les peuples en pervertissant le sens des mots ; et souvent des hommes de lettres avilis ont l’infamie de se charger de ce coupable emploi.

    Que ce soit Ferry ou d’autres devraient entrer dans le cadre de cette phrase de Marat ; mais tout autant les physiocrates que ceux qui ont été sensibles à leur approche comme Condorcet, Sieyes, Mirabeau, ... et Bastiat qui les prenait pour référence. Par ailleurs, même Tocqueville (qui était un libéral je crois smiley ) s’opposera à Bastiat dans ses références aux physiocrates, il les considérait comme non libéraux au plan politique.

    Votre propos en réponse au mien met simplement en évidence votre manque évident d’arguments. J’attends de votre part autre chose que des suppositions vous permettant d’attaquer votre interlocuteur sur des sujets fallacieux ; ce n’est pas une marque d’intelligence, et je vous crois un peu plus intelligent que votre intervention ne laisse paraître.



  • Christophe Christophe 25 novembre 2008 23:37

    @Jesuisunhommelibre,

    Vous savez qui sont Quesnay, Turgot, ... auquels l’auteur de votre lien fait référence ?

    Dois-je me fendre d’un article sur les physiocrates et leur engeance pour remettre en mémoire le liberalisme de ces auteurs ; en y ajoutant Le Mercier De La Rivière, la doctrine du parti colonial, ... ?

    Saviez-vous que ces références étaient en effet libérales au sens économique ... dont leurs tendance appliquées avant la révolution française ont abouti à des émeutes connues sous le nom de guerre du blé (ou guerre des farines) en 1768-1775 ? Que ce soit en angleterre ou en France, les guerres du blé étaient déjà une critique libérale populaire contre le libéralisme économique, sous l’égide de "l’économie morale" (voire The moral economy of the english crowd in the eighteeenth century de Thompson, et la guerre du blé au XVIIIème siècle de Gauthier, Thompson, Bertrand, Bouton, Hunt et Ikni).

    Saviez-vous que d’un point de vue politique, ces libéraux prônaient le despotisme légal, mais despotisme quand même, pour mettre en exergue la valeur qui leur tenait à coeur et dont ils furent les initiateurs : la propriété ?

    Mais peut-être faut-il rappeler que si les physiocrates furent considérés, au début du XXème Siècle comme des libéraux, puis des marxistes, aujourd’hui, nombre d’historiens sont d’accord pour les classer du côté des totalitaristes.

    De belles références, en effet, surtout en insistant lourdement que c’est bien sur ces fondements là que des Bastiat, Salin, ... s’appuient aujourd’hui en occultant totalement l’aspect totalitariste des précurseurs de ce nouvel ordre.



  • Christophe Christophe 25 novembre 2008 00:01

    @Le Chat,

    Dans quelle campagne vivez-vous ?

    Même à Toulouse, j’ai un bulletin UNSA !

    Comme vous, par contre, j’ai voté par correspondance. Vue l’une de mes spécialités en sécurité informatique, je ne crois pas un seul instant à la sécurité informatique et encore moins via le net !



  • Christophe Christophe 23 novembre 2008 14:51

    @Sisyphe,

    Je le répète pour la xième fois, il s’agit bien d’un concept idéologique, de bien sinistre mémoire, qui sous-entend bel et bien une hiérarchisation.
    Les différents commentaires sur ce site le prouvent abondamment.


    C’est vous qui l’interprétez de la sorte. Permettez-moi de ne pas partager votre point de vue.

    Vous le concédez vous-même, en reconnaissant qu’on ne peut même pas parler de caractéristiques semblables, dans un groupe d’individus.

    Vous semblez ne pas distinguer un concept abstrait d’un concept concret. Ce concept existe en tant qu’abstraction ; les sciences formelles en ont démontrées les limites concrètes.

    Aussi, comme l’article dit qu’il faut appeler un chat un chat, j’appelle un raciste un raciste, et le propos de Zemmour une confortation de ce type de raisonnement.

    Pour ma part, je considère que vous faite un raccourci trop simpliste.

    Parlons de types, effectivement : la notion de races, inappropriée scientifiquement, connote trop d’ambiguité (pour être gentil), pour être innocente.
    Vous ne pouvez pas l’ignorer.

    Je ne l’ignore pas, je l’ai même exprimé dans une intervention précédente. Ce type de terme doit être utilisé avec la plus grande précaution, ce que n’a pas fait Zemmour. Mais Zemmour est un polémiste et sa démarche me semble intentionnelle pour lancer une polémique et elle marche.

    Etymologiquement, le terme race a plusieurs sens. Dans le cas des juifs que vous levez, si nous nous référons au sens littéraire, à savoir dans le sens d’avoir un lien de descendance commune, ce sont les juifs eux-mêmes qui revendiquent appartenir à une lignée commune. C’est le sens que lui donne par exemple Balzac : Aujourd’hui cette race, égale aux Rohan sans avoir daigné se faire princière (...) cette famille, pure de tout alliage, possède (...) sa maison de Guérande et son petit castel du Guaisnic. ou celui de Mauriac : La première pensée du biographe, qui veut avancer dans la connaissance d’un homme, est de chercher d’abord du côté de ses ascendants. L’individu le plus singulier n’est que le moment d’une race. Il faudrait pouvoir remonter le cours de ce fleuve (...) pour capter le secret de toutes les contradictions, de tous les remous d’un seul être. Vous retrouverez l’usage de ce terme ayant ce même sens chez Proust, Renan, Hugo, Camus, ... Tous des racistes ?

    Par contre, cela ne rejoint pas le sens anthropologique. Mais le sens anthropologique n’est pas vu pour mener aux approximations de l’ouvrage de Gobineau : Essai sur l’inégalité des races humaines. Le racisme est bien fondé sur le principe de comparaison de races d’un même niveau et d’en définir une hiérarchie de valeur (il existe des hiérarchies d’appartenance (groupe, sous-groupe, ...) qui n’ont rien de racistes). Pour un anthropologue, la notion de race et d’éthnie sont au même niveau ; ce ne sont que les critères de regroupement qui diffèrent. Vous pouvez l’appeler type, cela ne change rien au fond, au principe de dissociation par des caractéristiques observables par nos sens.

    Cependant, je suis comme Cosmic Dancer, je n’aime pas l’emploi de ce terme polysémique, surtout dans un espace public. Zemmour l’utilise sciemment pour lancer une polémique, c’est à mon sens l’intention première. Mais cela ne fait pas de lui un raciste !

    Que vous vous référiez à des sciences biologiques pour nier l’existence concrète (domaine de la réalité) de races, je suis d’accord avec vous. Que vous refusiez la référence littéraire et anthropologique du terme qui définissent le terme race dans un domaine abstrait (domaine de la pensée) basé sur l’observation met en évidence une part de non prise en compte des réalités dans leur ensemble, et là nous ne sommes pas d’accord.



  • Christophe Christophe 22 novembre 2008 18:57
    @Cosmic Danser,

    ces interventions précises, Christophe, qui replacent la question dans l’ensemble de ses dimensions : définition, emploi et usage.

    Vous avez cité vous-mêmes Camus. Il est un auteur qui a beaucoup insisté sur l’incommunicabilité entre deux intervenants. Que dire de cette même incommunicabilité dans un espace public où un locuteur s’adresse à un nombre important de spectateurs. Entre le message que veut faire passer un locuteur et toutes les interprétations possibles d’une multitude, il y a des risques d’incompréhension et de déformation. Si un terme comme race n’est pas défini avec exactitude, chacun l’interprétera comme il l’entend.

    Il est intéressant de constater à quel point cette question - pourtant caduque concernant ladite intervention de Zemmour - soulève une fois de plus d’étranges passions, cela dit compréhensibles dans l’imaginaire collectif. Mais impardonnables au plan moral, que l’on apprécie Zemmour ou pas.

    Vous l’avez dit vous-mêmes ; c’est un procès en sorcellerie. Et pourtant je n’apprécie pas Zemmour pour ses postures polémiques qui sont souvent sans cohérence, mais j’apprécie encore moins les procès d’intention.

    @Sisyphe,

    Je ne comprends pas votre propos.
    Vous parlez "d’une terminologie permettant d’avoir une représentation mentale qui n’existe pas dans le monde réel" ; donc, rien à voir avec le discours de Zemmour, qui désigne, lui, une représentation qui existe bien dans le monde réel ; à savoir la couleur de la peau ; (noire ou blanche), et qui, au contraire de permettre "d’englober des singularités par des points communs", dénonce, au contraire, la différence, et n’englobe aucun point commun.
    Distinguer la race blanche de la race noire revient exactement au contraire de ce que vous décrivez, et relève, donc, bel et bien, du racisme.

    Je l’ai exprimé plus haut. Je le répète : Pour le terme race, il est utilisé dans un but unique, en anthropologie, pour distinguer des traits exclusivement physiques constatés. L’apport de la génétique n’a fait que confirmer aux anthropologues une certaine forme de simplification qu’ils utilisent pour convenir d’un code linguistique permettant de nommer des groupes ayant, en apparence, les mêmes caractéristiques physiques. Mis à part les anthropologues évolutionnistes, ils ne font pas de hiérarchisation.

    Les différences existent en apparence, le niez-vous ? Par contre, d’un point de vue scientifique, ces différences n’existent pas ; du moins les seules différences que nous puissions faire avec le plus d’exactitude seraient une catégorisation par individu et non par groupe d’individus. Ce n’est pas simple d’étudier des groupes en fonction de chaque individu.

    Comme le terme ethnie existe pour mettre entre exergue des différences d’ordre culturel et linguistique mais pas du tout des différences physiques perceptibles.

    Le discours de Zemmour s’accorde à admettre qu’il existe un métissage racial et un métissage ethnique. Est-ce si discutable que cela ? Je ne le crois pas. Certaines personnes ayant des caractéristiques physiques apparentes différentes se mélangent et fournissent une descendance métissée distinguable par des traits physiques comme il existe un métissage culturel qui lui est moins visible à nos sens.

    Par contre, je trouve le procédé d’Acrimed fort discutable. Pourquoi faire en sorte que le film se coupe après la question de Vincent Cespedes : Peut-être que ça vous rassure, Éric : ça vous rassure d’appartenir à la race blanche ?. Or c’est justement la réponse à cette question qui devrait permettre de juger si l’approche de Zemmour est raciste ou non. J’ai tenté d’accéder à la bande intégrale sur le site d’Arte, mais elle ne semble plus disponible (si quelqu’un a un lien, merci de le signaler). Après, l’association peut écrire ce qu’elle veut sur son site, si la bande n’est pas disponible dans son intégralité, ce sont des paroles en l’air qui n’engage qu’elle.

    Quant aux propos de COLRE, ils sont en effet pertinents mais reposent, à mon sens, sur l’incommunicabilité. Ce que vous interprétez des propos de Zemmour n’est peut-être pas en correspondance avec ce qu’il voulait exprimer.
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