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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 22 novembre 2008 15:08

    @Sisyphe,

    Franchement, j’ai du mal a vous suivre.

    Je répète (et je n’y reviendrai plus) que la désignation de l’altérité par les signes visibles, a toujours été le fait du discours dominant, pour entretenir la division, désigner le bouc émissaire, et masquer ainsi l’exploitation des uns et des autres.

    Ceci est totalement faux. J’ai suffisamment étudié les sciences anthropologiques pour savoir que l’usage d’une termilogie permettant d’avoir une représentation mentale qui n’existe pas dans le monde réel, mais permet de pouvoir englober des singularités par des points communs, n’est en rien une démarche raciste.

    D’autre part, votre accusation portée sur l’appartenance politique est irrecevable. Je n’apprécie pas particulièrement Zemmour, mais il faut savoir rester objectif. Aucun de ses propos ne laisse sous-entendre un racisme latent.

    Par contre, l’intervention de CLRE est sans doute plus pertinente dans le sens où le terme populaire race est polysémique et peut être interprété en fonction de nos propres schémas de pensée (surtout extrait du contexte du discours). Ce qui permet sans doute à certains racistes comme anti-racistes d’y voire une apologie du racisme ; c’est toute la difficulté de la sémantique scientifique qui cadre assez bien les termes, mais quand ces termes sont utilisés dans un sens plus populaire, ils peuvent prendre des sens que l’auteur ne maîtrise pas intégralement.



  • Christophe Christophe 22 novembre 2008 14:23

    Selon les juifs eux-mêmes, ils ont une ascendance commune.

    Cela ne fait pas d’eux une race au sens anthropologique, je ne vois pas de traits physiques communs, ni d’ailleurs une ethnie sauf à poser l’hypothèse irréaliste de l’inexistance des diasporas dans l’histoire ; la seule ethnie possible devrait s’appuyer exclusivement sur une approche purement religieuse, et encore, il existe nombre de courants diverses dans le religion juive ayant chacun des spécificités. Anthropologiquement, une ethnie juive ne me semble pas du tout pertinente.

    Mais il est nécessaire de savoir si Sartres utilise le terme race au sens anthropologique, dans ce cas son propos est erroné, mais je doute que ce soit le sens qu’il lui donne, Sartres n’était pas anthropologue. Si il l’utilise au sens littéraire (ce qui me paraît plus pertinent), dans le sens d’un ensemble de personnes appartenant à une même lignée, cela abonde dans le sens du postulat d’ascendance commune que les juifs eux-mêmes revendiquent. Difficile donc de savoir ce que tente de signifier Sartres sans remettre le mot et la phrase dans son contexte, sauf à se satisfaire d’approximations en guise de jugement.



  • Christophe Christophe 22 novembre 2008 02:06

    @Yannick Harrel,

    Pour le terme ethnie, il me semble surtout qu’il est utilisé à tort dans nombre de reportages journalistiques.

    Pour le terme race, il est utilisé dans un but unique, en anthropologie, pour distinguer des traits exclusivement physiques constatés. L’apport de la génétique n’a fait que confirmer aux anthropologues une certaine forme de simplification qu’ils utilisent pour convenir d’un code linguistique permettant de nommer des groupes ayant, en apparence, les mêmes caractéristiques physiques. Mis à part les anthropologues évolutionnistes, ils ne font pas de hiérarchisation.

    Mais en anthropologie sociale et culturelle, le terme ethnie ne s’appuie pas du tout sur le même type de représentation. Une ethnie permet de regrouper, toujours par souci de simplification, selon des traits culturels et linguistiques mais pas du tout selon des traits physiques.

    Mais les anthropologues savent très bien que ces termes ne sont utilisés que pour permettre une approche simplifiée de sujets complexes et ils ne les utilisent pas sans circonspection.

    Par contre, hors de ce contexte d’étude des différences existantes et de leur histoire, je ne suis pas certain que ces termes soient utilisés à bon escient, ni avec la prudence nécessaire, ni en exposant l’approche simplificatrice qui en découle. Ces termes ne sont qu’une approximation du réel ; il ne doivent donc pas être abordés en les affublant d’une valeur de vérité, mais plutôt de plausibilité au regard de l’étude menée. Le débat sur l’existence ou non de races ou d’ethnie n’a strictement aucun sens ; ces concepts existent dans l’étude anthropologique pour permettre une représentation mentale nécessaire à l’étude, mais dans la réalité, ils n’existent pas.

    Pour illustrer ce propos, il faut savoir que les anthropologues peuvent convenir d’une ethnie pour l’étude d’un sujet précis puis la décomposer en plusieurs ethnies pour approfondir l’étude. Ce sont des groupes déterminés a priori mais qui restent fluctuant en fonction du sujet étudié.

    L’ambiguité populaire vient plutôt d’une tendance à une généralisation de traits culturels et linguisitiques qui frise souvent l’amalgame puisque les médias sont censés diffuser des faits mais font usage d’une terminologie extraite de son contexte qui n’a donc plus de sens au regard de la réalité.



  • Christophe Christophe 21 novembre 2008 12:47

    @L’auteur,

    Le terme race a nombre de significations selon le contexte dans lequel ce terme est employé.

    Au niveau de la classification animal, le terme race est utilisé pour différentier le race humaine, la race bovine, ...

    Ce terme, appliqué à l’humain, a pris un sens péjoratif après la seconde guerre mondial car il représente, dans l’esprit collectif, le sens de classification ordonnée entre les différentes caractéristiques phisiologiques, sociales, ... de l’humain ; c’était d’ailleurs le principe même de l’anthropologie évolutionniste, principe qui sévissait depuis la fin du XVIIème jusqu’au début du XIXème Siècle. Cet ordonnancement a conduit a considéré que la nature humaine diverse pouvait être approchée par une suprématie de différences au regard d’autres.

    L’usage du mot race, dans le sens du discours permet de distinguer des caractéristiques particulières héréditaires au sens d’espèce. Cela ne signifie pas, malgré un sens populaire péjoratif qui l’associe à une hiérarchisation des races, que le porteur d’un tel terme est un raciste. Seuls ceux, qu’ils utilisent ce terme ou pas, mais reconnaissent une hiérarchisation des caractéristiques spécifiques à chaque groupe d’humain, que ces caractéristiques soient d’ordre phisiologique, culturel, ... tendent vers une forme de racisme.

    Le racisme, faut-il le rappeler, est un ensemble de théories et de croyances qui établissent une hiérarchie entre les races, les ethnies. Par analogie, le racisme est une attitude d’hostilité et de rejet envers une catégorie de population en partant du principe que la catégorie à laquelle appartient un raciste est supérieure aux autres.



  • Christophe Christophe 21 novembre 2008 09:09

    @Léon,

    La question que je me pose est un peu plus complexe.

    La sexualité prémariage de l’un comme de l’autre des époux entre-t-elle en considération pour établir une acceptation dans la formation d’un couple ? La sexualité comprend donc aussi bien la virginité que d’autres cas, il y a eu annulation par exemple, sur le fait qu’une femme avaient mentie sur son passé de ... protituée. Personne n’a contesté, pourquoi ? Parce que refuser la prostitution est moral ? La sexualité n’est-elle pas un élément important de la vie de couple ?

    Vous appuyer votre position sur le manque de symétrie. Cela signifie-t-il donc que vous combattrez les annulation pour impuissance, l’impuissance ne s’appliquant qu’à l’homme, donc asymétrique ?

    Quant aux raisons d’annulation pour raisons puisant leurs sources dans des religions, ils sont légions. Même si je reconnais que ce n’est pas la raison que vous mettez en avant, mais ce fût la raison du tollé généréral médiatico-politique ; mais ces allumeurs de mèches étaient aveugles pour des annulations dont la source religieuse était d’origine judéochrétienne.

    Pour ce qui concerne les usages et moeurs des personnes de confession musulmane, il y a des comportements que je juge non adaptés ; mais ils ne sont pas les seuls, les usages et moeurs de certains groupes ne sont pas mieux. Mais votre vision s’oppose à la mienne sur un point que nous pourrions résumer par : vous souhaitez restreindre ces comportements par la loi, même en restreignant la liberté de tous ; alors que je considère que c’est un problème de culture et donc d’éducation et de sensibilation aux principes de la République. J’écarte là les problèmes posés par ceux qui se mettent hors la loi car dans ce cas, la loi s’applique et cela est, pour ma part, incontestable.

    Pour revenir à notre cas, que le mari ait une vision que je juge personnellement archaïque du mariage par la demande de virginité ne change rien ni à la démarche qu’il a fait, puisque le mensonge fût délibéré avant le mariage dans le but exclusif de se marier en sacahnt pertinemment que sans ce mensonge le mariage n’aurait pas eu lieu, ni au fait que cela repose sur une conception archaïque du mariage qui repose sur des convictions profondes qui ne sont pas discutables à titre privé ; même si elle doivent être combattues au niveau de la société pour que cette façon de pensée évolue.

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