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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 10 novembre 2008 19:36

    @Fabrice Trochet,

    Kraczynski distingue en fait deux types de technologies : la technologie à petite échelle, mise en œuvre par des communautés restreintes, sans aide extérieure, et la technologie qui implique l’existence de structures sociales organisées sur une grande échelle.

    Sa critique se porte sur la technologie qui est érigée en système à tendance sociale. Nous retrouvons cette même critique chez nombre de philosophes. Tous ne sont pas aussi radicaux, même Ellul exposait : J’ai montré sans cesse la technique comme étant autonome, je n’ai jamais dit qu’elle ne pouvait pas être maîtrisée. Jacques Ellul n’est pas un anti-technologie, mais il est critique envers notre façon de l’aborder dans les sociétés modernes : Ce n’est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique.

    Cette approche est aussi celle d’Habermas considérant que l’autonomie des sphères de rationalité issues de la modernité, celles de la science moderne, du droit positif, des éthiques profanes et de l’art devenu autonome, ne réclame ni fondation ni justification. Mais elle pose des problèmes de médiation que les grâces bénies de la science et de la technique ne permettent certainement pas de résoudre à elles seules.

    Nous pouvons aussi tenir compte, me semble-t-il, de l’approche de la modernité de Arendt. La modernité est aussi à l’origine de l’usure de la tradition et de la crise de la culture ; tout ce qui permettait le lien social. Or la modernité ne propose aucune solution sociale.

    Nous pourrions tout autant lever les aberrations de notre société technicienne, comme cette belle unanimité autour de la société de communication  : La communication devient la Voix unique, qui seule peut unifier un univers ayant perdu en route tout autre référent. Communiquons. Communiquons par les instruments qui ont, précisément, affaibli la communication. Voilà le paradoxe où nous sommes jetés (Habermas) et : On ne parlait pas de communication dans l’Athènes démocratique, car la communication était au principe même de la société (Sfez).

    Notez que les auteurs cités ne sont pas favorables à la destruction de la science et de la technique, et Arendt ne demande pas un retour en arrière pour autant. Ils lèvent les problèmes et tentent de trouver des réponses aux problèmes posés, mais des réponses soumises aux contraintes démocratiques.



  • Christophe Christophe 10 novembre 2008 14:31

    @L’auteur,

    Article intéressant qui dépasse une vision à courte vue des actes de Kaczynski qui, même si ils restent condamnables dans une société de droit qui protège ses propres intérêts, ont des motivations qui reposent principalement sur des critiques pour le moins constructives et argumentées du système que nous avons instauré. Mais ces critiques restent, il faut l’admettre, sans effet ; sans doute ce qui pousse certains vers l’extrême.

    Quand vous abordez la civilisation désanchantée, cet assertion me rappelle quelque peu les premières critiques de Max Weber. Dans la suite de Weber, nous retrouvons nombre de philosophes contemporains qui critiquent l’autonomie des sphères de la science et de la technique, au-delà de ceux que votre lien cite, nous retrouvons aussi Karl-Oto Apel, Jurgen Habermas, ... sans doute de façon moins radical, mais la critique est là.

    Quant à la démocratie, dès lors que l’espace public est sclérosé, il reste évident que la démocratie n’est plus que l’ombre d’elle même. Le modèle libéral de la sphère public non seulement tend vers la répression de l’opinion public plébéienne mais ne permet pas l’expression politique dans les démocraties de masse. C’est, du moins, une idée que je partage avec Habermas qu’il a exposé dans son ouvrage l’espace public. L’environnement politique des sociétés modernes ressemble fort, à mon avis, au principe de République exposé par Aristote il y a de cela quelques millénaires.

    Votre propos me donne envie de lire cet ouvrage. Au-delà des faits et gestes de Kaczynski, connaître les positions intelligibles qui l’ont poussé à ces actes réprehensibles restent, à mon sens, d’un intérêt certain. Cela ne laisse pas supposer, bien entendu, que cela fera des lecteurs des poseurs de bombes, mais leur permettra de porter une réflexion sur les problématiques exposées.



  • Christophe Christophe 6 novembre 2008 12:55

    @L’auteur,

    Je pense en effet que les anciens syndiqués doivent se retourner dans leur tombe ; voyant le nombre de moutons de panurge que sont devenus les salariés dans leur ensemble.

    Comme l’indique Sampiero, il est courant de constater que par une expérience vécu, la plupart des salariés en font un cas général qui leur permet de justifier un non engagement qui pourrait leur coûter leur évolution de carrière ; individualisme oblige, les syndicats ne sont bons , pour beaucoup, que pour les sortir d’un problème auquel ils sont confrontés.

    Pourtant il faut peut-être rappeler que les syndicats sont fait par des femmes et des hommes et non le contraire.

    Comme Appoline parle d’enfoncement de portes ouvertes, je lui conseille d’aller lire un livre blanc transmis par une organisation syndicale aux élus. J’aimerai que notre intervenant mette en exergue toutes les portes ouvertes qui y sont enfoncées.

    Cher auteur, vous avez raison d’exprimer que le syndicalisme ne se comporte plus comme autrefois. Mais encore faut-il rappeler que le taux de syndicalisation était élevé en France à l’époque des gens auquel vous faites référence, ce qui a conduit à l’acceptation du paritarisme, incompatible avec les fondements propres de toute organisation syndicale, la défense des intérêts de ses adhérents.

    Aujourd’hui, en effet, croyant sans doute que toute chose acquise est pérenne, nous constatons un délitement total du monde syndical par une carence certaine de syndiqués. Là où ils restent forts, ils sont même dénigrés par des salariés qui conteste le fait qu’ils puissent défendre leurs intétêts de syndiqués, de gens engagés, sans défendre les intérêts de ceux qui ne s’engagent en rien. Une critique très confortable si il en est.

    Nous pourrions relever aussi les propos du Péripate qui parle de choses qu’il ne connait pas, sauf à préciser que ce qu’il avance ne s’applique qu’au paritarisme et aux négociations avec les intances publiques, mais nullement dans les entreprises ; à savoir que n’importe qui peut monter une structure syndicale et, par ses actions syndicales, se faire reconnaître comme représentatif (droit du travail).

    Il existe un autre système dérogatoire à la défense exclusive des salariés non syndiqués, ce sont les petites structures où souvent des syndiqués de plus grosses structures interviennent afin de régler des conflits.

    Comme je le disais, la critique est facile. Mais dites-moi, qui d’entre vous a participé si ce n’est qu’une fois à une négociation sociale où les intérêts entre la direction de l’entreprise et ceux de ses salariés étaient divergents ?

    Nous avons affaire avec de belles images de syndicats corrompus, le tous pourris. Il existe des cas où je conçois qu’il faut agir pour erradiquer ce type de comportement, mais ce n’est pas de l’extérieur que nous y parviendrons. Alors que les courageux qui daignent critiquer se mettent enfin à l’ouvrage pour changer les choses ; sauf si bien entendu, la critique n’est pas très constructive et a pour unique but la recherche de destruction ! Je vous conseille, en effet, dans ce contexte, d’aller à Sud ! smiley



  • Christophe Christophe 5 novembre 2008 12:15

    @L’auteur,

    Pour illustrer votre propos sur les paradis fiscaux dans l’Europe, avant l’entrée de la Suisse dans l’espace Shengen, ce rapport de l’assemblée nationale en fait un bilan principalement dans le but de lutter contre la délinquance financière et le blanchiment de capitaux.



  • Christophe Christophe 4 novembre 2008 12:51

    @Franc,

    Je ne vais pas passer mon temps à discuter sur tous les pointsque vous tentez de mettre en avant, mais essayons sur cette intervention où vous attaquez Habermas ; puisqu’une discussion de ce niveau ne peut se résumer à quelques petites phrases, je tenterais de vous renvoyer sur des auteurs.

    par cette même philosophie relativiste moderne on pourrait aussi condamner tout homme juste qui se lèverait pour dénoncer les injustices dans une société corrompue,la même, cette Bête Sociale comme l’appelle Simone Weil ou le Gros Animal de Platon,la Bête hideuse pleine de blasphèmes,qui a condamné à mort par consensus Jésus et Socrate
    avec cette position relativiste,les gros capitalistes spéculateurs et pollueurs ,tueurs et génocideurs,les mafiosi,les nazis , les truands et les gangsters ,les salauds de toutes sortes,peuvent dormir tranquille et même avoir de beaux rêves et de doux avenirs enchantés

    Le relativisme s’appuie tout autant des préceptes socratique, votre propos est assez délirant ; considérant que le rejet d’un pseudo universalisme chrétien comme celui des Lumières ne pourrait être discuté.

    Non,ce n’est pas le nombre,la multitude,ni la force qui peut déterminer ce qui est vrai ou juste,bien ou mal,mais la raison,et la raison seule,la raison universelle ,absolue et transcendante --------------"dans le domaine des actes humains ,c’est la raison qui détermine le bien et le mal" (St-Thomas d’Aquin,Somme Théologique) et
    "la législation humaine ne revêt le caractère de loi qu’autant qu’elle se conforme à la juste raison d’où il appert qu’elle tient sa vigueur de la loi éternelle.Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison,on la déclare injuste,elle ne vérifie pas la notion de loi ,elle est plutôt une forme de la violence" (encyclique Pacem in Terris,Jean XXIII)


    La raison est une support sur laquelle s’appuie en permanence Habermas ; vous ne l’avez jamais lu !?!?

    En terme d’absolutisme, vos remarques me semblent bien marquées par le sceau de la religiosité (Saint-Thomas, Jean XXIII). La rationalité à laquelle vous vous référez ailleurs (dans une autre intervention) n’a absolument rien de naturel chez l’homme, et l’homme n’est pas un être rationnel. 5voyez les travaux de Pierce, Weber, Otto-Apel, Habermas, ...)

    ce n’est pas un individu seul ,ni un groupe quelconque quel soit son nombre,qui puisse décider de ce qu’une opinion est vraie ou fausse et une action bonne ou mauvaise ---------------et je dirais même plus ,quand bien même tous les hommes à l’unanimité par consensus,décrète qu’une opinion est vraie que cette opinion est réellement et nécessairement vraie.Je suppose que dans les âges les plus reculées de la préhistoire où tous les hommes sont plongés dans les ténèbres du sous-développement profond de la conscience,tous les hommes pensaient que la terre est plate ,cela n’en fait pas une vérité pour autant

    Aucun rapport avec la choucroute !!! smiley

    Nous parlons d’universaux de la pensée, pas de faits vérifiables ; vous voyez la différence ? Entre un concept abstrait comme la liberté, quel rapport avec un concept concret comme la terre est ronde (qui entre nous soit dit est une structure conceptuelle mais pas un concept en soi) ?

    du coup Habemas cité par Christoffe a dit une bêtise endisant qu’on peut déterminer le centre de gravité de la vérité après un dialogue sans faire référence à l’autorité de la raison.

    Encore une fois, penser qu’un concept abstrait, qui n’est que pure forme de l’esprit, possède une valeur de vérité est une belle ineptie. Faire une association entre universalité et vérité comme vous le faites met un évidence une carence de raisonnement formel permettant de glisser d’un concept à un autre. Et vos références aux philosophies religieuses ne m’inspirent aucune confiance quand à leur objectivité en dehors de toute sphère religieuse.

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