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Christophe

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Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 4 novembre 2008 08:58

    @Yohan,

    Non, cela ne repose pas uniquement sur un nombre de salarié en activité, mais sur une masse salariale ; ce qui n’est pas la même chose. Votre raisonnement se fait à niveau de salaire constant voire baissié ; or dans une économie de marché, les salaires sont tout aussi fluctuant au regard de l’offre et de la demande.



  • Christophe Christophe 3 novembre 2008 14:46

    @JPC45,

    Je reviens après avoir revu la législation relative au code du travail et celle du code de la Sécurité Sociale pour ce qui concerne les 60 et 65 ans ; c’est loin d’être aussi simple finalement que de dire que la retraite est régie par un âge légal égal à 60 ou 65 ans. Certaines législations font référence à 60 ans, d’autres à 65 ans ; il me faut trouver les ligislations qui permettent de passer de l’un à l’autre. Ce qui me semble se dessiner est que l’âge légal de départ (sur demande du salarié) est de 60 ans conditionné à sa capacité d’avoir la possibilité d’accéder à une retraite à taux plein (60 ans étant un minimum), mais qu’un employeur devait (ce n’est plus le cas maintenant depuis la dernière loi votée à laquelle notre auteur fait référence) mettre à la retraite un salarié agé de 65 ans même si il n’avait pas suffisamment cotisé, cela lui donnait quand même droit à une retraite à taux plein (ce qui était un maximum). Je m’orienterai donc plus vers un âge légal minimum fixé à 60 ans et un âge maximum de 65 (passant peut-être à 70 ans depuis peu ; à voire comment cela sera présenté législativement dans les décrets d’application).

    Par contre, pour cela : de l’autre, le but du fond de réserve n’est pas de stabiliser le régime par répartition mais de passer le cap des générations du baby boom, nous sommes d’accord que le FRR doit permettre de passer le cap des générations du baby boom, mais le passage de ce cap ne peut se faire que dans une approche de retraite par répartition ; tout simplement parce que le FRR est instauré par la Sécurité Sociale dont l’objectif consiste à gérer la solidarité nationale, qui dans le contexte des retraites, est une solidarité intergénérationnelle. Leur but est donc de permettre au système par répartition de passer le cap démographique conjoncturel ; c’est ce que je voulais signifier par le terme stabiliser.



  • Christophe Christophe 3 novembre 2008 12:26

    @L’auteur,

    Article intéressant qui lève bien des questions sur les intentions, au-delà des mesures introduites récemment.

    Travailler après l’âge légal de la retraite (65 ans) existe depuis plusieurs années ; j’ai déjà traité ce type de cas dans mon entreprise (il existe des cas particuliers pour lesquels cette possibilité est appréciable). Le plus gros problème de cette législation repose sur le revenu du salarié qui fournit un avantage conséquent à l’employeur ; le cumul retraite + salaire ne devant pas excéder le dernier salaire percu par le salarié concerné. Autant dire que l’avantage de conserver un salarié à son poste de travail est de ne régler que le complément de salaire à ses prestation retraites.

    Ce principe de ne plus avoir l’obligation de mettre à la retraite un salarié agé de 65 printemps va obliger les salariés qui ne souhaitent pas travailler au-delà de demander leur départ ; il y a, là aussi, une économie substancielle de l’employeur puisque les indemnités de départ volontaire à la retraite (demande du salarié) sont moins élevées que les indemnités de mise à la retraite (demande de l’employeur), au moins dans certaines branches professionnelles.

    Nous pourrions plutôt retenir les positions gouvernementales sur le FRR et l’AGFF afin de mieux mettre en évidence la stratégie long terme sur les retraites.

    Un rapport de la commission des affaires sociales du Sénat sur le FRR explicite clairement, dans un chapitre nommé des réponses trahissant l’attitude du gouvernement à l’égard du fond, la volonté de ne pas alimenter cette structure : Au total [des remarques faites sur le retard gouvernemental dans l’abondement de ce fond], la crédibilité d’un fonds de réserve repose sur le respect quasi mécanique d’un plan de marche. Si la philosophie d’un tel fonds se limite à " mettre de côté quand on peut " alors il est sûr que d’autres priorités, d’autres urgences, d’autres besoins apparaîtront année après année et seront autant de bonnes raisons pour les gouvernements successifs de se soustraire à leurs obligations de garantir le long terme. Le manque de financement, par le gouvernement, du FRR tend à laisser penser que nos gouvernants ne souhaitent pas stabiliser un système par répartition ; c’est le but de ce fond.

    Quant à l’AGFF, il est reconduit depuis cette année, actuellement, jusqu’à avril 2009. Autant dire qu’il tend à disparaître pour ne plus permettre les départs anticipés avant 65 ans. La perte des des prestations AGIRC et ARCCO s’élevant à environ 20% du complément retraite de la catégorie B pour un départ avant 65 ans.

    Tous ces mécanismes, faut-il le souligner, ont été mis en place pour tenir compte de phénomènes historiques. Si dans notre histoire, nombre de salariés se sont lancés dans la vie active à 14 ans, puis à 16 ans, ces mécanismes leurs permettaient de partir à la retraite avec respectivement (en prenant comme base un départ à 60 ans) 46 ans et 44 ans de cotisation ; soit bien plus que les 40 annuités nécessaires à l’accès à une retraite à taux plein.

    Le problème majeur des retraites en ce qui concerne le traitement équitable entre les salariés me semble être l’âge légal de départ. Que nous fixions une durée légale devrait être suffisant, mais encore une fois, nos gouvernants ne cessent de s’accrocher à ce paramètre qu’est l’âge légal. Dès lors que nous posons un âge fixé à 65 ans pour une durée de 40 annuités, cela consiste à admettre que tous les salariés se lancent dans la vie professionnelle à ... 25 ans. Or l’expérience nous montre que ce n’est pas le cas de tous.

    Le gouvernement a avant tout l’intention de faire en sorte que plus personne ne puisse partir avant 65 ans ; rien de plus facile en contraignant le facteur économique (suppression de l’AGFF). Pour ce qui concerne les 70 ans citées dans l’amendement, nous savons déjà que nos gouvernants veulent passer l’âge légal de départ à la retraite de 65 à 67 ou 68 ans ; en aucun cas ils ne souhaitent voire disparaître ce paramètre qui est inégalitaire pour l’ensemble des salariés.



  • Christophe Christophe 2 novembre 2008 16:44

    @Cosmic,

    Je revendique le droit de critiquer le voile, tout autant que j’accorde aux femmes qui le portent le droit de le porter.

    Nous sommes en accord total sur ce point. Je critique le port du voile dans la société française parce qu’il ne correspond pas au sens de l’évolution de notre société, au moins dans le sens de ce que peuvent percevoir nos contemporains.

    Mais dans le même temps, je ne souhaite pas imposer ma propre perception. C’est toujours par la discussion que nous parvenons, ou non, à faire infléchir les comportements en ce domaine, ou du moins donner des armes permettant d’en mesurer les aspects positifs et négatifs. Tant je considère que c’est en fournissant aux femmes (mais aussi aux hommes) les arguments de leur liberté qu’elles parviendront à faire des choix en conscience qui leur permettront de s’épanouir, que le fait d’imposer ses idées est tout aussi contraignant que certaines influences que certaines femmes subissent. La liberté ne pouvant s’accommoder ni d’un conformisme communautaire, ni d’un conformisme social.



  • Christophe Christophe 2 novembre 2008 15:48

    @Aml,

    Inutile d’alimenter les propos de Frédéric Lyon.

    Pour lui, l’important ne consiste pas à défendre la liberté de la femme, mais l’impression de liberté.

    Si vous lisez bien le propos de Frédéric Lyon, vous y trouverez le fait de sauver les apparences, à défaut de ne savoir comment lutter contre les causes réelles de cette discrimination (à savoir si il en a réellement la volonté, ce dont je doute). C’est une vision très caricurale de certains occidentaux dont Frédéric Lyon est un représentant des plus significatif. Puisque nous ne voulons pas de discrimination, faisons en sorte qu’elle ne soit pas apparente, visible , et ainsi, les consciences de ces crétins leur permettront de dire que compte tenu qu’il n’existe aucun signe apparent, il n’existe donc pas de discrimination.

    Pour ces gens là, la symbolique est essentiel, même si elle ne représente pas la réalité. Ils vivent dans un monde virtuel leur permettant d’avoir une bonne conscience à peu de frais !

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