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Christophe

Christophe

Passionné de sciences, je possède de bonnes bases dans des sciences dures (mathématiques, mécanique, électronique et informatique). Suite à des travaux menés dans les sciences cognitives, j’ai mis ma formation au service des sciences humaines.

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  • Premier article le 22/02/2007
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Derniers commentaires



  • Christophe Christophe 18 novembre 2008 15:56

    @Léon,

    D’autres juristes, encore plus patentés, vous ont déjà répondu, JC Moreau : ceux de la cour d’appel de Douai. Et d’autres juristes encore plus patentés pourraient peut-être donner leur opinion à leur tour : ceux de la cour de cassation.

    Vous n’êtes pas sans savoir que cette affaire, totalement anodine de prime abord, fût montée en épingle par les tenants d’un conformisme bien en vogue actuellement ; je ne les ai pas entendu pour toutes les annulations pour mensonge sur le fait de ne pas avoir divorcé précédemment (cas le plus courant d’annulation), comme si cela était une valeur essentielle de la personne au regard de la décision de Douai s’entend.

    On peut évidemment en rester au strict problème juridique. Ce serait faire preuve de la plus grande hypocrisie et refuser de se prononcer sur les questions relatives au statut de la femme dans notre société et dans d’autres.

    Il me semble souhaitable que la justice se conforme à des décisions d’ordre strictement juridique, à moins que vous souhaitiez le retour des tribunaux populaires ?

    Il n’est pas dans la fonction du droit d’être contradictoire avec l’idée de justice que se fait la société dans laquelle il s’applique. C’est, entre autres, l’intérêt de laisser à la jurisprudence le soin de préciser un certain nombre de points de droit.

    En effet, la jurisprudence est essentielle en droit. Mais quand la justice s’immice, même au nom du droit, dans une raison reconnue essentielle dans la sphère privée de deux personnes pour contrecarrer une décision de justice prise au préalable, surtout suite à la pression médiatique et politique, il y a plus de soucis à ce faire pour l’indépendance de la justice garante d’un système démocratique.

    Si je comprends bien votre propos, et celui de l’auteur d’ailleurs, il est donc interdit moralement à toute femme de ne pas adhérer aux thèses du féminisme ou de la liberté de la femme ou de l’idée majoritairement admise de la condition de la femme.

    Si nous devions nous révolter contre cette loi par manque de limites, ce n’est pas contre la justice qu’il faut se tourner, mais contre nos parlementaires qui n’ont pas donné à la justice les outils suffisamment formels pour éviter ce type de décision. Dès lors, la justice applique les lois que la pression médiatique et politique peut défaire à son gré. Drôle de conception de la démocratie me semble-t-il.



  • Christophe Christophe 18 novembre 2008 12:27

    @Philippe Renève,

    Je reste d’accord avec vous sur le fond, bien que je sois plus modéré concernant la science.

    La science peut aussi devenir une croyance au même titre que toute approche spirituelle déiste. Si l’expression formelle des sciences est nécessaire, il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas suffisante. Dans les sciences, il faut aussi admettre la réfutation par les faits aussi bien que la réfutation théorique par l’expression formelle.

    Il me semble simplement que certaines approches scientifiques, comme la théorie des cordes, font usage d’une expression formelle sans ne pouvoir être ni vérifiées, ni réfutées par les faits. Ne sommes-nous pas dans le domaine de la croyance scientifique ?

    L’expression formelle utilisant les outils mathématiques posent le problème de la création de fonctions mathématiques propres à un sujet donné ; nous créons nos outils formels avec une intention sous-jacente, nous orientons notre propre représentation formelle du monde. Comme toute expérience de simulation (puisque la réalité ne permet pas à l’homme de pouvoir expérimenter par sa propre perception) n’est en aucun cas une preuve de véracité dans le monde réel ; les outils intermédiaires conçus pour se substituer à notre incapacité humaine étant construit sur le même modèle mathématique.

    Je ne suis pas pour autant favorable à la croyance déiste pour expliquer les phénomènes du monde non expliqués par la science ; c’est le point d’achopement sur lequel les croyances de toute obédience s’appuient pour faire valoir leur point de vue (il suffit de se référer au créationnisme pour voir sur quels points ils s’appuient pour faire avancer leurs vues). Cette démarche me semble renforcée, sans doute parce que je rejoins Max Weber sur le déchantement du monde, par le désenchantement du rationalisme.

    A mon sens, les points levés par l’auteur font surtout référence à des positions propres à une doctrine sans insister sur l’ensemble de la doctrine (principalement le fond) qui leur permet de défendre les points mis en avant. C’est ce qui se passe aussi dans d’autres domaines (par exemple, la reprise aujourd’hui des concepts de liberté et propriété introduites au XVIIIème siècle par les physiocrates reposant sur une vision déiste du monde). Si le raisonnement occulte le fond de la pensée qui mène aux conclusions, la problématique qui se pose est : Pouvons-nous défendre les points avancés sans tenir compte de l’ensemble de la doctrine ?

    Il reste cependant important que dans un espace public, dont l’existence est primordiale pour une démocratie, chaque position soit défendue par les tenants d’idées diverses et variées, selon leurs croyances, formelles ou non. Comme le soulignait Pierce, l’homme n’est pas un être rationnel, il peut aussi être irrationnel. Par nature l’homme reste un être irrationnel, la prédominance des comportements irrationnels d’aujourd’hui me semble être inhérente à l’échec de l’émancipation.



  • Christophe Christophe 17 novembre 2008 17:38

    @hihoha,

    Votre propos n’est qu’une généralisation d’un cas particulier, l’avortement sélectif.

    En effet, il peut y avoir quelques soupçons dans certaines nations où les données sociologiques de natalité par sexe sont totalement anormales, c’est le cas par exemple en Géorgie où le nombre de naissances de garçons est anormalement élevé au regard du nombre de filles associé à un taux d’avortement élevé lui aussi.

    Ce n’est absolument pas l’avortement qui est en cause, mais comment nous le pratiquons. Le problème se situe plutôt au niveau de la culture sociologique et non sur le moyen employé.

    Par exemple, si nous prenons l’exemple de l’Inde, où la naissance d’une fille est perçue comme une véritable catastrophe pour nombre de familles pauvres (à cause du système de dot toujours en vigueur), comme les pauvres ne peuvent accéder à l’avortement, c’est statistiquement le taux de mortalité infantile féminin qui est élevé au regard du taux s’appliquant aux enfants mâles.

    Ce qui revient à dire que votre propos est strictement sans aucun fondement car ne reposant pas sur la raison même d’une sélection, mais bien sur un moyen qui est ou non disponible matériellement.



  • Christophe Christophe 15 novembre 2008 18:22

    @Maharadh,

    Absolument honteux et scandaleux, oui il à payé sa dette à la Sté mais pas aux victimes par ricochets les parents et les proches de Nadine

    Dans une société civilisée, un condamné ne paie de dette qu’envers la société. Payer sa dette envers les victimes, même indirectes, était ce qui se pratiquait dans les sociétés archaïques. Votre pensée serait-elle à ce point archaïque, obscurantiste ? Faut-il livrer Cantat pied et poings liés à la famille Trintignant ; souhaitez-vous une lapidation, la torture ou autres agréments ?

    Pour votre information, sa mise en liberté conditionnelle est soumise à la restriction de ne pas aborder, même dans son métier, l’acte pour lequel il a été jugé coupable et condamné.

    Quant au reste de votre propos, s’il faut admettre qu’il y a parfois des récidives, les mises en liberté conditionnelles, les remises de peines, ... tous ces mécanismes donnent des résultats probant pour plus de 95% des cas ; évitez les amalgames douteux ; Cantat n’est pas un tueur en série ! smiley

    Si la justice est criticable, ce n’est pas principalement sur ces points là, même s’ils sont portés par les biens pensants du moment. D’ailleurs ce n’est pas que la justice mais tout le système qui est vérolé : procès verbaux falsifiés par exemple et expérience.



  • Christophe Christophe 12 novembre 2008 20:25

    @L’auteur,

    Comparaison n’est pas toujours raison.

    Entre une Russie qui part de loin, de son régime totalitaire de l’ex URSS, il est indéniable qu’il y a des progrès qui tendent vers la démocratie.

    Mais la démocratie ne consiste pas à avoir des régimes qui nous sont obligatoirement favorable.

    Mais alors que dire des régime de l’ouest qui souffrent eux aussi de certaines lacunes que vous levez mais qui eux partent de mieux, de régimes démocratiques ?

    Certes nous ne pouvons faire les éloges d’un régime musclé, bien qu’il semble correpondre aux aspirations du peuple russe ; mais nous sommes vraiment très mal placés pour donner des leçons de démocraties à la Russie. Eux progressent vers ce régime alors que nous nous régressons depuis ce régime. smiley

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