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trois choses :
voici 2 articles liés sur le sujet :
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2272
http://www.memorial-chemindesdames.fr/pages/dossier_details.asp?dossier_id=3
(…)Noir destin sur le Chemin des Dames [1]Au matin du 16 avril 1917, plus de 15 000 tirailleurs sénégalais s’élancent à l’assaut des crêtes du Chemin des Dames. Paralysés par le froid, ils sont fauchés par les mitrailleuses allemandes qui devaient être détruites au cours des bombardements qui ont précédé l’offensive. Dans la seule journée du 16 avril, plus de 1 400 « Sénégalais » meurent dans les combats pour la conquête du Mont des Singes, pour la prise des fermes de Moisy et d’Hurtebise ou sur les pentes d’Ailles… au total, plus de 6 000 tirailleurs sont tombés sur le Chemin des Dames.
1917 est l’année de l’engagement massif des tirailleurs sénégalais. Les pertes énormes depuis 1914 ont rendu indispensable le recours aux hommes des colonies d’Afrique-Occidentale Française (AOF). Plus de 50 000 ont été recrutés en 1915-1916, parfois sans ménagements, et au prix de milliers de morts et de centaines de villages incendiés, en particulier dans l’actuel Burkina Faso, provoquant ce que l’historien Marc Michel a appelé « la plus grande révolte coloniale de l’Afrique noire française ».
Le général Nivelle, qui a remplacé Joffre en décembre 1916 pour mener l’offensive qu’il présente comme décisive, accepte, dans une note signée de sa main, l’idée de « ne pas ménager le sang noir pour conserver un peu de blanc »... D’ailleurs Nivelle a confié la 6e Armée, celle qui doit entrer dans Laon au soir du 16 avril, au général Mangin. Celui-ci espère trouver au Chemin des Dames l’occasion de faire triompher définitivement ses idées sur la « Force noire », du titre du livre qu’il a publié en 1910. Mangin a donc placé « ses » Sénégalais aux deux ailes de son armée et les fait attaquer à la fois autour de Vauxaillon-Laffaux et autour de Paissy-Hurtebise.
20 bataillons, soit environ 15 000 hommes, sont rassemblés en première ligne. Ils ont passé les mois d’hiver dans les camps du Midi. Mais c’est un vrai temps d’hiver qu’ils trouvent en arrivant sur le front de l’Aisne ! Au moins 1 100 d’entre eux ont dû être évacués avant le 16 avril, victimes des intempéries, pour pneumonies ou engelures.
Lors des deux premiers jours de l’offensive, le 16 et le 17 avril, les bataillons de tirailleurs sénégalais perdent souvent les trois quarts de leurs effectifs. Les officiers et sous-officiers blancs ne sont pas épargnés. Ce qu’il reste des unités doit être relevé dès le 18 avril. Le général Mangin a gagné au Chemin des Dames la réputation de « boucher » et de « broyeur de Noirs » qui amène Nivelle à lui retirer, le 29 avril, le commandement de la VIe Armée.
Ceux qu’on appelait les « tirailleurs sénégalais » pendant la guerre de 14-18 étaient en fait originaires de toute l’ancienne Afrique Occidentale Française, c’est-à-dire des Etats actuels suivants : Sénégal, Côte d’Ivoire, Bénin, Guinée, Mali, Burkina-Faso, Niger et Mauritanie. La plupart de ces territoires n’étaient soumis à l’autorité coloniale française que depuis moins de 30 ans. La conquête du Dahomey (actuel Bénin) ne remontait par exemple qu’à 1892-1893.
A quelques rares exceptions, ces hommes venus d’Afrique pour défendre la République ne jouissaient pas des droits civiques et ils comprenaient à peine le français.(…)
Participant dès juillet 1940 aux campagnes de la Libération, une fois encore célébrés par la propagande de la France Libre et de la France Combattante à qui ils apportent ses premières victoires militaires et sa légitimité politique, les soldats africains sont soudainement retirés du front à l’automne 1944. Rapatriés en Afrique, ils ne trouvent pas la concrétisation des espoirs d ‘évolution qu’avait soulevés la conférence de Brazzaville en janvier 1944. Et ilsgarderont longtemps le souvenir de la mutinerie brutalement réprimée du camp de Tiaroye en décembre 1944. Cependant, ils s’engagent en grand nombre pour les guerres d’Indochine et d’Algérie, poussés comme beaucoup de leurs anciens par le goût de l’aventure, et l’attrait du métier. Rapidement rejetés de la mémoire collective française au lendemain des indépendances africaines de 1960, les tirailleurs font la Une à l’occasion de quelques commémorations officielles ou lors des débats sur l’immigration. Au « droit du sol » réclamé par les mouvements xénophobes, les jeunes générations africaines opposent le droit du sang versé par leurs aïeux…(...)"
encore une chose,
quand on tape "valeurs de la résistance" dans un moteur de recherche on tombe sur des pages telles que celles-ci :
jacques-vico.fr/valeurs%20de%20la%20r%E9sistance.htm
Ce travail de Mémoire est une nécessité. Nous le disions au début de ce texte. La Résistance a été un phénomène européen. Cette réaction spontanée des Hommes et des Femmes qui refusaient de vivre soumis aux nazis en Europe ont été unis par le même idéal. Le partage et la rencontre de ces Résistantes et de ces Résistants en Europe ont été le creuset de la construction européenne, c’est-à-dire une contribution à la défense de la Paix et au développement de la Démocratie. ’
De même ce travail de Mémoire doit se comprendre " comme une volonté de s’engager au service des valeurs de l’humanisme ".
Le Pasteur Aimé BONIFAS, Membre de la Résistance Française, Déporté au camp de concentration de Mauthausen, a résumé parfaitement les enjeux de ce travail de Mémoire : " La mémoire n’est pas une incantation au passé. Elle porte le passé au présent pour une tâche d’avenir. Elle est une réflexion à vivre, une responsabilité à assumer, une volonté de s’engager au service des valeurs de l’humanisme : démocratie, justice, paix, promotion des droits de l’homme, contre toutes les déviances mortifères du racisme, de la xénophobie et des idéologies de la haine.
Quelle que soit la complexité du présent, la mémoire nous incite à croire que l’avenir est possible. Car le mal peut être vaincu. Elle doit être assurée par la relève des générations. Nous avons raconté ce que nous avons vécu, afin que nos enfants et nos petits-enfants sachent ce qu’ils doivent faire. Ce qu’ils ont à assumer, certes dans un contexte différent, mais où toujours s’impose la vigilance. Car nous voyons trop encore, en certaines régions sujettes à l’horreur de la purification ethnique, par exemple, comme F" oubli absolu " semble triompher de la mémoire.
Nous croyons au " réenchantement du monde ".
Oublier les enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le combat de nos frères, mais hypothéquer l’avenir". (...) "
www.anciencombattant.com/article.cfm
lire également :
« Je pense, de toutes mes forces, que la justice et la vérité comptent plus que n’importe quel intérêt politique. » Germaine Tillion
(...)
« Germaine Tillion, c’est un regard. Celui de l’ethnographe qu’elle fut, mais pas seulement. Toute sa vie, elle a regardé les hommes vivre, ´´amicalement et gentiment´´, dit-elle : les paysans pauvres des Aurès, dans les années 1930, où la mène son premier travail de terrain ; les mêmes, en 1954, clochardisés, laissés-pour-compte de l’économie européenne ; les femmes, d’abord celles qu’elle forme dans les centres sociaux d’Alger, et plus tard, celles qu’elle rencontre en Mauritanie, au Niger, en Haute-Volta, en Libye, au Moyen-Orient, en Inde, lors de ses missions scientifiques ; les sans-papiers à Paris en 1996, les Maghrébins de France, les jeunes de banlieue, les harkis, les pieds-noirs...Est-ce son expérience du Mal, ou la fréquentation de ses maîtres en ethnologie - Marcel Mauss, Louis Massignon ? Elle semble porter en elle toute l’histoire du monde, tissant ensemble avec une évidence confondante les temps immémoriaux et l’urgence du présent. »(6).
En définitive, Germaine Tillion fait partie de cette armée de l’ombre, celle des Justes qui ont fait, en leur âme et conscience, leur devoir. Elle ira rejoindre André Madouze, Pierre Vidal-Naquet, voire Aimé Césaire qui, à leur façon, ont porté haut et fort les valeurs de dignité humaine et qui, au quotidien, ont prouvé par leur engagement, certaines fois au péril de leur vie, que la justice était un combat sans compromis ni compromission. Assurément, cette Algérie qui peine à écrire son histoire devrait montrer que celles et ceux qui se sont battus pour elle, appartiennent à la famille des Justes et méritent toute notre reconnaissance."
www.gaullisme.biz/article-18936328-6.html
www.temoignagechretien.fr/journal/article.php
www.humanite.fr/2000-11-07_International_Torture-Guerre-d-Algerie-L-une-des-signataires-de-l-appel
www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/fiche.php
www.aeri-resistance.com/html/valeurs_0.php
www.fndirp.asso.fr/laurence%20thibault.htm
et la liste comporte plusieurs milliers de références allant dans le même sens
vous raisonnez comme ces "petits blancs" des états du sud des états-unis accrochés à ce qu’ils croient être des privilèges. ce qui est normal, car génétiquement, l’endogamie entraine une dégénérescence et favorise l’apparition d’anomalies chromosomiques.
comme un certain jean-marie, vous faites du courage de ces hommes, un "détail" de l’histoire des 2 guerres mondiales. c’est vrait que plus d’un million d’hommes mobilisés, c’est une pécadille !
vous êtes pathétique dans votre combat d’arrière-garde, car vous êtes un fossile vivant, qui a du mal à trouver sa place dans l’évolution de la société. la valeur d’un homme n’a rien à voir avec son origine, mais à ses actes.
www.herodote.net/histoire/synthese.php
" La Grande Guerre (1914-1918)
Sur 4 millions de soldats mobilisés (dont 1,4 million tués ou disparus), la mobilisation des troupes coloniales aura concerné :
– 175.000 Algériens (dont 35.000 tués ou disparus),
– 40.000 Marocains (dont 12.000 tués ou disparus),
– 80.000 Tunisiens (dont 21.000 tués ou disparus),
– 180.000 Africains noirs (dont 25.000 tués ou disparus),
– 41.000 Malgaches (dont 2.500 tués ou disparus),
– 49.000 Indochinois (dont 1.600 tués ou disparus),
– Total : 565.000 (dont 97.100 tués ou disparus) ( *).
(...)
Les troupes coloniales tiennent normalement leur place dans les combats de 1940 qui voient l’invasion de la France par les Allemands. Plus nombreuses que lors de la précédente guerre, elles comptent près de 500.000 hommes, Européens compris. Les tirailleurs sénégalais couvrent la retraite. Non seulement ils endurent de lourdes pertes mais ils doivent s’attendre à être fusillés en cas de capture par les Allemands, ces derniers les considérant comme des « sous-hommes ».(...)
A la fin 1945, les différents corps d’armée français et les résistants de l’intérieur sont rassemblés dans une 1ère Armée française sous le commandement du général Jean de Lattre de Tassigny. Sur un total de 550.000 hommes, on compte alors 134.000 Algériens, 73.000 Marocains, 26.000 Tunisiens et 92.000 ressortissants d’Afrique noire."
LES TIRAILLEURS SÉNÉGALAIS DANS LA CAMPAGNE
DE France 10 mai - 25 juin 1940
voir aussi :
(...)" Seconde Guerre mondiale (1939-1945)
À la déclaration de guerre en septembre 1939, le capitaine N’Tchoréré demande à partir avec un bataillon de volontaires gabonais. Affecté au camp de Sauge, près de Bordeaux, il est envoyé sur le front de la Somme où il prend le commandement de la 7e compagnie du 53e RICMS.
Le 7 juin 1940 - Le capitaine N’Tchoréré est éxécuté par l’armée allemande.
Le capitaine N’Tchoréré et sa compagnie sont retranchés dans le village d’Airaines, près d’Amiens. Débordés par les assauts allemands, ils sont faits prisonniers au terme de rudes combats. Pour avoir revendiqué le droit d’être traité en officier français, il est abattu à bout portant d’un coup de pistolet.
DISTINCTIONS
je n’aime pas la presse poeple,
mais vos réactions montrent que c’est l’hôpital qui se fout de la charité : quand j’étais ado, nous avions "salut les copains" et son pendant féminin "mlle âge tendre" ( journaux-anciens.chapitre.com/MADEMOISELLE-AGE-TENDRE.html ) qui relatait les faits et gestes de nos "idoles" de l’époque.
johnny, claude françois, antoine, mike brand et tant d’autres... ont déclenché de véritables mouvements hystériques de la part de leur fans.
cette jeune fille ne déroge pas à la règle qui veut qu’à 18 ans, on a encore un coeur de midinette et l’esprit fleur bleue...
vous avez l’air d’avoir oublié vos tendres années et tout ce qui les caractérisait : la fraicheur, l’enthousiasme, l’envie de faire partager ses passions, la possibilité d’être léger et futile...
c’est pourquoi, je trouve un peu sévère de tomber à bras racourcis sur une débutante qui n’a que le tort d’avoir des coups de coeurs qu’on peu se permettre d’avoir à son âge...
honnêtement, auriez-vous eu la même réaction, si elle avait fait le compte rendu enthousiaste d’un concert de juliette, paul persone, miki green ou de brigitte fontaine ?
@ l’âne pseudo-royal,
" Et les antiracistes (je ne parle par des immigrants qui sont intéressés au plus haut chef par cette question et ne sont antiracistes que parce que ça les arrange, des antiracistes racistes puisqu’ils sont eux-mêmes racistes le plus souvent, le fameux sens unique) les antiracistes sont le jouet de ces lobbies. "
ouf ! une chatte n’y retrouverait pas ses petits !!!
quelle apologie de l’utilité du neurone unique qui fait fonction de ventilateur, pour éviter la surchauffe cérebrale en brassant du vent... à moins que cela soit du feu, tellement le résultat est fumeux !
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