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claude

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adhérente féminine à la communauté humaine depuis plus d’un demi-siècle.
j’essaye de me rendre utile auprès des autres en étant engagée dans l’associatif . j’aime l’histoire, les sciences de la vie, la politique dans le sens de « la conduite des affaires de la cité »... et l’humour noir...
 

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Derniers commentaires



  • claude claude 3 juillet 2007 19:32

    @ frédéric lyon,

    vous connaissez bien mal l’histoire de france. de tous temps les français ont eu des poussées de xénophobie, parfois meurtrières. la connerie n’a pas d’âge...

    les polonais, les belges, les espagnols, les italiens, et plus près de nous les maghrébins en ont fait les frais.

    voici quelques liens de sites qui reprennent les principaux massacres perpétrés par les français, contre « ceux qui venaient manger leur pain et prendre leur travail, et qui n’étaient que de la racaille !!! ». les mots n’ont pas changé en 150 ans ! smiley

    bonne lecture,

    - > http://www.reynier.com/Anthro/Interethnique/PDF/Espagnol.PDF ; «  »«  » (...) Hostilité des autochtones

    Il y a une importante xénophobie à leur égard. L’Espagnol est l’étranger par excellence. Il vient de loin, c’est celui que l’on connaît le moins. D’autre part, au début du siècle, l’Espagne avait quelques visées sur le Maroc or la question marocaine a enflammé l’opinion française en 1905 et 1912 avec les agissements allemands à Tanger et Agadir

    L’immigration espagnole jusqu’au début de la seconde guerre mondiale a rencontré de nombreux obstacles pour parvenir à une intégration tant du fait de la société française que de la part des immigrés eux-mêmes. Il n’y a pas eu, de part et d’autre, de conditions favorables pour l’intégration. Leur intégration a été particulièrement sélective(...)

    - > http://quibla.net/histoire/histoire18.htm

    «  »" (...) Installation (des italiens)en France.

    Pour une raison évidente de proximité, la plus forte concentration transalpine se trouvait sur le littoral : Marseille était la plus grande ville italienne de France (100 000 personnes en 1911, soit 1/4 de la population), bien avant qu’on la taxe de « ville arabe ». Un chantier marseillais parmi d’autres en 1928 employait 98 Français sur 1200 ouvriers, la plupart italiens... Le quartier du Vieux Port devint une véritable enclave napolitaine, communauté portuaire des dockers et des pêcheurs, avec son organisation commerciale, ses dialectes, ses fêtes et spécificités culinaires. Quand le centre fut saturé, il déborda à la Belle-de-Mai et à l’Estaque.

    L’accueil des Français fut inégal : d’abord indifférent, il devint hostile dans un contexte de crise et de nationalisme exacerbé par le boulangisme après la défaite de 1871.

    La violence xénophobe finit par s’exprimer par des émeutes anti-italiennes en 1881 à Marseille et en 1894 à Lyon (après l’assassinat du président Carnot par un anarchiste italien, Caserio) ; elle culmina à Aigues-Mortes en 1893.

    Plus tard, entre les deux guerres, on développa l’usage des termes gentiment mutins : « macaroni », « pipi », « babi » ou « ritals ».(...)1903 : tract édité par la Ligue de la patrie française [2] pour stigmatiser « la barbarie italienne ». [3]

    « Le nombre des étrangers de toutes conditions qui vivent actuellement chez nous peut être évalué, sans crainte d’exagération, au chiffre de 1,8 millions, soit près de 5% de la population totale. [...] Nous devons dire, pour la clarté même de la question qui passionne l’universalité des travailleurs français que, sur ces 1,8 millions d’individus établis chez nous, 60 000 à peine vivent de leurs revenus, c’est à dire nous apportent de l’argent. Les autres, plus de 1,7 millions, nous en prennent, tout en échappant à la plupart des charges qui pèsent sur nos nationaux. Dans certaines villes, à Marseille par exemple, la majeure partie des grandes usines ont éliminé de leur personnel jusqu’au dernier de nos nationaux

    [...] L’envahissement des Italiens s’étend rapidement à toute la Provence. A Toulon le mal sévit avec autant de violence qu’à Marseille.

    [...] Tous les rebuts des cinq parties du monde peuvent acquérir la qualité de citoyen français. Bien mieux, le législateur de 1889 a imposé la qualité de français à des gens auxquels jusque là le hasard d’une natalité française accordait simplement la faculté d’une option. Le résultat inévitable de cette loi a été que les naturalisations ont décuplé.

    [...] Après avoir aidé les leurs à conquérir sur nous le travail qui faisait vivre les nôtres, les Italiens naturalisés français marchent dès maintenant à la conquête de l’Hôtel de Ville de Marseille [...] La race française, fortement entamée dans cette ville, sera sûrement débordée avant peu, si l’on ne se décide à arrêter enfin la marée montante des naturalisations. » «  »«  »

    - > http://www.grioo.com/info3.html :

    Histoire de l’immigration en France

    «  »« Contrairement à ce qu’on croit habituellement, L’immigration en France (et l’insécurité qui y serait liée !) ne date pas d’aujourd’hui. Dès le 19è siècle, la France accueille un grand nombre d’étrangers. En 1891, ils sont 1,1 millions à vivre sur le territoire français, en majorité des belges. (40 %). De même, les »crises« de l’immigration ne sont pas nouvelles. L’affirmation selon laquelle les immigrés du 19è siècle étaient culturellement proches des français, ce qui aurait facilité leur intégration est également fausse, puisque les choses sont loin d’être aussi simples. Prenons l’exemple des immigrants polonais. En Pologne, la messe était suivie debout et les bancs réservés aux personnes âgées et aux infirmes. En France, les choses étaient différentes, et ces immigrants n’osaient s’asseoir de peur d’occuper une place indue. Ils restaient groupés, devant la porte d’entrée, gênant les allées et venues. Cette attitude, mais aussi leur habillement, leur façon de s’agenouiller transforma les églises en véritable »lieu de spectacle" et suscita la moquerie des paroissiens charitables. Certains historiens considèrent ces moqueries à l’église comme une cause de la diminution de la pratique religieuse chez les immigrants polonais en France.

    On voit ainsi que les différences culturelles sont grandes en ce 19è siècle entre les émigrants et les français. Autre exemple démystifiant la thèse d’immigrés culturellement proches : les éruptions de xénophobie.

    A la fin du 19è siècle, la violence xénophobe atteint une ampleur inouie. En 1892, à Drocourt, où ils représentent 75 % de la main d’œuvre employée dans les mines locales, les belges sont victimes d’une véritable mobilisation de la population française pour obtenir leur départ. L’ampleur du mouvement est tel qu’ils ont obligés de retourner en Belgique, sans pouvoir emporter le mobilier du fait de la précipitation ou de sa destruction par les mineurs français. Jusqu’à la 1ere guerre mondiale, d’autres scènes du même genre se reproduisent dans le Nord. Trois chasses à l’homme marquent également la communauté italienne. En 1881, à Marseille, de véritables scènes d’émeute ont lieu dans les rues de la ville pendant plusieurs jours. Dès 4 h du matin, les rixes commençaient à se produire entre Français et Italiens sur différents points de la ville. Des troupes de jeunes gens ont commencé à faire une chasse active aux italiens qu’ils rencontraient, les huant et leur administrant des coups plus ou moins forts. En quelques jours, des centaines d’italiens quittèrent précipitamment la ville. En 1894, l’assassinat du président Carnot par un anarchiste italien provoque de nouvelles émeutes dont l’épicentre est cette fois ci à Lyon. Beaucoup d’italiens préfèrent quitter la ville. D’autres francisent leur nom et leur apparence pour échapper à la violence. Le paroxysme de la haine contre les italiens est atteint en 1893, à Aigues-Mortes. Suite à des rixes entre ouvriers, 300 personnes munies de bâtons, pelles et branches d’arbres s’en prennent aux travailleurs italiens. Plusieurs brigades de gendarmerie doivent intervenir, mais un convoi de 80 italiens conduit par les forces de l’ordre hors de la ville est pris à partie par les émeutiers munis de fusils, ce qui cause de nombreux morts, les blessés étant achevés à coup de bâton. Les jours suivants, la population locale, ratisse la campagne environnante, les vignes, les marais dans l’espoir de découvrir d’autres italiens ayant échappés au massacre. Bilan officiel 8 morts, 50 blessés. Mais selon le Times, 50 morts 150 blessés. L’ampleur de la protestation internationale oblige le maire de la ville à démissionner. Par contre, les pouvoirs publics français cherchent à minimiser l’affaire (la cour d’assises acquitte les accusés).(...)

    Quand l’intérêt des dominants est de recruter de la main d’œuvre étrangère à tout va, le style des articles de journaux par exemple est « compréhensif ». Ainsi dans le journal « la Nation » du 18 septembre 1973, on nous dit qu’il n’ y a pas trop d’immigrés en France, que le phénomène n’est pas nouveau et que « personne n’affirme sérieusement dans aucun état industrialisé que les travailleurs immigrés font concurrence aux nationaux ». La même année, dans le « Figaro », on peut lire l’article d’un juriste s’insurgeant contre le non droit dans lequel sont confinés les travailleurs immigrés. « En butte aujourd’hui-par leur nombre, leur difficile adaptation, sans doute aussi leur malchance-à des humiliations qui se multiplient, à des attaques qui se précisent, des tracasseries qui s’amplifient, comment les étrangers de toute condition qui travaille chez nous, ne se mettraient-ils point à douter que la France soit encore pour tous le pays de la justice et du droit ? » En période de crise, dans le même journal, la « compréhension » cède la place aux prédictions fantasmatiques qui utilisent les mêmes thèmes que l’on rencontre déjà dans la presse d’avant 1914 : on annonce l’éclatement imminent de la communauté nationale et l’extinction prochaine de la population française « de souche. » « Ils viennent chez nous prendre notre travail » représente l’archétype de l’argumentaire, lié aux effets de la crise. Cette thématique se met en place à la fin du 19è siècle et on la retrouve constamment ensuite.

    D’autres thèmes sont également utilisés comme celui de « l’invasion étrangère » et de sa dénonciation, qui intervient à contretemps puisque les périodes de crise sont caractérisées par l’arrêt du recrutement, voire du renvoi des immigrés. D’où la manipulation fréquente des statistiques et on l’a vu, la dénonciation de l’invasion, du complot...Dans les périodes de crise, les problèmes d’assistance prennent également une dimension dramatique. Le fait que les immigrés fassent partie eux aussi des files d’attente, n’est ce pas la preuve tangible de « l’invasion » ? En ce qui concerne le thème de la délinquance étrangère, lui aussi récurrent (cf le thème de l’insécurité pendant la campagne présidentielle 2002)...la preuve, qui se situe au niveau statistique, est d’autant plus facile à fournir que l’on peut faire dire n’importe quoi aux chiffres. On retrouve cette argumentation dès le 19è siècle dans les travaux d’éminents scientifiques (collège de France par exemple). Elle s’intensifie dans l’entre-deux-guerres, devenant un passage obligé de tous les ouvrages sur l’immigration et demeure encore un argument choisi de tous ceux qui craignent l’immigration. La presse et les médias jouent un rôle important. Dès avant 1914, « l’Est Républicain » possède une rubrique régulière sur les « crimes du bassin de Briey » où les italiens et leurs couteaux tiennent la vedette. A la fin des années 20, la rubrique « faits divers » des quotidiens fait ses choux gras avec les péripéties de l’affaire des « bandits polonais ». L’évocation aujourd’hui de la criminalité « étrangère » est plus subtile, mais le fait de mentionner la nationalité ou l’origine d’un délinquant est une forme de sous-entendu. Autre forme de discours récurrent : le registre zoologique. Frantz Fanon a montré que le registre zoologique était utilisé par le colon quand il parlait du colonisé. (allusions aux mouvements de reptation du « jaune », à la puanteur, aux grouillements, aux gesticulations...). Au début des années 90, l’extrême droite utilise le même registre (« horde, tourbe, dépotoir, grouillement... »). Il faut inscrire l’étranger dans le domaine des goûts et dégoûts, car comme chacun sait, les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

    Enfin, autre thème récurrent, la description des quartiers « réservés » de l’immigration. Là encore, il faut remonter à la fin du 19è siècle pour voir apparaître ce genre « littéraire » au moment de l’explosion de la presse locale en quête de sensationnel. En Lorraine par exemple, la presse populaire évoque « les vieilles sordides à la peau fripée et aux cheveux rares, qui font mijoter des fritures étranges dans des poêles ébréchées. Toute cette cuisine diabolique passe encore sous le ciel bleu de l’Italie, et fait d’ailleurs partie de la couleur locale des quartiers pauvres de Rome ou Naples. Mais il en est tout autrement en Lorraine où la saleté chronique et la façon de vivre déplorable des Italiens font courir de sérieux dangers de contamination à la population indigène » (l’Etoile de l’Est, 24 juillet 1905). Le comble de la xénophobie consiste ici à reprocher aux immigrés des conditions de vie en France dont la responsabilité incombe à la société française. On retrouve ce genre de descriptions très fréquemment dans l’entre deux guerres, notamment à Marseille. « Là, le blanc, et plus particulièrement, l’espagnol misérable, rétrograde jusqu’au sauvage. La bicoque devient la hutte, la hutte tombe dans l’immondice, l’immondice prend vie, se manifeste en pullulations pécunières. » (L. Naudeau, 1931). Pour ceux qui croient que les immigrés africains dégagent une odeur particulière (n’est ce pas monsieur Chirac), un rappel historique est parfois bienvenu.(...)«  »«  »



  • claude claude 3 juillet 2007 16:41

    @ paradisial

    au secours !!! smiley

    ça devient indigeste !!! smiley



  • claude claude 3 juillet 2007 16:38

    chers bozz et snoopy,

    ne jetons pas l’anathème sur une communauté à cause de quelques dizaines de dérangés du cerveau , que ce soit au nom d’allah ou au nom du fric.

    ne regardons pas ces quelques pourcentages de gens manipulés par des gourous, parce qu’ils occultent le travail effectué par des millions d’autres femmes et hommes, pour s’intégrer et progresser dans la société.

    ne tombons pas dans la spirale haineuse qui fait le lit du communautarisme et qui réjouit tant des gens comme le pen, et cette demoiselle houria... quoi de mieux qu’une bonne bagarre pour faire passer leurs idées : « ... vous voyez ??? on vous avait prévenus !!! on ne peut pas faire confiance aux »autres« ... » smiley

    les terroristes et les racistes doivent être punis, quelque soit leur origine, et leur religion, car ils sont une insulte à l’intelligence humaine.



  • claude claude 3 juillet 2007 16:15

    mon cher capitaine haddock,

    cette demoiselle houria parle de « souchiens » ...

    hum ! cela peut prêter à confusion : elle peut parler des (nombreux) admirateurs de notre cher souchon, si délicat, di poète...

    comme aele a l’air de recracher dans le désordre ce que l’on a essayé de lui enseigner ou ce qu’elle a cru lire dans des bouquins de sociologie appliquée, elle pense peut-être qu’alain souchon est sociologue... smiley

    je livre cette réflexion à votre immense sagacité (à ne pas confondre avec les aventures d’une ville...) smiley



  • claude claude 3 juillet 2007 16:08

    mon cher zen,

    @ Marsu

    «  »Tu peux, si tu veux, me rajouter sur ta liste trés gestapiste.

    En accord avec beaucoup de points soulevés par Cosmic. Mais j’y reviendrai dès que j’aurai le temps, dans l’esprit de Gazi Borat, dont je salue au passage la retenue et l’intelligence«  »

    je me joins à vous, pour m’inscrire sur cette liste. j’ai bien aimé l’article de cosmic et les arguments qu’elle a dévéloppés.

    puis-je émettre une hypothèse ? christine boutin et Fadela Amara semblent former un drôle de tandem.

    malgré ses idées obsolètes sur l’avortement, le pacs et les homosexuels, christine boutin est souvent à l’initiative de mesures sociales pour les plus démunis.

    ce sont toutes 2 des femmes de convictions, habituées chacune dans leur domaine à la bagarre pour faire entendre leur voix. elles sont à l’opposé sur l’échiquier social et politique, mais qui sait ? peut-être de leurs différences va naitre quelque chose de bon et de mieux adapté à l’évolution de la société française ?

    à voir à l’expérience ...

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