Les réactions sont plutôt rassurantes. Une très forte majorité de commentaires désapprouve la tournure qu’a prise cette affaire.
A tel point qu’on se demande d’où vient ce pourrissement de nos valeurs éducatives ? Pas du peuple visiblement. Surement la conséquence de doctrines pédagogiques modernisantes qui vont à l’encontre de tout bon sens.
Oui parce-qu’il y a des gens chargés de réfléchir sur ces sujets. Des intellectuels.
Comme s’il fallait perpétuellement innover, sur tout. Comme si tout ce qui appartenait au passé était obligatoirement mauvais ou à améliorer. On veut moderniser l’éducation quitte à arriver à des aberrations.
On veut placer l’enfant au centre de l’école. Voilà le résultat.
Pourquoi regarde-t-on le passé avec tant de mépris et l’avenir comme un progrès immuable.
C’est sur cet insultant gamin qu’il fallait jeter l’opprobe pas le professeur. Au nom du principe universel de non-violence, du droit pour tous, de la défense de l’enfant devenue la valeur suprême de notre société, on sacrifie l’institution scolaire qui n’est rien d’autre que le fondement de la République et de l’égalité.
Il faut sacraliser l’école et protéger ses clercs. Autorité et enseignement sont indissociables.
Les organismes de soutien scolaire poussent comme des champignons. L’Ecole ne remplit plus son rôle d’ascenseur social.
Moins d’égalité des chances. Les plus nantis se retrouvent avantagés.
Des études ont montré que la part des couches populaire dans les grandes écoles a très fortement diminué par rapport aux années 50. Cela devrait peut-être inciter les nouveaux théoriciens de l’éduction à revoir leur jugement.
Et que fait-on pour essayer de rétablir l’équilibre ? De la discrimination positive en faveur des lycéens de banlieues pour les faire rentrer dans l’élite.
Et le mérite ? C’est démodé. Inefficace. Tu parles...
Je ne dirai rien sur le fond de ce rapport dont j’ignore à peu près tout.
J’ai lu les premières pages de sa brève histoire de l’avenir il y a quelque mois. Cet Attali est surement brillant mais il me paraît un peu illuminé.
La photo de l’article est assez bien choisie à mon sens. Elle révèle toute l’immense vanité du personnage qui veut laisser son empreinte dans l’histoire. Dans ce cliché on l’entend penser, triomphant :
"Regardez ! Dans ce dérisoire objet se trouve le destin de la France..."
Pourquoi arborer ce large sourire ? Cet homme à l’air de jubiler. Cela sied très mal à la circonstance.