Et bien archibald, je n’ai ni « moinssé », ni « plussé ». J’estime que donner une opinion sincère est déjà noble en soi. La prostitution est devenue totale et générale. Que ce soit pour vendre son corps, ou pour vendre son profil. Les conseillers à l’emploi ne disent-ils pas « sachez vous vendre » ? « Savoir se vendre » est devenu une des perversions de l’époque. Savoir se vendre pour accéder à un emploi, pour conquérir un coeur, pour prêter son corps et ses gestes au plaisir d’autrui, quelle différence au final ? Il s’agit d’une relation marchande. Etre authentique est devenu marginal, et comme le gros de la troupe suit toujours le sens du vent, devenu impropre à la société actuelle.
Tarouilan, je comprend ta déroute. Incontestablement, certaines expériences douloureuses de la vie forge une opinion. Trouver la femme partageant des valeurs saines et des sentiments profonds n’est pourtant pas illusoire. Mais avec la perversion du sens, cela devient difficile semble t-il.
Possédant un caractère clairement endogène, le septième art représente
autant sa société – en jouant parfois sur les clichés ou sur les idées
reçues – qu’il ne la modifie, son influence dépassant clairement le
cadre cinématographique.
Il n’y a pas lieu de s’attacher particulièrement au point de vue de la « diversité ». La presque totalité de la production cinématographique française est stérile, n’appuyant ses histoires que sur des clichés. De plus, je ne vois pas pourquoi on devrait appliquer, encore une fois, un principe de discrimination positive, pour la réalisation de films, ou des thèmes abordés, ou du choix des acteurs.
Bien que ces situations peuvent évidemment exister, leur
concentration dans cette « classe-type-d’un collège-de-banlieue »
relève d’une perception presque surnaturelle de l’échec républicain de
ces quartiers