En même temps, on est en droit de se demander si la fameuse « Ai quida » n’est pas une totale invention, initialement prévue pour servir d’ennemi dans le dernier James Bond.
J’ai vu le reportage « clearstream expliqué à un ouvrier de chez deawoo », et suivi les derniers déboires de Denis Robert. Heureux que cela soit en passe de bien se finir.
PS : pour le RAP, ce n’est pas un canular, allez sur le lien que j’ai mis, Denis a vraiment chanté sur un morceau de rap excellent. J’espère qu’il y en aura d’autres !
Il suffit juste de fermer les yeux, de penser, et d’observer cette pensée. Où est la pensée ? de quoi est-elle faite ? où se déploie t’elle ? Pas dans l’espace, mais dans cette dimension propre qu’est celle de l’esprit. Impalpable, sans matière. On ne peut même pas dire qu’elle est constituée de quoi que ce soit, qu’elle a une taille, une couleur, qu’elle est contenue ou pas. C’est totalement différent de ce qui existe. Comment observe t’on cette dimension ? C’est la conscience précisément, qui a la particularité de ne pouvoir se voir elle même, mais juste de se ressentir. Dans quelle dimension se trouve t-elle ? le Mystère est encore plus épais que pour l’esprit.
On voit par cette expérience toute simple que l’esprit et la conscience n’ont rien de matériels. Rien de bien compliqué, ni ne demandant des années de biologie, de calculs, de prières ou de travail spirituel. Ni de « croire » à quoi que ce soit, il s’agit juste d’observation élémentaire et d’introspection à la portée de tous.
Pour creuser un peu, il y a cependant les recherches bouddhistes qui ont montré que pour être interdépendants, esprit et matière devaient forcément avoir un point d’accès l’un à l’autre, ou être de même nature. Je n’ai pas leur démonstration sous la main, mais je me souviens l’avoir lu. Connaissant la nature extra-dimensionnelle de l’esprit, à notre portée directe, le résultat de cette démonstration pousse davantage à s’interroger grandement sur la nature de la matière et du réel.
J’étais assis dans le petit bureau blanc De l’inspecteur Meltran Vingt heures de garde à vue dans les dents
Le cœur en lambeau Des abeilles au cerveau
Le gars m’parlait de mon père, d’ma mère et de toute la smala J’étais le grand frère Et d’après lui, j’avais rien à faire là
Là au moins J’étais d’accord avec l’inspecteur Meltran
Rien à faire là J’avais rien à faire là
On se serait cru dans un film d’Abel Ferrara Une sorte de bad lieutenant
Il a fini de taper son pv Et de son œil torve m’a fixé
C’est moche c’que t’as fait Surtout pour eux Toi c’est rapé T’es déjà niqué
T’es passé de l’aut ‘ côté T’as traversé le grand guet T’es un reclus d’la société Un gars qui r’fuse de travailler
Les mecs comme toi On en a des milliers On en a assez On sait trop bien comment les coincer Les jeter Les enfermer Les mater
J’ai pensé Moi oui Mais eux non
J’ai pensé Tu sais très bien coincer les branleurs comme moi Les voleurs de poules Mais tu fais quoi pour les vrais truands Les voleurs de foules ?
Ceux qui vivent au casino Rule Avec des gros comptes toujours full
Les potes des banquiers et des syndic de société
De Gibraltar, à Vaduz Du Deleware à Singapoure Jusqu’ à la banque générale de Luxembourg
Toujours Full
Les Pinault, les Mittal, les Bettembourg Les Mulliez, les Rockfeller et les Habsbourg
Tous voleurs de foule
Les magnats russes et les pétroliers branlants Les tycoons fringants Les parfumeurs puants Les saoudiens chancelants
Voleurs de foule Tous des voleurs de foule
J’étais debout dans le petit bureau blanc De l’inspecteur Meltran Vingt heures de garde à vue dans les dents Et ses conneries en supplément
Le cœur en lambeau Le cerveau en fusion L’ampoule grésillait et mes yeux se fermaient
J’avais envie de dormir dans mon petit lit A la cité Je manquais certainement De sagacité
J’ai demandé à l’inspecteur Meltran Mes bracelets vous les enlevez quand ? Il a dit quand des dents les poules auront
C’est là que j’l’ai traité de gros con Juste bon à faire chier les pauv’ gens Les paumés d’la cité, les drogués, les petits pieds Les fainéants du divan Les branleurs trop cools
Tous des voleurs de poule
Mais pas les voleurs de foules
Jamais les voleurs de foules
Ceux qui volent en Falcon Et en Ferrari à injection Ceux qui achètent des usines Comme toi des rustines Et des villa off shore A Jersey A Guernesey Et Bangalore A turc and Caïcos Dans les îles d’la Corne d’or
Il m’a dit Répète…
Et j’ai répété
Juste bon à faire chier les voleurs de poules Jamais les voleurs de foules
Ceux qui s’en mettent plein les fouilles Mais qui sont les vrais fripouilles Les gardiens du pognon Eux ne mettront jamais les pieds en zonzon
Ils nous prennent pour des pions Et on l’aura dans l’fion
A commencer par vous Les faucons
Ça a dû l’énerver mais il n’a pas osé me frapper
Il était fatigué Lessivé Sur les flancs L’inspecteur Meltran
Tu sortiras ton couplet au juge d’instruction Et tu verras c’que tu prendras comme années De prison
Voleur de poule Pilleur de foule
Juste bon à toper les voleurs de poule
Du bureau d’à côté Les collègues ont rappliqué Visiblement énervés
Ils m’ont demandé d’arrêter de frimer et de répéter C’que j’venais de formuler
Ou d’la fermer Sans déconner
No problem, j’ai fait Mais réfléchissez, j’ai ajouté
Vous êtes juste bon à gauler les voleurs de poule Jamais les voleurs de foule
Ceux qui vous prennent pour des pions Des payeurs de cochons Des salariés des poltrons Vous qui vous croyez des champions De l’ordre et du baston
Les gars l’ont eu mauvaise Et m’ont mis mal à l’aise
Un petit nerveux a sorti Un nerf de bœuf Une sorte de matraque Qui foutait le trac
Il m’a dit de m’lever Et d’enlever mes bracelets
J’ai dit J’veux bien Mais j’ai pas la clé
Juste bon à faire chier les voleurs de poule Et jamais les voleurs de foule
Espèce de grosse moule
Il a voulu frapper Mais un keuf l’en a empêché
Y a pas qu’des cons dans la police Y a aussi des gens lisses
Dans le petit bureau blanc de l’inspecteur Meltran J’ai failli y passer
Vingt heures de garde à vue dans les dents Le cœur en lambeau Le cerveau en décoction
Voleur de foule Tu lâches Voleur de poule Tu chasses Voleur de foule Tu chiasses Voleur de poule Tu schlasses
Juste bon à coincer les voleurs de poules Jamais les voleurs de foules
Ceux qui passent leur week-end au casino Rule Des biftons plein les fouilles Ceux qui ferment les usines comme les paquets de margarine Ceux qui planent dans l’espèce Comme Youri Gagarine Ceux qui placent leur pognon Au nez des braves gens Des flics et des juges d’instruction
Dans la came, l’acier ou le nickei Les mozarts d’la finance Les sponsors du yacht club
Ceux qui pillent les nations En déplaçant leurs actions De Georgetown à London Station De Saint Barth à Grand Cayman
Ceux qui jouent du computer Comme toi d’la Sony station Ceux qui achètent les chaînes de télés Et le présentateur du jité Comme toi une bédé ou la pute d’a coté
Ceux qui s’payent des pépés Que t’arrive pas imaginer
Qui t’en mettent plein la tête Pour mieux s’la payer Ta tête
De gros con
Et d’payeur de cochon
Ce sont eux Les gardiens du pognon Et du capitalisme finissant
Les ultimes voleurs de foules Ultimes Voleurs de foule
Des champions d’la magouille Des Proudhon d’la débrouille Des darks stars aux grosses couilles
Bien armé pour coincer les voleurs de poules Incapables d’approcher les voleurs de foules
Pauv’nouilles
Sarkosyste d’la brandouille Socialiste d’la panouille Flic au rabais Pour poulet de l’année
Demain on s’lèvera Pour arrêter le pugilat On sortira nos Gangsta Et pt’être nos Berretta
On sera des caymans Armés jusqu’aux dents
On mettra ce pays A feu et à sang
C’est c’que vous cherchez Vous les voleurs de foule
On vous foutra la trouille Avant de mourir au combat
Plutôt morts que plumés
Voleur de foule Tu passes Voleur de poule Tu chasses Voleur de foule Tu classes Voleur de poule Tu casses