Non vous n’êtes pas trop optimiste mais il faut avoir le cuir épais et suffisamment foi en ses valeurs du « vivre ensemble », pour accepter de subir les insultes des imbéciles et des cyniques, se faire railler et traiter de bisounours, de naïf, d’angélisme, d’utopisme niais… etc.
On va vous redire un million de fois que l’homme est un loup pour l’homme, que l’égoïsme est le lot commun, que le prédateur est la norme et que la masse est moutonnière et doit obéir, que l’homme puissant est fait pour dominer les faibles, les femmes, les malades, les indigents, etc etc etc… que c’est comme ça.
C’est que Dieu commande, et on ne discute pas ses ordres, ses lois et sa parole, non mais !
C’est comme ça…
Mais les Tunisiennes refusent d’être « complémentaires » des hommes. Elles, elles descendent dans la rue, risquent leur vie et se battent pour que ce mot qui cache toutes les dérives ne soit pas présent dans la constitution. C’est l’égalité qu’elles veulent, qui pour elles n’est pas un vain mot, pas la « complémentarité », le cache-sexe des islamistes.
Le 24 septembre, la Commission de coordination et de rédaction à l’Assemblée nationale constituante (ANC) de Tunisie a proposé d’intégrer à nouveau « l’égalité » entre les hommes et les femmes dans la Constitution (Slate Afrique).
Magnifique victoire du courage et de la défense des idéaux humanistes. On est loin de la mollesse paresseuse de votre réflexion, lyacon
Merci pour votre référence qui offre un bon résumé des occurrences.
De mon point de vue, la règle d’or est une autre façon de considérer l’empathie (base biologique). Se mettre à la place de l’Autre, ressentir et vivre ce qu’il vit comme s’il le vivait lui-même.
J’y vois un lien conceptuel avec une autre manifestation universelle : le fameux don / contre-don de Mauss qui est en fait une séquence ternaire : donner, recevoir, rendre.