Énorme sujet Gabriel, courageux de vous y être lancé, mais je le pense insoluble.
• Premier problème. Les valeurs universelles existent-elles ? Or, leur recherche est biaisée par le conflit géo-politique. Les relativistes vous traiteront de « droits-de-l’hommiste », terrible formule, non ?
Personnellement, je pense que ces valeurs universelles existent. Cet avis est fondé -ce n’est pas qu’une opinion- par un recours à la biologie, aux sciences cognitives, à l’éthologie animale (et notamment primatologique), aux constantes comportementales, au comparatisme ethnologique, aux récurrences des principes religieux… Et à la sortie : on a un petit lot de principes communs, partagés par bien des peuples.
• Deuxième problème. Même d’accord sur un socle commun de valeurs morales, comment les appliquer ? je me demande si ce n’est pas le plus difficile… Il faut en effet de la souplesse, du pragmatisme, de l’ouverture… en un mot : de l’intelligence pour adapter la synergie des contraires et laisser de la liberté dans le formatage…
oh là… non, je ne pensais même pas à ça. Cela fait très longtemps que je vous connais sur ce site, JL, et je sais que c’est peine perdue…
Vous ne comprenez pas ce qu’on vous dit mais vous êtes persuadé du contraire. Au milieu du désaccord, au lieu de poser votre sac et de réfléchir, vous n’avez rien de plus pressé que de traiter votre interlocuteur de crétin, imbécile, idiot…
Quand vous subissez le retour de manivelle vous agressez deux fois plus, criez au harcèlement tout en rajoutant deux couches d’injures.
Vous lisez de travers (lisez-vous ?). Vous vous jetez hystériquement sur l’autre en attaquant bille en tête ce que vous croyez être ses erreurs intellectuelles ou fautes morales, et êtes persuadé de n’avoir jamais aucun tort.
Au besoin, vous usez de tous les stratagèmes pour retomber sur vos pieds (inversion des rôles, mauvaise foi, bottage en touche, attaque ad hominem, insultes…). Comme si une seule chose comptait pour vous : avoir raison et avoir le dernier mot…
Mais je vous l’ai dit à chaque fois : je vous le laisse…
Comme tant d’autres ici, il ne sait pas ce que c’est qu’un « argument ». Il me l’a dit un jour : j’ai le droit de dire ça SI je le pense, c’est mon hypothèse, c’est mon opinion, c’est mon avis…
Impossible de lui faire entendre raison. Il est persuadé d’argumenter et c’est donc mission impossible d’échanger de réels arguments avec lui.