Quant au sexisme misogyne : c’est pareil, je connais !… vous verrez toujours un tas de gens "bien intentionnés" venir vous expliquer que tout cela n’est pas très important, qu’il y a "des enfants qui meurent de faim", et-que-c’est-autrement-plus-important-que-des-histoires-de-gonzesses-(ou-de-pédé) !
Et quand c’est pas le paternalisme, ce sont les propos graveleux… pffffh.
Y a du boulot, vous savez, car ce genre de discriminations sexistes, homophobes ou racistes, sont extrêmement cachées sous un tas de bobards, de rodomontades et de justifications. Et puis il y a bcp d’inconscient, de stéréotypes incrustés. Ils recrachent ce que la société leur fiche dans le crâne depuis les jupes de maman ! alors, vous pensez… faut réfléchir, faut s’extraire, c’est d’un pénible ! ça les fatigue…
Il faut que les homos "acceptent dès le départ qu’une union homo ne peut procréer"…
Oui ? et alors ?…
Je ne vois pas du tout le rapport avec ce que j’ai pu dire. D’ailleurs, je ne vois le rapport avec rien.
Si un homme épouse une femme d’un certain âge, est-ce que le maire doit les prévenir qu’ils ne pourront procréer ? le mariage doit-il leur être interdit pour cela ?
Répondez-moi que je comprenne votre point de vue.
A vrai dire, pour moi, la vie est (devrait être) simple : l’amour et les relations amoureuses sont au centre du bonheur humain. Pourquoi entraver des attachements qui ne font que du bien et ne dérangent personne ?
Qu’est-ce qu’on en a à faire, vous et moi, de 2 personnes qui s’aiment, tranquillement, comme n’importe quel couple ?
Qu’a-t-on à y redire, de les voir donner à leurs enfants ce que tout parent essaie de donner : amour, plaisir, sécurité et éducation ?
Non, Lasquas, vous dites : "Je pense qu’à coté de ça, les questions comme la mariage homosexuel et l’adoption paraissent quelque peu futiles."
Je pense que vous vous trompez : toute question mérite débat et réponse, même les plus futiles, comme vous dites, et qui ne le sont pas du tout : futiles.
Sinon, on ne parle de RIEN !
Cet argument est d’ailleurs fait pour ça : qu’on se taise.
Dans les années 70, on disait qu’il y avait plus dominé que le prolétaire : la femme du prolétaire… et, vous le savez, plus inconnu que le soldat inconnu : la femme du soldat inconnu…
Oui, tous les invisibles, les exclus, les discriminés ont autant de droits à être défendus que les autres.
Il n’y a pas d’échelle dans la discrimination : elle est, ou elle n’est pas.