Super Jacques Brel sur la 2 en ce moment : quel bonhomme !
A côté de ça, rien ne compte, alors on laisse tomber notre dialogue ici, d’autant qu’on est sûrement d’accord. Mais bon, ça commençait à me gonfler la critique tout azimut de la gauche socialiste. Alors j’avais envie de réagir.
Continue à être toi. J’ai un ami qui me dit toujours : les réalités d’aujourd’hui sont les utopies d’hier... et je suis complètement d’accord.
Comme j’apprécie généralement tes opinions et ta façon de les exprimer, je me suis donné la peine d’aller me ballader en diagonale sur tes commentaires et de te les copier ci-dessous. J’en ai sûrement oublié. Mais tu comprendras ma réaction : j’ai pensé basta ! pourquoi tant de haine ?! ça ne sert à rien de vouloir éradiquer toutes les forces qui se mobilisent à gauche, et même au centre, pour que ça change, et dans le bon sens.
Voilà, tant d’énergie à dénoncer le PS ! ok, les éléphants roses, comme tu dis, qui ont trahi le candidat élu des militants (en l’occurrence, la candidate), et dont la plupart sont allés se vendre à Sarko, d’accord, du balai ! un ramassis de connards sans conviction et prêts à tout, sans vergogne, d’accord ! mais bon : il y a dans ton article des idées nettement plus intéressantes que cette banalité consistant à dénoncer certaines de nos élites. Laisse tomber les vendus, ils sont nombreux et partout, ok ! occupons-nous plutôt des autres, ceux sur lesquels tu comptes pour faire avancer le schmilblick !
Moi, je peux te dire, j’en ai lu beaucoup des bouquins de la rentrée, et je me suis bougée pendant les présidentielles, à l’écoute : eh bien, il y a énormément de gens, d’en bas et d’en haut, qui ont voulu faire de la politique autrement. D’accord, c’est pas parfait, mais ça tâtonne, et ça va parfois dans le bon sens. J’en ai un peu marre de cette manie d’envoyer TOUT LE MONDE à la poubelle, dans la même opprobre,le même mépris.
tes commentaires article 1
- la floppée de minables bouquins de réglements de comptes aprogrammatiques socialo-socialistes
- les zombies de la rue de Solférino
- les éléphants roses autistiques trop occupés à s’entre-étriper sur fond de prébendes électoralistes
- C’est un des rares socialistes qui pense
- le PS n’a actuellement rien à proposer : il est dans un coma dépassé.
- il y a d’éléphants roses autistiques et à les leur offrir pour qu’ils s’informent un peu sur le réel extra-solférinien.
- tu tomberas sur des os dans le cimetière des pachydermes trop occupés à s’écharper dans des luttes de chapelles pour se partager le gâteau électoraliste.
tes commentaires article 2
- Réel clivage entre la droite et la gauche" en France ? Je n’en suis pas si sûr au niveau des appareils politiques.
- Démagolène Déloyale
- Ce qu’il faudrait vraiment, c’est que le PS explose ou implose.
- la trahison du PS
- la gauche de gouvernement. Elle est malheureusement aux abonnés absents.
- la réticence des éléphants roses à élaborer quelque programme
- Laissons les éléphants et la gazelle se suicider et s’entretuer. La coquille vide du PS
- Côté leader charismatique, je n’en vois pas au PS qui aurait le courage de porter un tel projet.
- Le PS est en état de coma avancé et a trahi la plupart de ses idéaux.
- les éléphants roses seront satutairement obligés de débattre de ce programme... Débat qui ferait probablement exploser le PS et permettrait à terme la création d’un vrai parti de gauche réformiste et responsable.
- le PS actuel ne survivra pas à 5 ans de Sarkosysme
- l’absence vertigineuse de programme du PS
- Le PS n’est évidemment plus qu’une machine électoraliste sans programme ni projet, continuant à courir après des pouvoirs locaux comme une oie à qui l’on a coupé la tête. Mais vu que c’est une coquille vide,
- Il faut une sérieuse pression de la base de gauche et que le PS dans son état actuel implose ou explose.
Eh ben ? tu me fais du Lerma en me traitant direct de trotskyste naïve ? relis-moi, je parlais de la FORME, et non du propos. Tu peux me critiquer sur la grammaire, ok, y a peut-être une faute d’accord, mais il me semblait être claire : c’est la forme qui relève du « politicien » et du « traditionnel », et non le fond du propos.
Bon, comme je dis souvent, il n’y a pas de mauvais étudiants, il n’y a que de mauvais professeurs ! Alors, autant pour moi, je m’explique plus clairement, on est samedi, j’ai plus de temps.
- je te trouve ras du gazon dans tes récriminations anti-parti politique, alors que ton propos, justement, est élevé, novateur et intéressant, là !
- ensuite, je pensais davantage à tes commentaires qu’à tes 2 articles, et je disais que dans tes commentaires, tu avais dû choisir de jeter des os à ronger aux anti-gauches qui pullulent sur ce site, afin de donner plus de crédibilité à ton propos.
Maintenant, ceci dit, je vais être encore plus claire. Comme tu le dis plus haut (« Il n’y a pas de solution-miracle. Nous sommes face à des défis immenses et nous ne pouvons que tâtonner dans l’inconnu pour forger de nouvelles manières de vivre ensemble en restant humains et solidaires dans cet univers machinique que nous avons créé »), nous ne pouvons que tâtonner. Eh bien, au lieu de crier avec les loups de la façon la plus conventionnelle qui soit, de descendre en flèche les politiques dans leur ensemble, je trouve que tu devrais être cohérent avec toi-même, et hiérarchiser l’intérêt des tâtonnements que certains ont tenté. Je pense aux essais de démocratie dite participative, à la parole donnée aux citoyens, au désir affiché de faire de la politique autrement.
Alors, au lieu de mettre tout le monde dans le même sac et de tout jeter, une main tendue pour aider, corriger, participer, ce serait mieux que cette invective stérile. Car si tu ne cherches pas à agir là où sont les leviers, ça risque pas de changer avant un siècle ou deux !!
- je l’ai dit : ton propos, pourtant lumineux de vérité, je l’ai entendu il y a 40ans ! et aujourd’hui il paraît novateur ! alors, rendez-vous dans 40 ans ?
Non, je ne suis ni de droite ni de gauche extrême. Je suis pour que ça change dans les têtes et dans les habitudes de pensée. Or, pendant et depuis les présidentielles, on a vécu la plus formidable entreprise de manipulation médiatique et de décérébralisation que j’ai jamais connue, même sous De Gaulle ! Alors, j’aurais aimé que tu n’y ajoutes pas ta petite pierre sur la mollesse centriste ou la mort socialiste qui occulte un message passionnant !
J’hésitais à intervenir, vois-tu, car je suis, d’une part,totalement d’accord avec le FOND de ton propos. Née avant 1968, j’avais bcp lu sur ce qu’on a appelé les utopies de l’époque. Oui, il était possible d’organiser une société où chaque bébé naissant pouvait être assuré d’un revenu, de la naissance à la mort. A chacun d’organiser sa vie, ses choix d’activité et les surplus salariés qui lui convenaient. Nos sociétés modernes, riches, sont largement capables de supporter cela.
Mais, d’autre part, je suis gênée par la FORME de ton propos, si politicien, si traditionnel. Comment peux-tu dérouler des idées si radicales, novatrices et totalement pertinentes, et les accompagner par une telle banalité d’appréciations sur le Modem mou ou les éléphants roses, et caetera ?!
Dommage, dommage... C’est plus que contre-productif. Je crois que tu veux jouer les neutres au-dessus des criailleries politicardes et faire bonne mesure de ton anti-sarkozisme en le contrebalançant d’un anti-socialisme politiquement correct. Dommage, dommage...
Sinon, bravo pour le fond, et donc ton demi-courage, mais c’est déjà ça ! Bien à toi.