Léon, je ne sais pas pourquoi il fait une fixette là-dessus ! je ne sais pas si c’est une question de puriste, mais dans la conception courante, l’effet placebo est l’effet qui induit un mieux-être ou une guérison parce qu’on croit qu’il s’agit d’un vrai produit actif.
En ce sens, la psychanalyse peut guérir des gens qui sont persuadés que la thérapie est efficace. Je pense que c’est ainsi qu’Onfray utilise l’expression : « le divan soigne dans la stricte mesure de l’effet placebo (Onfray, l’Express, extrait) »
Au passage, JL : la comparaison de la psychanalyse à un « effet placebo » est d’Onfray lui-même… vous pouvez le trouver dans un « un état de confusion mentale assez préoccupant », mais n’y aurait-il pas une légère présomption de votre part à traiter ainsi ce philosophe qui ne paraît pas être le dernier des imbéciles ?...
Bonjour Léon, j’ai eu un coup de calgon, tout d’un coup. Je viens de finir le livre d’Aubenas, et c’est un vrai coup à l’estomac ! c’est autre chose que le journalisme « citoyen », ça, ça fait pas un pli ! c’est même un autre univers…
J’en ai marre de voir insulter « LES » journalistes dans un même élan, sans faire jamais le tri, en confondant tout. J’en ai marre qu’on les soupçonne toujours de tous les tripatouillages alors que l’immense majorité essaie de faire son boulot, comme tout le monde, comme vous et moi, soigneusement et à la va-vite, avec le chef au-dessus qui pousse et menace… J’en ai marre de cette démagogie généralisée venant de gars qui valent tellement moins comme journaliste et qui ont l’outrecuidance de donner des leçons de morale tout en invectivant son lectorat.
Et ici, ça fait plusieurs fois qu’on cause de Florence Aubenas, apparemment sans l’avoir lue sinon on ne dirait pas tant de bêtises qui frisent l’obscénité quand on considère l’extraordinaire travail de journaliste qu’elle a réalisé, avec courage, intelligence, probité et talent… Oui, il est obscène de lui chipoter qu’elle ait ou non gardé son nom (? ?!!) ou qu’on ratiocine sur les subtiles distinctions entre la vérité ou la réalité. J’en ai marre aussi de cette ritournelle sur « l’information extorquée »… extorquée, donc, par cette journaliste d’exception ? non… Ce livre aurait pu être une simple enquête auprès des personnes concernées qui auraient témoigné sans ambages ! Mais elle a voulu COMPRENDRE, comprendre de l’intérieur, s’immerger pour cela, cesser de rajouter des mots aux mots, creux et vides, comme ici, comme ailleurs.
Respect, laissons-lui la parole, à elle, ce sont ses premières phrases :
"La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu’en dire, ni comment en prendre la mesure. On ne savait même pas où porter les yeux. Tout donnait l’impression d’un monde en train de s’écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place, apparemment intouchées.
Je sui journaliste : j’ai eu l’impression de me retrouver face à une réalité dont je ne pouvais pas rendre compte parce que je n’arrivais plus à la saisir. Les mots mêmes m’échappaient. Rien que celui-là, la crise, me semblait tout à coup aussi dévalué que les valeurs en Bourse.
J’ai décidé de partir dans une vieille ville française où je n’ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J’ai loué une chambre meublée…"
« dans le domaine qui est le mien, la médecine, on constate qu’il se débite des torrents d’inepties ou d’inexactitudes dans la moitié des sujets médicaux traités à la télévision ». (docdory) … tandis que sur AV, doc, ce n’est pas du tout le cas… !
« bel exemple des dégâts que peuvent provoquer l’absence d’autocritique » ’tention ! on ne parle pas de corde dans la maison d’un pendu…