NICOPOL fait un article sur l’habitude sophistique, ici et ailleurs, de croire et faire croire que, par l’usage détourné d’une interrogation légitime des enquêtes policières (à qui profite le crime), on pourrait désigner à la vindicte populiste les « puissants » qui sont forcément les instigateurs de tous les crimes de ce bas monde…
Chomsky montre avec maestria que cet argumentaire fallacieux à propos du 11 septembre relève de la connerie… On peut faire les mêmes démonstrations avec les autres cas.
Il appartient « à cette race d’hommes qui se croient originaux et rebelles quand ils ne sont qu’arrogants et balourds, il ne manquera pas d’être utilisé. A l’insu de son plein gré ou presque. »
(Politis, par Fabrice Nicolino, 12 septembre 2002, p. 25.)
Premièrement, je cite Chomsky à la suite de non666 qui rabâchait du 11 sept sur cette question...
Deuxio, Chomsky est un très bon exemple de la bêtise (ou de la mauvaise foi propagandiste, au choix) qui fait que, sur ce site et ailleurs, le fameux « à qui profite de crime » tienne lieu d’enquête…
Je l’ai souvent écrit moi-même : avec des gens comme ça, les prisons sont pleines d’innocents…
Nicopol, une aide de poids avec Chomsky que tous les anti-ricains primaires et radicaux citent à qui mieux mieux…
On a de la chance, ce grand penseur anti-bush critique l’argument fallacieux du « à qui profite le crime », comme vous (et comme moi, depuis si longtemps sur ce site…) :
« L’argument »à qui profite le 11 septembre ?" n’a guère de poids. Dans ma première interview après le 11 septembre, je crois avoir fait cette prédiction pas particulièrement brillante : tous les pouvoirs du monde allaient immédiatement exploiter l’événement à leurs propres fins. La Russie allait durcir ses atrocités en Tchétchénie, Israël en Cisjordanie, l’Indonésie à Aceh, et la Chine dans ses provinces occidentales. Aux Etats-Unis on s’en est servi de la façon que l’on sait, mais aussi de beaucoup d’autres, moins médiatisées.
(…) Presque tous les gouvernements ont pris des mesures pour surveiller plus étroitement leur population et ce genre de choses. L’administration Bush l’a fait aussi. Donc, « à qui profite le crime ? » n’est pas une preuve suffisante de culpabilité.
L’idée même n’est pas crédible. "
Est-ce aussi un tissu d’âneries, d’absurdité et de l’idiotie carabinée ?