Oui, Mathieu, c’est possible, en Belgique côté flamand, si mes souvenirs (un peu vagues) sont bons. La caméra était embarquée dans une voiture avec un flic (municipal ?), et il se dirigeait vers une personne qu’il allait verbaliser (j’allais dire : tout simplement).
A-t-on un bilan de ces essais à l’échelle locale ? C’est toujours intéressant de s’inspirer des expériences déjà réalisées ailleurs.
En France, comme vous avez pu le voir, c’est un sujet omniprésent, fantasmatique car complètement symbolique, mais d’un symbole ô combien majeur…
Alois, je ne pense pas non plus qu’une simple « interdiction vestimentaire » soit non conforme « aux applications des droits de l’homme », surtout si elle est liée à des questions de sécurité… (alors que, bien sûr, la raison ne sera pas uniquement celle-là…)
Première question - vous dites : la Belgique deviendrait ainsi le premier pays européen interdisant le port de la burqa dans l’espace public.
Or, il me semble avoir vu il y a moins d’un an un reportage sur C dans l’air montrant un cas d’interdiction de port de burqa dans les rues (avec des flics qui verbalisaient). C’était les Pays-Bas ? la Belgique ne serait donc pas le premier pays à légiférer…
Deuxième question : il y a-t-il en Belgique une instance supérieure apte à considérer que la loi en préparation soit non conforme au droit ? et si oui : est-ce que cette loi peut être retoquée et pour quelles raisons ?
Je découvre un ajout subreptice au cadre théorique de l’auteur, un ajout qui change tout et qui me paraît faire exploser l’édifice ! il dit désormais :
troisméthodes permettent d’accéder à l’information extorquée : 1- l’enquête critique méthodique avec un pluralisme de sources recueilli ; 2- la ruse… ; 3- et la violence…
Avec l’ajout du point 1- (l’enquête critique), on n’est plus du tout dans l’info extorquée, mais dans l’info tout court ! Cette curieuse nouveauté n’est d’ailleurs pas encore intégrée au reste ancien de l’argumentaire puisque, plus loin, il reparle de l’info extorquée « qui est obtenue à l’insu et/ou contre le gré de l’émetteur ».
Alors ? c’est quoi ce binz ?!… elle est extorquée ou elle est pas extorquée, cette information ?…
A Mélenchon : voilà une défense bien peu crédible… quel vieux roublard !
Alors, en quoi cette caméra est « visible/cachée » et en quoi le film est « volé » ?
A qui fera-t-il croire, lui, rompu au coutumes médiatiques, qu’il se serait laissé « piéger » par… par quoi, au fait ? À l’heure du buzz sur internet avec n’importe quelle vidéo, JL Mélenchon nous jouerait le perdreau de l’année alors qu’il vient de mettre dans la boîte, face à la caméra, un bon coup de gueule à l’adresse des médias ?
Est-ce qu’il sous-entend qu’un interview accordé à un étudiant en journalisme n’aurait pas dû être diffusé par déontologie ? Mais a-t-il demandé à son interlocuteur de ne pas le passer ? ne lui a-t-il pas tourné le dos en l’insultant ? Pouvait-il imaginer un seul instant que dans ce contexte le film allait être pudiquement mis à la poubelle ?
Ce serait bien léger et naïf… Je n’y crois pas un instant, ni à la soi-disant satisfaction finale de JLM : « pas affecté » ? alors qu’il nous déclare qu’il va désormais changer de comportement et ne plus donner d’interview « sauvage »… ? Je le trouve sacrément affecté, moi…
Piégé et mortifié, JLM cherche tout simplement à mettre les rieurs de son côté et à rameuter les mécontents pour détourner l’attention de son comportement méprisant et pour tout dire assez odieux…