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Corinne Colas

Corinne Colas

 
Sans désirs coûteux,sans envie, vivre tout simplement sa vie,
mais la garder inasservie... (E.Guillaumin)
Ne vivons plus comme des esclaves !

Tableau de bord

  • Premier article le 13/04/2012
  • Modérateur depuis le 09/03/2013
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Derniers commentaires



  • Corinne Colas Corinne Colas 17 mars 2015 22:32

    « qui aura le mauvais goût de demander aux pauvres d’Afrique ou d’ailleurs, de décroître, d’être plus pauvres encore ? »



    La décroissance, c’est en fait le bon goût de demander aux pays riches d’en finir avec la surconsommation afin que les pays pauvres puissent... simplement consommer plus pour faire face à leurs besoins essentiels : nourriture, toit, santé.



  • Corinne Colas Corinne Colas 17 mars 2015 14:35
    Excellent article !

    En croyant défendre légitimement l’Etat de droit, il arrive de relayer les sottises officielles quant aux « chevelus et aux agriculteurs » alors un petit complément d’information à l’adresse de ceux qui soutiennent des pratiques de truands de la politique :


    « un système dans lequel les mêmes élus ont la possibilité de siéger au Conseil Général, au conseil d’administration de la CACG qui diligente l’enquête publique, tout en étant maître d’œuvre des travaux, et à l’Agence de l’eau, qui procède également à l’évaluation des besoins et peut accorder des subventions. Un système qui favorise donc tout à fait légalement la collusion d’intérêt tandis que la société civile a bien peu de possibilités de réclamer des éclaircissements avant que le vote n’intervienne et que les travaux ne débutent (..)

    Il n’y avait pas, chez les zadistes, que des bobos festifs, des punks à chiens ou des casseurs. Parmi les occupants de la zone à défendre, il y avait aussi beaucoup de travailleurs agricoles, d’étudiants ou de jeunes cultivateurs mis sur le carreau par une logique économique qui réserve subventions et aides aux grandes exploitations et favorise la concentration des terres et des moyens, mettant sur la touche une grande partie des jeunes actifs. Les banlieues ont beau avoir plus la cote médiatiquement, la situation n’est pas moins mauvaise, elle est même bien pire si l’on considère le champ des possibilités offertes, pour un jeune de vingt ans dans le Tarn-et-Garonne en 2015. »



    Et rappel de l’Etat de droit dans le Tarn :

    « Faut-il rappeler que le barrage de Sivens n’est que la répétition du barrage de Fouroge : même constructeur, la Cie d’Aménagement des Côteaux de Gascogne (CACG), même décideur, le conseil général du Tarn.
    « L’actualité tragique de Sivens rappelle ce qui s’est passé à Fourogue. Jugé pourtant illégal par le tribunal administratif ce barrage est aujourd’hui bien en place depuis 17 ans. La « stratégie du fait accompli » a été efficace contre les opposants de l’époque. »



    D’autre part, quand des potentats locaux s’assoient sur le rapport d’expertise du ministère de l’Ecologie, jettent de l’huile sur le feu à l’aide de milices ( la FNSEA a rappliqué de partout), cela ressemble plutôt à un coup de force ! « L’ordre républicain » est à géométrie variable mais toujours adaptée au bon vouloir de certains... 






  • Corinne Colas Corinne Colas 6 mars 2015 14:14

    @lermontov

    Maintenant si vous voulez me chatouiller sur ma « pitié des petits zanimos », sachez que je plains autant les bestiaux à deux pattes car croire que l’éthique relève du religieux, c’est triste !

    Je retourne à mon assiette...


  • Corinne Colas Corinne Colas 6 mars 2015 14:05

    @lermontov

    Je parle « système », vous répondez « production », vous ne voyez qu’une partie du dessin, en plus en prenant un exemple qui n’a rien à voir comme « méthode » puisque vous citez Bourguignon !


    Qu’est-ce que l’alimentation traditionnelle ?

    « dans toutes les régions du monde, l’alimentation traditionnelle était fondée - et le reste dans certains pays et régions du Sud - sur les caractéristiques suivantes :

     Régime alimentaire basé sur la combinaison de végétaux : céréales et légumineuses complètes, dont les compositions complémentaires permettent un équilibre dans les huit acides aminés essentiels des protéines ; oléagineux ; féculents ; fruits et légumes ; apports modérés en produits animaux (poisson, viande) et produits laitiers et oeufs. 
     Une alimentation peu transformée, peu emballée, produite, commercialisée et consommée localement. 
     Une agriculture faiblement mécanisée et utilisant peu d’intrants chimiques. 
     Un lien fort et direct entre les paysan-nes et la population locale. 
     A partir de produits de base similaires, une grande diversité et inventivité alimentaire géographique et culturelle. »


    Qu’est-ce que l’alimentation industrialisée ?

    Je dois aller manger mes épinards alors du copié-collé (désolée) :

    « Ce mode alimentaire se caractérise par une forte transformation des produits consommés, des distances importantes entre producteur/transformateur et consommateur (en France la distance moyenne parcourue par un consommateur vers son lieu d’approvisionnement est de 25 km), un régime alimentaire généralement riche en produits raffinés, sucres rapides, graisses saturées, sel, viandes, pauvre en aliments de base non transformés, en céréales complètes, fruits et légumes, souvent carencé en en fibres et micronutriments essentiels (sels minéraux, vitamines), et un fort gaspillage des aliments (40 % sont jetés)...

    L’alimentation est d’une importance vitale pour l’humanité sur le plan nutritionnel, sanitaire, social, culturel... et géopolitique (autosuffisance ou dépendance alimentaire des pays). Paradoxalement, les évolutions de la production d’aliments n’ont à aucun moment fait l’objet d’un débat public, d’une réflexion globale de la société et des décideurs politiques. Elles n’ont pas été basées sur des politiques alimentaires et nutritionnelles définies, mais sur un ensemble de facteurs, comme les politiques agricoles, foncières et d’aménagement du territoire, des évolutions technologiques et agronomiques, les choix économique et financiers de la part des entreprises, le développement de la publicité, des changements dans les modes de vie, les rapports sociaux entre femmes et hommes, l’urbanisation, etc.


    Les aliments actuels, résultats d’assemblages internationaux

    Les ingrédients de base ne représentent en général plus qu’une part très faible du coût d’un produit alimentaire, par rapport aux coûts de la fabrication du produit fini, du transport, de l’emballage, de la distribution, du marketing et de la commercialisation. Dans le contexte de la mondialisation économique, de nombreux produits alimentaires résultent d’un assemblage impliquant plusieurs pays et des dizaines de milliers de kilomètres parcourus. Même les aliments non transformés, mais produits industriellement, comme les fruits et légumes, les poissons et crustacés, voyagent sur de longues distances. »

    La suite sur http://www.adequations.org/spip.php?article552


    Pour ceux qui aiment jouer avec les mots :


    L’OMS met en cause l’industrialisation de notre alimentation  :

    « Notre système alimentaire ne parvient pas à éradiquer la faim et il favorise l’obésité. Ce paradoxe vient d’être pointé du doigt par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    la suite sur



    Ou encore :


     »le bilan du système alimentaire actuel est bien plus contrasté et inquiétant, même dans le domaine de la santé. La longévité en bonne santé de la population n’est pas particulièrement bonne ; la prévalence du diabète, des maladies cardiovasculaires, des cancers et des autres pathologies dégénératives demeure bien trop élevée. Il y a pire, l’industrialisation de l’alimentation a provoqué une épidémie mondiale d’obésité et la France n’échappe pas à ce fléau. Le système alimentaire, qui a été mis en place après les trente glorieuses du développement économique, basé sur une agriculture productiviste qui ne cesse de détruire les emplois paysan, une chaîne de transformation industrielle et une grande distribution omniprésente, est loin d’être durable.

    En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/27/developper-une-politique-d-alimentation-durable_1839881_3232.html#2eDbJUIh1C2IuX6r.99




  • Corinne Colas Corinne Colas 6 mars 2015 13:30
    Ah Alinea, j’en rajoute une louche dans ton assiette :

    "« En Europe et en Amérique du nord, la plus grande partie des distributeurs d’aliments “biologiques” ont été rachetés par les grands cartels de l’agro-alimentaire : Nestlé, Cargill, Coca-Cola, etc. En France, par exemple, Lima et Danival ont été rachetés par Hain Celestial, aux USA, derrière lequel se cache l’argent de Monsanto, Walmart, Philipp Moris, City Group et Martin Lockeed. En France encore, acheter les produits bios de Bonneterre, de Bjorg, d’Evernat, d’Allos, de Tartex, d’Alter Eco... c’est participer à la prospérité du Hollandais Royal Wessanen, l’un des grands groupes Européens de l’agro-alimentaire. En France encore, 95 % des légumes bios commercialisés sont produits à partir de semences de variétés hybrides F1 ; ce qui signifie que le consommateur bio, par exemple, a une “chance” sur deux d’acheter un melon bio “Monsanto/Bayer/Syngenta” puisque ces trois groupes de la chimie possèdent la moitié des 250 variétés de melons inscrites dans le catalogue national du GNIS ; ce qui signifie que de très nombreux maraîchers bios sont complices de la destruction de la biodiversité alimentaire. En France encore, l’association Kokopelli est “certifiée” bio par Qualité France, qui a été racheté par Bureau Véritas, l’un des leaders mondiaux du contrôle industriel. Dans le Tiers-Monde, l’IFOAM (la fédération internationale de l’agriculture biologique) rabat du petit paysan pauvre pour produire du bio, et encore plus de bio, au service de l’export vers les pays riches, au service de l’industrie bio, et donc au service de l’industrie tout court. Ad nauseam. »




    Bref, il faut toujours garder les yeux ouverts, nous sommes cernés....

    Bonne journée quand même !
     smiley
     
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