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Corinne Colas

Corinne Colas

 
Sans désirs coûteux,sans envie, vivre tout simplement sa vie,
mais la garder inasservie... (E.Guillaumin)
Ne vivons plus comme des esclaves !

Tableau de bord

  • Premier article le 13/04/2012
  • Modérateur depuis le 09/03/2013
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Derniers commentaires



  • Corinne Colas Corinne Colas 19 février 2015 21:25
    « Pourquoi pas tout de suite ? » J’ai eu la même réflexion (bonjour Alinea) en découvrant les bonnes résolutions de Luc-Laurent. Peut être besoin d’un an pour franchir doucement les étapes : omnivore à végétarien puis végétalien ? Sans doute plus raisonnable qu’une déclaration de type « demain, j’arrête » de picoler, de fumer, d’engloutir des gâteaux etc. 
     smiley

    Notre cerveau a besoin de temps et de nombreuses répétitions pour mettre en place une nouvelle habitude, et celle-ci doit être facile, agréable... durable ! La vie est trop courte pour être malheureux(se). Avant mes cinq ans, je me suis trouvée par hasard dans un abattoir et l’on m’a retrouvée pleurant dans un parc à moutons, essayant de les sauver... la relation avec le contenu de mon assiette a été comprise dans son horreur très tôt. Ce fut un combat à contresens dès mon enfance pour prendre l’habitude d’être omnivore malgré mon rejet et d’autres mauvaises expériences comme les lapins et poulets tués et « préparés » à la maison.  

    Chacun est différent. Pour moi, ce fut une délivrance de devenir végétarienne (sans gluten sans produits laitiers de toute façon). Ne me séparait du végétalisme que l’usage des œufs. Lorsque ma dernière poule (sauvée comme ses copines d’un élevage) a rendu l’âme de sa belle mort dans son sommeil, la transition avec le végétalisme était déjà acquise sans peine. 

    « nous sommes des êtres d’habitudes et lorsque nous renonçons à l’une d’entre elles, quelle qu’elle soit, c’est une part de nous-mêmes qui meurt. » 

    Lorsqu’on remplace une mauvaise habitude par une bonne habitude, c’est tout notre être qui revit car alors le corps et le mental sont en harmonie.

    Difficile de juger une approche juste par un article mais je frémis (bon j’exagère mais on est dans le Sud) en lisant : « nous sommes prêts à beaucoup de sacrifices pour pouvoir continuer à penser que nos proches voient en nous une personne pleine de qualités ; une personne qui a, notamment, le courage et la détermination de se tenir à ses décisions quoi qu’il en coûte »... Hé oui, j’ai quand même le sentiment que tenter de devenir adulte, c’est justement vouloir échapper à cette faiblesse. (En plus, peser ce qu’il en coûte, c’est bien aussi   smiley )

    S’il y a sentiment de sacrifice et non de plaisir à entamer une nouvelle vie en accord avec sa conscience, il y a un problème. En plus, la démarche aura du mal à tenir dans le temps si l’on ne s’accepte pas : « mouton noir »’. Par expérience, comme tous les végétaliens/végétariens le diront, j’ose affirmer que sortir de l’omnivorisme, ne fait plus de nous, des « personnes pleines de qualité » aux yeux des « proches » les plus ouverts (les conjoint(e)s sont plus solides mais le temps d’adaptation est souvent rude). Devenir végé, c’est même le plus sûr moyen en général pour être détesté de façon irrationnelle tant le sujet de la bouffe touche à l’intime (lire plus haut).

    On entre alors dans une surenchère de mauvais exemples : les uns se servent des personnes malades pour critiquer, les autres citent des gens célèbres, souvent des sportifs, pour justifier leur régime alimentaire.

    Jusqu’où irons-nous pour prouver que nous ne sommes pas plus bizarres que les défenseurs de l’exploitation animale ? 


    Au-delà de la santé (que l’on vante un peu trop comme si on avait peur d’évoquer l’éthique), adopter un régime végé a un impact direct sur l’environnement bien plus que tout autre choix de vie. Cependant avoir le choix justement dans la façon de réagir à tout ce qui nous est imposé, fait si peur que l’on s’invente plein de mauvaises raisons pour justifier notre inaction. Là tout à coup, en étant végé même sans prosélytisme, c’est quand même une trahison pour tous ceux qui pensent comme vous... mais qui ne vont pas aussi loin que vous. 

    Notre pays compte moins de 2 % de végétariens (et encore moins de végétaliens) et pourtant, il y a une grande curiosité à notre égard, celle-ci se transformant vite en humour douteux malheureusement. 

    Toujours se rappeler que les pionniers en humanité n’ont jamais fait l’unanimité !
    Notre espèce s’est auto-proclamée « supérieure » mais l’esclavage des humains si combattu est encore d’actualité sous bien des formes défendues avec aplomb. C’est bien pour éviter une prise conscience identique à l’égard de l’esclavage des animaux et de leur massacre que la sentience chez les autres espèces soi-disant « inférieures », est volontairement passée sous silence dans l’argumentaire des omnivores. Et là aussi, on invoque sans pudeur un « ordre naturel » mais en remontant cette fois à la préhistoire. Cependant ceux-là même qui nous invitent à nous référer à l’époque où nos ancêtres vivaient dans des grottes, ne sont pas près à se séparer de leur téléphone mobile et de leur bagnole pour aller courir dans la prairie...

    Bref, ces détracteurs se ramassent à la pelle : Hitler végétarien, la B12, le « gros » cerveau grâce à la viande (les lions sont contents), le bio qui est de la merde/les nappes phréatiques pleines... (tout va bien Mme la Marquise), les quenottes et les intestins des uns et des autres, le cucul aussi puisque le végé a le sien (trop ? peut être) propre (l’accusateur pense donc que son propre postérieur est sale), le végé est aussi « zinzin » (le pire étant la variante culinaire crudivore), « débile », « fasciste », « impuissant », « fatigué »... (commentaires sous l’article récent de Robert Gil qui ne méritait pas ça)

    Parce que nous sommes polis (bien obligés sinon nous nous fâcherions avec tout le monde ou presque), il est bien pénible de faire toujours semblant d’entendre pour la première fois les mêmes blagues vaseuses et contrevérités diverses mais tourner le dos à un interlocuteur qui se croît drôle et original, le conforte dans son opinion car tout le monde sait que le végégarien/talien n’est pas un marrant mais un sectaire rébarbatif ! Bref quoi qu’on fasse, on a toujours tort de ne pas s’esclaffer des insultes pas toujours déguisées qui sont proférées à notre encontre... Comment s’étonner ensuite de l’agressivité de certains végés bien excédés ! Outre le fait qu’être végé n’est pas synonyme d’un certificat de sainteté, comme les omnivores qui n’ont en commun que leur goût pour les cadavres, un végé a lui en commun avec un autre végé : sa prise de conscience à l’égard de la souffrance animale, des dégâts environnementaux, voire de la malbouffe (pas toujours).... Certes, c’est déjà beaucoup mais cela ne fait pas de nous une entité vague à injurier globalement ! 

    Moi qui suis végétalienne plutôt crudivore (avec entraînement sportif régulier et intense tout au long de la semaine), il m’a fallu tomber encore sur des insultes et des inexactitudes. Alors disons-le tout de suite à l’auteur, ce n’est pas d’arrêter de manger de la viande qui sera le plus difficile car c’est tout une nouvel art culinaire qui s’offre à lui en retour avec d’excellentes recettes pleines de saveur et sans sans souffrance animale sur la conscience. En revanche, apprendre à être indifférent aux accusations sottes, c’est un vrai travail...

    ... qui n’est pas gagné si l’on ne sort pas de ça : 

    « l’image que nous avons de nous-mêmes est avant tout construite par l’intériorisation de la représentation que les autres se font de nous »


    Les végés perdent leur temps à expliquer leur choix à ceux qui refusent toute argumentation. La démarche très intime ne convainc que les déjà convaincus engagés ou prêts à s’engager sur un autre chemin. Dans une société interconnectée mais sourde, cela n’empêche pas d’écrire pour eux car il est important de savoir que personne n’est seul à penser certaines choses au sein de la multitude...


    Bon courage et tous mes vœux de réussite à l’auteur de cet article !





  • Corinne Colas Corinne Colas 1er février 2015 00:48

    Nous savons tous que nous ne vivons pas au pays de Oui Oui et que notre sécurité n’est pas assurée. 


    Sans que cela ne fasse scandale, on nous l’a précisé au plus haut niveau avec le message envoyé aux gamins :
    Valls aux lycéens : « Votre génération doit s’habituer à vivre avec » le terrorisme

    On a connu le « responsable, pas coupable », maintenant c’est « bien qu’élus, nous n’avons obligation de résultat » !

    Au lieu d’inciter aux procédures ridicules avec la délation des mioches sommés de répondre à une injonction Charlie assez folle, le gouvernement ferait mieux d’aller à l’essentiel car la police et l’armée n’ont pas un radis... 

    C’est plus facile de brasser du vent :

    « Un lycéen publie sur son mur Facebook une caricature qu’il trouve particulièrement « marrante » selon ses propres termes. En juillet 2013, Charlie Hebdosort une couverture qui montre un Egyptien se faire trouer de balles malgré un Coran tenu devant lui avec la légende « Le Coran, c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ». Le lycéen trouve sur Internet une parodie de cette caricature qu’il publie. Elle montre un journaliste tenant ce même exemplaire de Charlie Hebdo, troué de balles, avec la légende « Charlie Hebdo, c’est de la merde, ça n’arrête pas les balles ».

    Quelques jours plus tard, il est interpellé par la police chez lui et placé en garde-à-vue puis déféré le lendemain. Le parquet, requiert son placement en liberté surveillé et sa mise en examen pour apologie du terrorisme. Il a 16 ans…

    Quand des enseignants deviennent des auxiliaires de police

    La palme de l’hystérie collective revient incontestablement à ce chef d’établissement qui se reconnaîtra. L’histoire est racontée par une éducatrice chargée de recevoir les mineurs déférés en comparution immédiate. (2)

    Jeudi 8 janvier. Un collégien fait une minute de silence avec sa classe en hommage aux victimes des attentats. Vendredi, le professeur de français propose à ses élèves un débat sur ce qui vient de se passer. N’ayant pas bien compris qu’il s’agissait autant d’un piège que d’une réelle volonté de débattre avec les élèves, l’enfant lève la main et dit « ils ont eu raison ».

    Au lieu de demander des explications, d’écouter, puis d’expliquer comme tout bon professeur aurait dû le faire, le censeur lui ordonne immédiatement : « si tu penses ça, sors de ma classe ».

    La suite est hallucinante.

    L’élève se rend chez la Conseillère Principale d’Education qui lui explique pourquoi il était interdit de penser que les terroristes « ont eu raison ».

    Dimanche, l’enfant va à son match de foot. Il fait une minute de silence avec ses camarades. « C’était bien, on était tous en rond, on se tenait par le cou », raconte-t-il.

    Lundi matin à l’école, il est convoqué chez le principal. Mardi matin, il est re-convoqué. L’enfant s’excuse et exprime ses regrets.

    Mardi, le principal le convoque à nouveau, avec ses parents cette fois. Il leur apprend que leur enfant est exclu pour une semaine, « une mesure conservatoire »… En attendant le conseil de discipline où il risque une exclusion définitive.

    Mercredi, le principal, grand pédagogue devant l’éternel va porter plainte contre l’enfant au commissariat.

    Jeudi, l’enfant et ses parents se rendent à la convocation de la police « pour être entendu ».

    L’enfant est alors arrêté et placé en garde-à-vue.

    Il va passer 24 heures dans les geôles de la république nationale socialiste.

    Vendredi matin, menotté, il est présenté au juge pour une mise en examen d’apologie du terrorisme.

    A 14 ans, l’âge où les adolescents sont en pleine puberté, où ils sont en train de construire leur repères, où ils pensent plus aux filles qu’à la politique ou à leur avenir. A 14 ans, cet enfant aura connu l’enfermement dans une cellule, la garde-à-vue, les menottes, l’audition devant un juge… Pour 4 mots…

    4 mots de trop qui vont probablement lui valoir une condamnation qui le suivra tout au long de son existence. 4 mots qui lui vaudront d’être fiché parmi les auteurs d’infractions à caractère terroriste. 4 mots qui vont foutre toute sa vie en l’air.

    Ce qui est particulièrement révoltant dans cette histoire, outre le caractère totalement disproportionné de la procédure compte tenu de l’âge du présumé futur terroriste, c’est le véritable piège tendu par l’école aux enfants qu’elle pourtant est censée éduquer et protéger.

    Cet enfant ne demandait rien à personne. Il ne s’est pas exprimé dans la rue, ou même sur Internet. Il a simplement répondu à une question de son professeur.

    Alors que l’école devrait être un lieu de pédagogie, d’explications, de dialogues, nos gouvernants socialistes, bien aidés en cela par certains fonctionnaires zélés, sont en train de la transformer en lieu de délation et de répression, bientôt en un vaste camp de ré-éducation pour 12 millions d’enfants. »

    Heureusement cependant que les chauffeurs des bus scolaires savent fermer les oreilles ainsi que la plupart des enseignants non contaminés par l’attitude si peu efficace du Soviet Suprem... 



  • Corinne Colas Corinne Colas 1er février 2015 00:07

    Folie collective : 

    http://www.les-crises.fr/ahmed-8-ans-convoque-pour-apologie-du-terrorisme/

    “Le 21 janvier, nous avons reçu le signalement d’un chef d’établissement de Nice, qui avait été alerté et perturbé par les propos de ce jeune enfant de 8 ans. L’enfant avait dit en classe “Il faut tuer les Français”, “Je suis du côté des terroristes”, “Les journalistes ont mérité leur sort”, puis avait refusé la minute de silence”, indique Fabienne Lewandowski, directrice-adjointe de la sécurité publique des Alpes-Maritimes.

    “Lors de notre entretien, le jeune garçon a indiqué qu’il avait tenu une partie de ces propos, mais qu’il n’en connaissait pas vraiment la portée. Le but de cette audition était de comprendre ce qu’il s’était passé exactement, et ce qui avait pu le conduire à dire cela. On peut regretter que ça ait eu la forme d’une audition ordinaire, mais compte-tenu du contexte, il nous a semblé qu’on pouvait aller un peu plus loin”, poursuit la directrice-adjointe, qui précise que le père “a manifesté des regrets pour les propos de son fils”.



  • Corinne Colas Corinne Colas 28 janvier 2015 19:49
    La laïcité, ce n’est pas croire en rien, c’est juste respecter les autres ! 

    La liberté d’expression c’est la liberté de critiquer l’Islam pas d’insulter l’Islam.

    Quand je vois ça :


    c’est une critique fine (oui oui) de ce que l’homme fait à la femme au nom d’un Dieu.

    Quand je vois donc des dessins dignes des toilettes d’un collège considérés comme des critiques de l’Islam et non comme des insultes, et surtout érigés en tant que symboles... je m’interroge sur la finalité du faux combat qu’on veut nous faire mener... 

    Cela ne peut que se durcir de part et d’autre avec certains tombant à pieds joints dans l’émotionnel et d’autres qui à force de trop raisonner et à s’indigner avec bonne foi de ces caricatures, ne font que justifier la criminalité au prétexte que Charlie Hebdo « l’a bien mérité ».

    Il faut que tout le monde mérite quelque chose en ce moment... Je n’aime pas l’ambiance ! 


    Juste une remarque à l’auteur :

    "l’école dans ces zones urbaines difficiles manque cruellement de moyens" 

    J’ai de sacrées critiques à faire concernant l’école mais je suis choquée par la répétition de ce lieu commun. 

    Merci de nous communiquer vos sources parce que sur le terrain,on constate au contraire l’effort déployé pour « l’éducation » dans ces quartiers/zones/banlieues (cocher la case). C’est d’ailleurs le "deux poids-deux mesures" inversé si l’on compare avec l’école dans zone urbaine dite « non difficile », voire simplement l’école de la cambrousse. 

    Bref,les nouvelles mesures ne changeront rien à l’affaire car les enseignants ne sont pas responsables de la misère du monde et de la politique étrangère. Le problème est autrement plus complexe. Partout, les gens sont perdus... Ce n’est pas Nabilla, le dernier portable etc. qui vont remplir le vide ! Surtout dans ces quartiers où il est presque impossible d’espérer plus malgré tous les plans banlieues qui se succèdent. Dans un monde où l’on exalte la violence, il est à craindre que ceux à la tête pleine de soupe, choisissent des solutions extrêmes pour se sentir exister. On nous divise en communautés, on prend parti pour tel ou tel conflit. Paf, il arrive un moment où il y un effet boomerang sur notre propre sol. Des naïfs découvrent que nous sommes en guerre entre deux émissions télé.  Ramener tout ça à un débat sur l’école, c’est faire fi des vraies responsabilités.



  • Corinne Colas Corinne Colas 26 janvier 2015 00:51
    « J’ai organisé des débats avec mes six classes de terminale. Le but était de comprendre les causes du terrorisme en sortant autant que possible de la passion et de l’émotion du moment ». 

    Allez hop en cabane pour avoir fait son travail !

    Cette arrestation est un message adressé aux profs... 

    La ligue des droits de l’homme a du pain sur la planche avec la France. 

    Une bonne gouvernance, c’est éviter de se faire des ennemis. Résultat, nous voilà plutôt détestés à cause d’une politique irresponsable qui met les Français en danger. 

    Malheureusement, à l’intérieur de notre propre pays,nous ne sommes pas plus en sécurité, même notre « gouvernement » veut faire peur avec les vieilles recettes éprouvées. Tout le monde va être vacciné contre la gauche après cette belle démonstration. Ils ne sont pas fous, on sait où cela va nous mener tout ça : « vite un bureau de vote, n’importe quoi mais pas eux surtout ! » C’est la nouvelle méthode pour contrer un grand ras-le-bol qui conduit à l’abstention... Un remake à l’envers des dernières élections est prévisible car Mélenchon et les Verts même réunis, n’arriveront pas à faire croire qu’ils sont Podemos de toute façon.
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