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Senatus populusque (Courouve)

Tableau de bord

  • Premier article le 10/06/2005
  • Modérateur depuis le 14/04/2009
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Derniers commentaires



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 17 février 2006 15:22

    Aux deux articles I-1, § 2, et I-58 du Traité constitutionnel, il n’est exposé aucun critère permettant de distinguer un « État européen » d’un autre État. « Le Traité constitutionnel ne contient effectivement pas de définition des frontières de l’Europe » doit reconnaître Me Robert Badinter (communication personnelle, 2005). L’acceptation de la candidature de la Turquie (l’ouverture des négociations d’adhésion, promise pour le 3 octobre 2005, a été effectuée) montre que la Turquie, pays d’Asie, est déjà considérée, contre toute logique géographique, comme un État européen (en fait, comme un candidat accepté depuis un Conseil européen de 1999), ce qui devrait mener à son adhésion. C’est donc une Europe sans frontières et sans véritable identité culturelle qui est en marche. La géographie serait-elle soluble dans la politique ? Ce Traité constitutionnel, dont l’Acte final avait déjà été co-signé par la Turquie (page 165 du document envoyé aux électeurs, en bas de la deuxième colonne) en tant qu’État candidat, et non en tant que simple observateur, comme je l’avais cru tout d’abord - voir, au bas de la page Convention, la liste des observateurs véritables, et, plus haut, les noms des trois représentants turcs - n’est pas indépendant de la question de l’adhésion (la Bulgarie et la Roumanie ont également co-signé le Traité en tant que candidats, mais pas la Croatie). Parmi les 105 personnes composant la Convention, il y avait en effet ces trois Turcs. « Est-ce que la Turquie est européenne ou pas européenne, ce n’est pas un problème » balançait négligemment le président Jacques Chirac aux « jeunes » le 14/04/05, avant son accident cérébral. Mais le problème principal, en effet, c’est sans doute ... Jacques Chirac, et l’ancien ministre Michel Barnier (un des 105 conventionnels) quand il croyait rassurer en disant que la Turquie avait bien signé l’Acte final, mais pas la Constitution ... Le statut d’État candidat accepté apparaissait encore dans le Rapport de la Présidence de la Convention au Président du Conseil européen en date du 18 juillet 2003 (CONV 851/03) ; aucune distinction n’y était faite entre les candidats devenus membres en 2004 (les dix) et les trois autres candidats (Bulgarie, Roumanie, Turquie). Selon le député européen Alain Lamassoure (France), « en acceptant de classer la Turquie parmi les pays candidats à l’adhésion, le Conseil européen de décembre 1999 [Helsinski, Chirac-Jospin] a abandonné d’un coup le seul critère objectif [géographique] et a compromis la fixation même de frontières ultimes de l’Union. [...] Mal gérée depuis l’origine, la question turque menace de faire échouer tout le projet européen. » (Le Figaro, 6 octobre 2004). On peut encore échapper aux conséquences de cette acceptation. L’adage pacta sunt servanda [les conventions doivent être honorées] est tempéré en droit international par la clause rebus sic stantibus [les choses restant ce qu’elles sont]. Or l’évolution de la menace islamique, le refus de la Turquie de reconnaître Chypre et de permettre des relations commerciales avec elle, et surtout l’opposition résolue de plusieurs opinions publiques nationales à cette adhésion, voilà autant d’éléments qui auraient dû conduire le gouvernement français à confirmer la position exprimée par Dominique de Villepin le 2 août 2005, et l’U.M.P. à exiger l’annulation de l’ouverture des négociations.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 17 février 2006 12:26

    « Le problème se trouve dans la perte de tolérance et dans le désespoir face à une mondialisation qui nous inonde d’information sans que pour autant nous puissions mieux communiquer. »

    L’information ne dispense pas de la nécessité de la maîtrise du savoir et de la langue.

    Pour paraphraser Rabelais, « Information sans formation n’est que ruine de l’âme. »



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 février 2006 23:28

    Vous ressentez une oppression, nous ressentons une invasion.

    Comment sortir de ce dilemne ??



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 février 2006 20:32

    Que le Canada ait eu à prendre cette décision montre que l’islamisation, c’est pas seulement en France.



  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 16 février 2006 14:32

    À la différence de l’Ancien Testament (Lévitique), la peine de mort pour homosexualité n’est pas prévue dans le Coran.

    « Si deux d’entre vous font une infamie (ou un acte), sévissez. S’ils reviennent et s’amendent, laissez-les. » Sourate IV (les femmes), verset 16 ou 20 (suivant les éditions).

    « Loth disait à son peuple : Allez-vous faire cette infamie (ou ces abominations) que personne au monde n’a faite(s) avant vous ? Vous qui couchez avec des hommes au lieu de femmes, certes, vous êtes des effrénés. » VII (l’A’araf ou les franges), 78-79 ou 80-81.

    « Quand nos messagers vinrent chez Loth, il en fut affligé et oppressé. Il dit : C’est un jour terrible. Son peuple, coutumier d’infamies (ou d’actions infâmes), accourut. Il leur dit : O mon peuple, voici mes filles, ce serait plus pur pour vous, mais ne craignez Allâh et m’outragez pas dans mes hôtes. N’y a-t-il pas d’homme sensé parmi vous ? Ils répondirent : Tu sais bien que nous ne réclamons pas tes filles, tu sais bien ce que nous voulons. » XI (Houd), 77-79 ou 80-81.

    « Les gens de la ville venaient gais. Il [Loth] leur dit : Ce sont mes hôtes, ne me déshonorez pas. Craignez Allâh et ne me couvrez pas de honte. [...] Il dit : Voici mes filles, si vous voulez. Mais, par ta vie ! ils étaient aveuglés d’ivresse. » XV (Al-Hijr), 67-69, 71-72.

    “Nous avons donné à Loth l’illumination et la science et nous l’avons sauvé de la ville infâme et de la race mauvaise et perverse (ou d’un peuple méchant et de mœurs ignobles). » XXI (les prophètes), 74.

    « Est-ce que vous irez aux mâles de ce monde (ou de tout l’univers) et laisserez vos femmes que le Seigneur a créées pour vous ? car vous êtes des transgresseurs (ou un peuple transgresseur). » XXVI (les poètes), 165-166.

    « Loth disait à son peuple : Allez-vous faire cette infamie (ou commettre une action infâme), vous qui voyez ? vous désirez (ou vous avez commerce charnel avec) des hommes au lieu de femmes, vous êtes des ignorants ! Pour toute réponse, son peuple dit : Chassez de la ville la famille de Loth qui se pique de pureté. » XXVII (la fourmi ou les fourmis), 54-56 ou 55-57.

    « Loth dit à son peuple : Vous faites une infamie (ou une abomination) que personne au monde n’a faite avant vous. Est-ce que vous approcherez des mâles ? » XXIX (l’araignée), 27-28 ou 28-29.

    « Loth les avertissait que nous les saisirions (ou de l’action violente), mais ils en ont douté. Ils voulaient qu’il les laisse abuser de ses hôtes, mais nous avons aveuglé (ou crevé) leurs yeux. » LIV (la lune), 36-37.

    N.B. Ces références sont faites d’après :

    1 : l’édition en coll. Points, au Seuil, en 1998 (réimpression de juin 2001) ; traduction de Jean Grosjean pour les Éditions Philippe Lebaud, 1979. 2 : l’édition en coll. PBP, chez Payot, en 2001 ; traduction d’Édouard Montet en 1958. 3 : l’édition en coll. Folio classique chez Gallimard, en 2001 : traduction de Denise Masson en 1967.

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