@Adèle Coupechoux A chaque étape du confinement et de sa levée progressive, certaines mesures relèvent du total contresens. Ainsi la fermeture des parcs dans les « zones rouges » en Mai dernier, que vous évoquez, alors qu’au contraire il fallait inciter à prendre l’air et se déconcentrer des trottoirs urbains. Lors du confinement de Novembre, les parcs étaient ouvert, mais la limite des « 1 km » les rendait inaccessibles pour la plupart des habitants, cette limite faisait du reste la risée du reste du monde.
Tout cela provient de technocrates qui ne sortent pas de leur bureau et cherchent à tout crin des mesures restrictives, sans cohérence. On retrouve cette incohérence avec l’autorisation de se faire livrer des plats préparés (là où ça existe) mais l’interdiction d’aller les chercher soi-même. On la retrouve aussi dans la consigne de réduire au minimum les convives pour les fêtes, mais désormais l’autorisation de sortie des résidents d’Ehpad ...que l’on ne peut pas emmener au restaurant puisqu’ils sont fermés.
@Adèle Coupechoux Les seuls « lieux de plaisir » qui restent sont les temples de la consommation, et dans certains rayons et aux caisses, les clients se bousculent à 8 personnes au mètre carré plutôt que 8 mètres carrés par personnes. Et en plus, on va avancer l’heure de fermeture (beaucoup de grands magasins ferment tard en période de fête), pour qu’on se bouscule davantage !
@ETTORE En fait, pour cette seconde vague les cliniques privées sont incluses dans la boucle, et le nombre de personnes en réanimation est sensiblement inférieur à la première vague, car des traitements moins « extrêmes » sont mis en oeuvre -il y a réel progrès dans ce domaine avec la connaissance de la maladie-. La question des « opérations reportées » est spécifique aux zones les plus touchées, mais pas justifiée au niveau national. Il y a pas mal de dramaturgie dans la communication, car la situation sanitaire et hospitalière présente est redevenue correcte, mais ils craignent un nouveau rebond avec les fêtes.
Effectivement, comme cela avait été le cas lors du déconfinement du 11 mai, les contraintes devraient être différenciées selon la gravité de la situation dans chaque département. peut-etre même les départements en « rouge » devraient avoir des restriction d’accès et de sortie, pour éviter la propagation.
Par contre, concernant l’heure du couvre feu, c’est justement là où la foule risque d’être la plus dense à une heure tardive que la mesure peut s’avérer justifiée, un couvre feu dans un village n’a strictement aucune raison d’être. Et par ailleurs, comme indique l’auteur de l’article, les grandes villes peuvent bénéficier de services de livraison à domicile, pas les villes petites et moyennes (même en périphérie des métropoles). Pouvoir acheter une pizza ou un plat préparé « à emporter » pour dîner même au delà de 20h, c’est ce que nous pouvons faire en ce moment dans le cadre du confinement, parler d’« allègement » alors qu’il y a un « durcissement » relève du cynisme. Attention, le rythme d’une pizzéria ou un fast food ne permet pas de servir toutes les commandes avant 20h, cela induirait bousculade et impossibilité de servir tous les clients.
@Eric F ils ont effectivement ressorti les mêmes dérogations que celles du couvre feu d’octobre, qui était spécifique aux grandes métropoles, et commençait à 20 heures. Ils ne se sont absolument pas posé la question de ce qu’implique la généralisation à tout le pays et en commençant plus tôt. C’est du pilotage à vue par temps de brume avec un bandeau sur les yeux !