@Séraphin Lampion J’ai spécifiquement évoqué le principe de payer les ouvriers un salaire permettant la consommation de masse, qui est une vision du capitalisme qui incorpore l’aspect de la « demande ». Pour autant il ne s’agit pas d’une approbation de l’ensemble de ses conceptions en matière d’organisation du travail, d’idéologie (on l’accuse aussi d’antisémitisme), etc.
@Emohtaryp ce n’est pas Macron qui est un chef d’état quasi monarchique, il est en fait une girouette qui suit le vent dominant imposé par le comité scientifique et les catastrophistes qui défilent sur les chaines télé...
@Séraphin Lampion « ils scient la branche sur laquelle ils sont assis, mais ça ne les empêche pas de continuer à scier ! » Un exemple de capitaliste « conséquent avec lui-même » était Henry Ford I, qui considérait qu’il fallait payer les ouvriers suffisamment pour qu’il puissent s’acheter les voitures qu’ils produisaient : il n’y a pas de marché sans consommateur Or tout est fait pour supprimer le « producteur-consommateur » ; restent les très hauts revenus financiers (le niveau surréaliste de la bourse par rapport à l’économie vraie en atteste), et de quelques secteurs focalisés sur le « luxe ».
@CN46400 En effet le capitalisme dérégulé fonctionne ainsi, mais est-ce bien le modèle idéal pour l’humanité ? Transporter des marchandises sur des dizaines de milliers de kilomètres (on va actuellement jusqu’à affréter des avions de ligne sans passagers pour bourrer les soutes de produits importés), être dépendant de fournitures extérieures en période de pénurie (on l’a vu pour les masques et médicaments lors du pic épidémique), faire disparaitre des emplois dans certaines régions du monde, tout cela sont des conséquences néfastes de ce type d’approche.
Mais, de la part des Chinois,
« exiger un taux d’intégration local » aux produits qu’on leur vendait ne relevait en aucun cas du capitalisme, mais de l’intérêt national. Alors, oui, les entreprises se sont alors lancé dans les délocalisations compétitives selon les principes du capitalisme, non pour réduire les prix mais augmenter les marges. Mais pourquoi nous, Européens, devrions nous renoncer à cet intérêt national ou continental qu’on reconnait à la Chine, au titre d’un capitalisme pur et dur ?
Si Trump, malgré ses extravagances, débordements et turpitudes personnelles, a quand même recueilli 70 millions de voix aux dernières présidentielles étasuniennes, c’est qu’il a réintroduit l’intérêt national dans le pilotage économique de son pays, au bénéfice de l’emploi et du pouvoir d’achat -même si, à l’intérieur, les règles du capitalisme étaient appliquées plus que jamais-.
"Les pays asiatiques commerceront désormais de préférence avec d’autres
pays asiatiques et tous les pays non asiatiques deviendront des
« partenaires » secondaires«
Eh bien ce serait une excellente chose qu’ils commercent entre eux et que l’on rapatrie chez nous la fabrication des produits industriels dont ils inondent notre marché. Exactement comme a fait la Chine (et les autres émergents), d’exiger de fabriquer chez eux ce que nos entreprises leurs vendaient, ils ont ensuite attiré la R&D et acquis le savoir-faire, dont ils ont désormais pris le leadership du fait de leur taille et aussi de leur volontarisme d’état.
La »Communauté Economique Européenne« prévoyait initialement la »préférence communautaire" pour le commerce intérieur, avant de céder à la mondialisation dont l’UE est la dupe.