@Séraphin Lampion Effectivement, « la finance » s’accommoderait fort bien du Brexit et accroitrait son influence sur le Royaume Uni, du reste Trump lui a proposé un association plus étroite, c’est à dire un tutorat par les USA.
Le « fameux » G30 n’est pas spécifiquement influent sur l’Union Européenne, mais tout autant sur l’ensemble des pays du monde occidental et pays dépendants.
L’évasion fiscale n’est pas spécifique à l’Union Européenne, elle existe dans tout pays qui n’est pas lui-même un paradis fiscal.
Donc le véritable problème réside dans la mondialisation financière, on voit avec le Vénézuéla les difficultés des pays qui cherchent à en sortir.
Le Conseil Européens est composé des chefs d’états et de gouvernement, et leurs ministres, élus dans leur pays. il s’agit donc d’une association d’états dont les gouvernants copilotent l’Union.
La commission est désignée par le Conseil avec approbation du Parlement Européen, qui peut la révoquer. elle n’est pas initiatrice de la politique générale de l’union, mais la met en oeuvre.
Ceux qui voudraient que les gouvernants de l’Union soient directement désignés par « le » peuple de l’UE (tous pays confondus) sont les partisans d’une Europe Fédérale, et non pas d’une Europe des Etats. On ne peut pas défendre à la fois une chose et son contraire.
@Intru Sauf que l’or est une substance tangible et durable, des objets en or de l’antiquité gardent au moins la valeur de la quantité d’or qu’ils contiennent, alors que le bitcoin est intangible, sujet au hacking et à la falsification, un malware ou une simple rumeur pourrait l’anéantir.
Dans le scrutin de dimanche, l’aspect européen et l’aspect national sont très liés, parce qu’il s’agit d’un modèle de société. On pense un peu aux études sur l’URSS par Hélène Carrère d’Encausse, qui opposait l’Empire communiste et les Nations, or ici l’enjeu est la prépondérance de l’Europe libérale par rapport à la prépondérance de l’intérêt de chaque Nation. Dans les deux cas il y a une idéologie à la clé : le marxisme internationaliste pour l’URSS, le libéralisme mondialisé pour l’UE. Bien sur l’aspect coercitif des deux systèmes n’est pas de même nature.
De ce fait, dans un vote « contre » la liste LREM (il semble du reste que le sigle soit devenu LaREM), l’aspect sanction et l’aspect conviction sont combinés, même s’il ne s’agit pas forcément d’adhésion au programme de la liste « protestataire » sur laquelle porte le vote.
A propos de « désaveu », c’est la panique à bord, Macron mouille la chemise pour rassembler ses troupes, les média volent au secours de la sacro-sainte UE qui distribue si généreusement ses largesses, et focalisent leurs attaques contre la liste donnée en tête dans les sondages. On a vu lors de la campagne politico-médiatique de 2005 que ce genre de tactique peut avoir un effet inverse de celui escompté.