Et vous vous résumez l’identité à la couleur de la peau.
Mais bien sûr que non. La couleur de peau est une convention et tout le monde, sauf vous et le nain de jardin, comprend que c’est une convention, destinée à éviter de longs et fastidieux développements.
Une convention qui induit un certain nombre de choses et, en tout premier lieu, la conscience d’être ce qu’on est : « Nègre, je suis, Nègre, je resterai », écrit Césaire en titre des entretiens qu’il accorde à Françoise Vergès, mais bien entendu Nègre martiniquais, Nègre descendants d’esclaves, pas Nègre tout court. Et c’est quelque chose qu’il ressent au plus profond de lui-même.
Une dimension qui vous manque, mais qui manque aussi à Sarkozy – unj point commun qui devrait vous enchanter -, le premier cosmopolite président de la République et,par conséquent, le moins « président français » qui se pouvait imaginer. Ce qui à mon avis lui interdira définitivement de remonter sérieusement dans les sondages. Les Français ne s’identifient pas plus à lui, qu’il ne s’identifie à eux.
« Vous êtes blanc, oui comme un suédois, un grec, un arabe. »
Mais là n’est pas l’essentiel. Hier en fin d’après-midi (17H51), à Svenn qui écrivait « …les racistes vont avoir un problème parce que les iraniens ou les Afghans du Nord sont plus "blancs" que "beige". », je répondais :
« Alors, moi qui ne suis pas raciste, ça ne me pose aucun problème.
« Tout au contraire, cela confirme ce que je me tue à répéter : à savoir que l’impéritie globale, l’inaptitude au développement, la stérilité artistico-intellectuelle, le fatalisme, la soumission aux forces de la nature, ne résultent pas de la couleur de peau, ni d’une question de latitude, mais bel et bien de la culture au sens large, de la psychologie, des structures mentales, des peuples considérés ! »
Tiens, je suis sur que vous vous sentez plus proche d’un noir partageant votre vision racialiste du monde que de moi, ou d’autres intervenants de ce fil, non ?
Si par proche, vous entendez « affinités intellectuelles », alors oui, j’en suis effectivement beaucoup plus proche.
P.S. - Je ne ressens pas le besoin de vous traiter de sinistre con, mais c’est parce que j’ai d’autres arguments...
Quant à traiter d’abruti Michel Serres, mon pauvre Dalziel ; si tu avais le 10ème du 1/4 de son intelligence, tu ne nous gartifierais pas de posts plus stupides et abjects les uns que les autres.
Croire que quelqu’un est intelligent, parce qu’il les mêmes idées que soi, ou parce qu’on a les mêmes idées que lui, est une erreur fréquente chez l’être humain. Moi, je m’en suis affranchi.
S’agissant de M. Serres, j’affirme que tout son système de réflexion repose sur des postulats retenus par les Lumières, que les siècles suivants ont démenti.
Qu’il ne s’en soit pas avisé, ne plaide pas en faveur de son intelligence.
Quant à mes posts - touche pas à mon post - s’ils te paraissent abjects, c’est uniquement en ceci qu’ils tiennent compte de réalités qui te dérangent et qui réduisent à néant tes utopies universalistes...
C’est pas grave. Continue comme si de rien n’était...
J’aimerais que vous m’expliquiez ce qu’est le "chez nous" et le "chez eux".
Demandez aux Cherokees et aux descendants de leurs esclaves noirs – parce que les Cherokees, comme de vulgaires Sudistes, avaient des esclaves nois -, ils vous expliqueront
Et dans votre système de pensée, que faites-vous des populations nomades dont le "chez eux" est mobile ?
Et bien figurez-vous que même eux, ils ont le sens d’un chez eux.
En Suisse, les Yenish refusent, désormais, de partager les mêmes aires de stationnement que les gitans français, au motif que ces derniers sont sales, foutent le souk, transforment les emplacements en porcheries mal tenues, et que leur mauvais genre ternit l’image des "nomades de souche".
Comme quoi même les fils du vent se reconnaissent une identité attachée à un territoire. Ca la fout mal, hein dis ? Vous savez quoi ? Vous devriez, de temps en temps, songer à rafraîchir vos idées reçues, en faisant l’effort de vous intéresser aux vrais gens !
« D’ailleurs j’attends toujours que ces grands théoriciens me donnent les standards de la "race blanche". »
Il n’y a pas de standards de la race blanche, comme il n’y a pas de standards des autres races. Vous êtes ridicule Masuyer avec vos enculages de mouches que vous imaginez gênants, et qui ne font que souligner votre suffisance simplette d’ignorant pitoyable.
Lorsque Aimé Césaire parle du « nègre fondamental » qui est en lui, « par-delà toutes les couches de civilisation » il sait parfaitement ce qu’il veut dire et tous ceux qui ont des oreilles l’entendent. Césaire signifie son appartenance à un peuple dont il est à la fois issu et solidaire, ce qui manifestement vous manque.
Quand, en 1854, le chef Seattle délivre son message célèbre, qui est une longue ode à la gloire de l’ »homme rouge », il n’imagine certes pas qu’un jour, un imbécile invoquera de possibles standards de la « race rouge »…
Et bien, cet imbécile,l Masuyer, c’est vous, avec votre ironie à la con qui ne se rend pas compte que nier son identité à lui, revient à nier les identités de tous les autres.
Vous croyez emmerder les Blancs que nous ne sommes, vous ne faites qu’insulter les hommes noirs et les hommes rouges qu’ils furent. Brillante attitude !
Oui l’espece humaine évolue toujours, et pourtant, nous allons certainement vers une homogénéisation. Les deux ne sont pas incompatibles.
Mais très franchement, c’est le monde que nous allons léguer aux générations immédiatement futures qui nous motive.
Ce que sera, éventuellement, peut-être, sous toutes réserves, si ceci et pour autant que cela, la race humaine dans 20’000 ou 30’000 ans, on s’en fout avec une profondeur qui donne une idée de l’infini !