Tiens-donc, non seulement je ne savais pas qu’il y avait des naissances autorisées et d’autres non, mais surtout, j’apprends que pour être un parent moralement responsable, il faut savoir choisir l’enfant que l’on met au monde...
Si la règle de la société sans règles, c’est J’ai envie, donc j’ai le droit, elle s’applique tout pareillement dans sa forme négative : J’ai pas envie (d’avoir et d’élever un enfant handicapé*, en l’occurrence), donc j’ai le droit aussi.
Ca n’a donc rien à voir avec quelque responsabilité morale que ce soit. D’ailleurs, l’action « sur tous les fronts » - le Tavernier dixit - des Caillavet et consorts, à quoi tend-elle, en bout de course, si ce n’est à libérer les hommes (et les femmes, of course) du boulet de la responsabilité morale ?
Le bilan provisoire se situe déjà au-delà des espoirs les plus fous…
*Ici, celui qui n’a pas envie, se réfugie derrière la condition future de l’enfant, c’est pour son bien qu’on ne le fait pas naître. Si, par la suite, on n’a pas à s’emmerder avec un infirme, ce n’est, bien sûr, qu’un effet collatéral.