Je suis d’accord avec vous sur la tragédie que représente l’extermination des homosexuels par les nazis...
QUELLE EXTERMINATION ????
Florence Tamagne explique dans son livre Histoire de l’homosexualité en Europe : Berlin, Londres, Paris - 1919-1939 (Seuil, 2000) : « Il est très difficile de dire combien d’homosexuels ont été victimes du nazisme. Une estimation globale, à partir des statistiques officielles du Reich, des statistiques nazies subsistantes et de l’aide-mémoire du Dr Wuth, permet d’évaluer le nombre d’homosexuels fichés par la Centrale du Reich pour la lutte contre l’homosexualité et l’avortement à environ 100 000. Parmi eux, environ 50 000 furent condamnés. Entre 5 000 et 15 000 homosexuels furent envoyés en camp de concentration. »
Source : Sites des associations françaises de lutte contre le sida
S’il l’on admet qu’il y avait, en Allemagne, en 1933, quatre millions d’homosexuels (5 % de la population), dont la moitié d’hommes, les déportés en camps de concentration, représentent entre 0,25 et 0,75 % de la communauté. Et tous ne sont pas morts !
Par conséquent, utiliser le même terme, extermination, pour désigner la déportation d’une très petit nombre d’homosexuels, et la destruction physique de 40 % de la population juive européenne, est une escroquerie intellectuelle majeure.
Les homosexuels parlent donc d’extermination, mais ils s’empressent de préciser : "...les travaux menés sur la déportation homosexuelle ne doivent pas servir à dresser une comptabilité répertoriant les déportés par catégorie, à hiérarchiser les victimes en fonction de leur nombre ou de leur spécificité. L’oeuvre de mémoire doit être collective, ouverte, indivisible. Ben voyons...
Ca rappelle l’histoire de la souris qui, courant à côté d’un éléphant, lui dit : « T’as vu la poussière qu’on soulève ? » L’éléphant peut choisir de faire plaisir à la souris en approuvant, mais rien ne l’oblige à marcher dans sa combine...
Adepte de la méthode Coué, Pierre JC Allard écrit : « ...je crois que l’homophobie est en voie de régression en Occident... », alors qu’en réalité de nombreuses personnes, victimes du terrorisme intellectuel ambiant, n’osent plus dire ce qu’elles pensent.
Ainsi constate-t-on que dans la 10e circonscription du Nord, Christian Vanneste a été brillamment réélu, comme quoi si l’homophobie régresse - ce qui n’est pas prouvé -, la réprobation de l’homophobie ne progresse pas - ce qui est démontré.
Par ailleurs, le problème de l’acceptabilité de l’homosexualité est ailleurs. A une époque où les gens font de moins en moins d’enfants, apprendre un beau - c’est une façon de parler - jour, qu’on n’aura jamais de vraie descendance, née d’un homme et d’une femme qui s’aiment, sera perçu comme une véritable tragédie par des ersatz de grands-parents affublés d’ersatz de petits-enfants...
Je me souviens d’une émission de la Télévision suisse romande, au cours de laquelle un porte-parole de la communauté homo a brandi une seringue..., En fait, LA seringue avec laquelle il pouvait, glapissait-t-il, ensemencer une mère porteuse, quand il le voulait...
Ce n’était pas obscène, c’était sordide et nauséeux.
Les journalistes sont la caisse de résonance sans laquelle aucun message du candidat n’arrive à sa cible : l’élécteur.
Où allez-vous chercher des idées pareilles ? L’électeur reçoit des messages par cent canaux différents, mais comme il sait des mois à l’avance pour qui il votera quand le moment sera venu de le faire pour de bon (deuxième tour, dans le cas de la présidentielle), tout ce blabla ne sert à rien, sinon à le distraire au long de la campagne.
En outre, il se détermine à partir d’arguments plus subjectifs et émotionnels les uns que les autres. Croire que le journaliste sert d’interméiaire entre le politicard et l’électeur, en lui transmettant un « message » renvoie au XIXe siècle...
Mais j’admets qu’il y a certainement des journalistes, par besoin de s’imaginer utiles, qui croient remplir ce rôle. Laissons-les à leurs chimères, puisqu’elles ne mangent pas de pain.
J’ai lu et relu l’article ; j’ai regardé et écouté l’interview... Une journaliste a rencontré un ex-journaliste et ils ont évoqué des histoires de journalistes.
Apparemment, ils ne sont pas contents des connivences existant entre les vedettes des médias et les vedettes de la politique...
Ces gens appartiennent à la France d’en-haut, ils participent aux mêmes événements, ils fréquentent les mêmes plateaux de télévision, les mêmes cantines et les mêmes lieux de vacances, ils ont, à peu de choses près, les mêmes formations intellectuelles, les mêmes fondamentaux « politiquement correctes », les mêmes styles de vie, les mêmes goûts...
Ca crée forcément des liens et ça mouchette inévitablement les fleurets...
Mais où est le problème ? Et de quelle nature est-il ?
C’est ce que ne disent ni M. Carton, ni Mme Delmas...
Est-ce à dire que les électeurs voteraient différemment s’ils recevaient les informations que M. Carton souhaite qu’ils reçoivent ?
Est-ce à dire que la masse électorale prendrait effectivement connaissance des informations que M. Carton souhaite qu’on lui destine ?
A-t-on des raisons de penser que les médias, et les médiateux, exercent une influence sur les choix des électeurs ?
Le 16 février, intervenant dans un forum suisse consacré à la présidentielle, j’annonçais la défaite de Mme Royal : « L’écrasante majorité des millions de voix de Jean-Marie Le PEN est désormais* promise à Sarkozy, ce qui constitue un handicap rédhibitoire pour un résultat final devant se jouer à 1,5 à 2 millions de voix de différence. C’est arithmétique. »
La différence de voix était sous-estimée, parce que la participation l’était et, répondant à un contradicteur, le 18 février, je précisais : « Quant aux deux millions de voix, avec 30 millions d’électeurs, c’est du 16 à 14, soit du 53/47 %. Avec un report massif des voix du FN sur Sarkozy, ça se tient merveilleusement bien. »
Au final, Sarkozy a obtenu 53,06 % des voix, Mme Royal, 46,94 %.
Or, je n’y ai aucun mérite ! Je l’ai dit, cette « prophétie » se basait sur des données arithmétiques simples, c’est-à-dire les poids respectifs, bien établis, des forces politiques, en présence sur la scène présidentielle française depuis dix ans.
Des centaines d’heures d’émissions télévisées, des dizaines de sondages, des milliers d’articles, n’ont rien changé à un résultat final, que n’importe qui pouvait déterminer, après s’être muni d’une feuille de papier et d’un crayon...
Alors, très franchement, je ne vois absolument pas de quelle manière, un engagement différent des journalistes, dans la campagne, aurait pu modifier les courants profonds résultant de l’intrusion de Sarkozy sur les plates-bandes du Front national.
* A un moment donné, une part de l’électorat Front national semblait sensible à la filiation militaire de Mme Royal et à ses origines « de souche » face à un « issu de l’immigration » plus mondialiste que patriote... Ces préjugés favorables n’ont pas résisté à l’accumulation des bourdes...