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Daniel RIOT

Daniel RIOT

Actuellement Directeur de Relatio-Europe l’Europe en direct et en revue, le cyberjournal des Européens attachés aux valeurs du Conseil de l’Europe

Journaliste, essayiste et conférencier, je « couvre » les affaires européennes depuis 1969 : j’ai eu ainsi le privilège de rencontrer la plupart des acteurs majeurs de la « construction européenne » et de publier d’innombrables articles sur cette aventure collective sans précédent..
Ancien grand reporter, éditorialiste et rédacteur en chef adjoint des Dernières Nouvelles d’Alsace jusqu’en 1994, Directeur de la Rédaction européenne de France 3, producteur de l’émission « Européos » jusqu’en juin 2006, j’ai collaboré ou collabore à plusieurs revues européennes dont « Emois », la « Quinzaine européenne », « le Pont de l’Europe » et « L’ Européenne de Bruxelles ».
Dernier ouvrage paru : "L’Europe,cette Emmerdeuse" (City ed.) 

[décédé le 28 février 2009]

Tableau de bord

  • Premier article le 05/10/2005
  • Modérateur depuis le 12/10/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 21 mai 2007 20:11

    Rassurez-vous. cela n’a rien d’allusif. J’ai développé cela longuement et souvent. mais l’heure n’est pas celle de refaire la campagne pour le oui ou pour le non au referendum... Le mal a été fait. Et il se paye cher !Mais la pire des cécités,c’est l’aveuglement volontaire.



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 6 février 2007 23:03

    Pour ceux qui s’intéressent à l’Europe et à l’Histoire... « Le Grand PAIR de l’EUROPE »

    Je reprends ici intégralement mon éditorial de RELATIO >>>>> Je suis un fanatique de l’unité européenne... Que chaque génération compte des « pères de l’Europe » !... Au corps économique, il faut ajouter une tête politique, un cœur social et une âme culturelle.... Construisons L’Europe de l’Esprit " !<<<<<<

    Question stupide : que dirait aujourd’hui, Pierre Pflimlin de la crise actuelle de Union européenne ? Sa parole nous manque. Sa vision nous manque. Son intelligence nous manque. On sait ce qu’il a dit des crises d’hier. De ces crises nombreuses, multiples et graves qu’il a vécues en spectateur attentif, ou en acteur constructif. « Ferraillons...Continuons... Rien n’est gagné...Tout reste à faire à faire...Chaque génération doit avoir des Pères de l’Europe »

    Des crises ? Il a essayé souvent, parfois en vain, de les éviter. Comme en 1954, quand il n’a pas réussi, dans un entretien de la dernière chance avec Pierre Mendes-France, à sauver la CED, cette communauté européenne de défense « qui était aussi et d’abord un projet de communauté politique ». Comme sous De Gaulle, quand il a sacrifié sa propre carrière politique sur l’autel de la cause européenne : « Il est des ruptures qu’il faut assumer quand l’essentiel est en jeu ». « Volapük », le mot de trop. « Chaise vide », l’erreur de trop. « Enfin, c’était un grand Homme », de Gaulle...

    Des crises ? Pflimlin a contribué à en éteindre quelques unes. Comme celles des années 80 provoquées par l’europhobie et la pingrerie de Maggie Thatcher et par les hésitations de gouvernements déboussolés par l’ère nouvelle ouverte par Gorbatchev, par le duo entre les deux grands par-dessus la tête et dans le dos des Européens.

    Il a été le quatrième Mousquetaire de la sortie de crise et de la relance européenne, avec le trio Kohl, Mitterrand, Delors en une époque où l’euroscepticisme, l’europessimisme et l’europhobie étaient au moins aussi importants qu’aujourd’hui. Ce que l’on oublie trop ! Ce que gomment trop les (faux) nostalgiques d’une Europe à 12 qu’il condamnaient autant qu’ils pestent aujourd’hui contre celle des 27... Mémoires sélectives de l’extrême gauche, de l’extrême droite et de ceux qui se disent « souverainistes » en méconnaissant le vrai sens du mot « souveraineté ».

    C’est du perchoir du Parlement européen de 84 à 87 que Pierre Pflimlin a agi beaucoup et bien : sortie de l’impasse budgétaire, préparation de l’Acte unique(ah ! cette Maggie...), Conseil européen de Milan (où il avait débarqué avec tout le bureau du PE, fait sans précédent !), CIG de Luxembourg, élargissement des compétences du PE, lancement de la politique communautaire,si essentielle, de la recherche (avec la complicité de Michel Poniatowski), prise en compte des questions environnementales, efforts pour accentuer la politique sociale (« essentielle, la dimension sociale ! »), approfondissement de l’entente franco-allemande, activisme diplomatique (avec Reagan, Gorbatchev, le pape, entre autres...) et relance de ... ce qui reste encore à faire : une Union politique, grâce aux travaux du » Club Crocodile » et du rapport Spinelli.

    J’en passe... L’une des Présidences les plus riches de l’histoire du Parlement européen. Deux ans et demi d’activités intenses et de réussites incontestables.

    « J’ai ferraille, ferraillé, oui... Tout cela a abouti à quelques résultats, mais bien en deçà de ce que nous espérions, voulions... Tant reste à faire ! « Pas à pas », avait prévenu Robert Schuman. Avec même des pas en arrière ! L’Europe est une longue patience. L’Europe est une entreprise révolutionnaire qui réclame de l’énergie, de la patience, de la persévérance... Continuer, Continuer, exhortait Monnet après chaque crise ! Car en fait avons-nous le choix ?

    Dans ce monde, c’est pour l’Europe l’unité ou le déclin. Il importe surtout que celles et ceux qui en ont conscience ne mettent jamais leur drapeau européen dans leurs poches. Chaque fois que ma famille politique l’a fait ou le fait, elle a eu tort, elle a tort. L’Europe n’est pas qu’un idéal. Elle constitue un impératif. Or l’Europe reste inexistante sur un plan politique. C’est scandaleux, intolérable et stupide. Elle doit exister notamment au niveau de la défense »

    Sur l’Europe, le discret Pierre Pflimlin était intarissable. Celui que Germain Muller avait affectueusement surnommé « le Grand PAIR de l’Europe » connaissait l’histoire de la construction européenne mieux que quiconque, avait réfléchi plus qu’aucun responsable politique à la culture européenne et savait allier réalisme et VISION.

    Pflimlin vu par André Wenger Ses regrets ? Innombrables... Ses motifs de découragements ? Inexistants...

    « L’Europe, c’est l’entreprise historique la plus fantastique, celle qui est le plus porteuse d’un avenir qui ait du sens. Pas seulement parce que l’unité européenne est une rupture avec un passé de guerres, mais aussi parce que seule l’unité des pays européens, dans le respect de leurs spécificités, de leurs richesses propres, de leurs caractéristiques, peuvent assurer la survie de notre civilisations, de nos valeurs... Rien n’est gagné. Tout reste à faire.

    Que les jeunes reprennent le flambeau ! Il faut des « pères de l’Europe » dans chaque génération pour les générations qui suivent. Que le corps économique et commercial ait une tête politique, un cœur social et une âme culturelle, spirituelle même. C’est l’Europe de l’Esprit qui doit se construire.

    Une Europe ouverte qui unisse les hommes (et ne coalisent pas que les Etats), comme disait Monnet. Qui soit maîtresse de son destin. Qui soit solitaire de ce qu’on appelle le tiers-Monde. Qui agisse pour la paix et le respect des droits de l’Homme dans le monde. J’ai passé ma vie à combattre les fanatismes, mais je suis un fanatique de l’unité européenne »

    CONTINUONS... FERRAILLONS...

    Daniel RIOT



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 6 février 2007 22:59

    Quelques précisions sur son action politique en France

    L’homme charnière entre deux Républiques Rendez-Vous avec l’Histoire

    Des Rendez-vous avec l’Histoire, Pierre Pflimlin en a eu à plusieurs époques. Et à des niveaux différents. Celui qui vient le premier à l’esprit de ceux qui n’oublient pas que l’Histoire contemporaine est l’une clefs d’une citoyenneté active et effective et d’un compréhension des événements d’aujourd’hui ? C’est évidemment le passage de témoin au général de Gaulle. Changement de locataire à Matignon, changement de régime, changement de République, sur fond de guerre d’Algérie, de menace de putsch militaire et de guerre civile en métropole...

    « A Matignon, j’ai vécu une nuit extraordinairement angoissante, confiait Michel Poniatowski, collaborateur de Pierre Pflimlin, Président du Conseil (Premier ministre dirait-on, aujourd’hui). J’ai été réveillé par des Gardes Républicains qui sur le perron rythmaient leurs pas avec leurs crosses : « Algérie française ! Algérie française ! »...Vous imaginez l’ambiance ! Et l’état de l’Etat ».

    « TROP TARD »

    Constat unanime des observateurs politiques de l’époque : « Pierre Pflimlin a été appelé trop tard à Matignon. En 1956, il aurait pu prendre les affaires en mains et rétablir la situation. En 1958, c’était trop tard » a confié René Rémond. « Il est arrivé au pouvoir à un moment où soit il brisait sa carrière soit il la poursuivait avec quelqu’un autre », a confié Jean Ferniot. Droiture, courage, réalisme, légalisme : « Plongé dans une situation ridicule, Pierre Pflimlin a fait plus que son devoir. Et en est sorti dans la dignité », a résumé Alain Decaux. Le ridicule:le 13 mai. La sortie digne:le 28mai...

    Passage de témoin réussi ! Pierre Pflimlin restera Ministre du Général (jusqu’ en janvier 1959avant d’y revenir en 1962 jusqu’à la rupture sur l’Europe) et il sera l’un des rédacteurs de la Constitution de la V ième République (une Constitution dont il a eu bien des occasions de déplorer les dérives qui se sont additionnées).

    AGRICULTURE ET...RAVITAILLEMENT

    Mais ce passage de témoins n’est pas le seul rendez-vous avec l’Histoire nationale de cet Homme d’Etat hors pair. Le premier se situe dès 1946. Schuman, Président du Conseil, lui propose l’économie. Lui pense (à juste titre) que l’agriculture et la ravitaillement sont la priorité des priorités, l’urgence de toutes les urgences. Trois ans durant, il contribuera à redonner à manger à des Français affamés et à remettre en ordre un outil de production bien endommagé. Une histoire trop oubliée, des mérites trop peu reconnus.

    Comme les qualités qu’il a du déployer lors que ministre des Finances à un moment où les caisses de l’Etat étaient vides... Ou quand il a pris en charge l’Outre-mer avec une lucidité bien rare à l’époque. Eu courage certain face à des troubles annonciateurs de tempêtes plus graves, en Cote d’Ivoire notamment.

    Mais nous n’allons pas ici évoquer tous les postes ministériels (une bonne quinzaine) qu’il a occupés, toutes les réformes lancées, toutes les initiatives prises ...et tous les défis relevés. De ces démissions aussi, « par honnêteté ».Ou des propositions ministérielles refusées, « par fidélité à mes idées » ...

    « Je n’ai jamais recherché à occuper des postes pour le plaisir d’avoir des fonctions ou des honneurs. Ce qui importe, c’est ce que l’on peut faire, ce que l’on doit faire...et ce que l’ont fait. Mais quoi qu’on fasse, on ne fait jamais assez, ni pour sa ville, ni pour sa région, ni pour son pays, ni pour l’Europe »

    Daniel RIOT



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 2 février 2007 01:16

    ne pas se décourager, ne pas baisser les bras ! Je sais (et je le sais pour moi-même) c’est plus facile à dire qu’à faire... la « défaite de la pensée » est aussi engendrée par les enkylosés de la cervelle, de ces décideurs et de ces fonctionnaires qui oublient leur métier à force d’être collés à leurs fonctions, de ces gens qui illustrent trop bien un dicton alsacien :« Autant tu es intelligent, autant tu es bête ». Cordialement.



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 29 janvier 2007 20:05

    Merci à tous les contributeurs. A cacun son opinion bien sûr. Et je voois que nombre de commentaires complètent très bien l’article du Monde. une (fausse) surprise tout de même : le nombre de post dur la Trilétérale (toujours cette parano du complot international si française !) et ces clichés colportés avec irresonsabilite/ bayrou en porte-parole de la « finance internale », par exemple, il faut le faire ! Belle imagination, détestable intoxication, et désinfrmatioon galoppante. Le populisme se nourrit de ce genre de rumeurs. désolé si je heurte ceux qui se sentents visés.Il est des vérités qui font mal, il est vrai surtout pour qui refusent de voir les réalités telles qu’elles sont non telles qu’ils les voient dans leurs fantasmes.

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