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Daniel RIOT

Daniel RIOT

Actuellement Directeur de Relatio-Europe l’Europe en direct et en revue, le cyberjournal des Européens attachés aux valeurs du Conseil de l’Europe

Journaliste, essayiste et conférencier, je « couvre » les affaires européennes depuis 1969 : j’ai eu ainsi le privilège de rencontrer la plupart des acteurs majeurs de la « construction européenne » et de publier d’innombrables articles sur cette aventure collective sans précédent..
Ancien grand reporter, éditorialiste et rédacteur en chef adjoint des Dernières Nouvelles d’Alsace jusqu’en 1994, Directeur de la Rédaction européenne de France 3, producteur de l’émission « Européos » jusqu’en juin 2006, j’ai collaboré ou collabore à plusieurs revues européennes dont « Emois », la « Quinzaine européenne », « le Pont de l’Europe » et « L’ Européenne de Bruxelles ».
Dernier ouvrage paru : "L’Europe,cette Emmerdeuse" (City ed.) 

[décédé le 28 février 2009]

Tableau de bord

  • Premier article le 05/10/2005
  • Modérateur depuis le 12/10/2005
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 15 janvier 2007 15:14

    Ma dictature des mots ? le mot dictateur me va vraiment très mal...mais ce n’est pas grave. Au-delà, de cette journée riyale UMP, c’est la dictature de l’argent en politique qui me préoccupe (dans tous les partis).Et cela ne fait pas de moi un militant du PC, de la LCR, ou d’autres. C’est la démocratie qui est en jeu. D’où ma référence à ce qu’en dit Pisani.



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 15 janvier 2007 15:08

    Pour info, cette réaction de l’udf...qui est vraiment pauvre en moyens par rapport à la puissante UMP : les deux tiers de son budget de campagne depensés en un dimanche UMP...

    Je cite : "Maurice Leroy dénonce « le sacre de l’empereur » Sarkozy et « les dépenses pharaoniques » du congrès de l’UMP

    « Il faut arrêter avec ce cinéma et cette gabegie financière » a déclaré Maurice Leroy à propos du congrès de l’UMP. Pour le député UDF, c’est beaucoup d’argent dépensé pour un non-événément à un moment où la situation de la France nécessite que l’on réduise la dépense publique.

    « Ces dépenses pharaoniques, les Français n’en veulent plus. Nous sommes en République, ils n’attendent ni sacre impérial, ni sacre royal » a estimé Maurice Leroy.

    Le député UDF a fait remarquer que les auditeurs qui s’exprimaient à la radio ce matin, ont parlé du « sacre de l’empereur » et « d’intronisation » de Nicolas Sarkozy, ce qui signifie « mettre sur le trône ». Maurice Leroy a affirmé que dans sa circonscription du vendômois comme à la radio, les gens dénoncent « le culte de la personnalité » et ils se demandent si cela augure de la suite.

    Le député UDF du Loir-et-Cher a même parlé « d’un côté berlusconien » en entendant les orateurs défiler à la tribune : il suffisait de prononcer le mot de Nicolas Sarkozy pour se faire applaudir. Il n’y avait nul élément de programme et de projet.

    Maurice Leroy est cependant convaincu que le duel annoncé Sarkozy-Royal n’aura pas lieu quand il entend ce qui se dit sur le terrain, et non dans les médias. D’ailleurs, un sondage récent révèle que 34% des Français ne veulent pas d’un second tour Sarkozy-Royal.

    Le député UDF est convaincu que les électeurs vont se reporter sur François Bayrou car il n’est « ni impérial, ni royal, ni pharaon » : « loin du bruit, du tapage médiatique et du flot d’argent, François Bayrou est à l’écoute des Français, il est sur le terrain : il creuse naturellement et tranquillement son sillon ».

    Maurice Leroy est convaincu que les Français ne croient pas que l’on pourra par exemple s’attaquer au chômage un camp contre l’autre car sans rassemblement, on ne parviendra pas à réformer le code du travail, à s’attaquer aux charges sociales et à diminuer la paperasserie administrative qui pèse sur le pays.

    Pour lui, les Français attendent comme en Allemagne et en Autriche, que la droite, la gauche et le centre se rassemblent pour enfin réformer le pays."



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 15 janvier 2007 13:51

    Mon article a été repris avec retard par AGORAVOX. Il avait été rédigé vendredi, donc avant . Par souci de véracité, je reproduis ici le papier publié sur mon blog dimanche soir, après la « grance fête » de la porte de Versailles. c’est moins humoristique et plus politique... Que ceux qui m’accusent de faire de l’antisarkozisme primaire aillent fair un tour sur mon blog. Ils verront que je ne suis guère tendre non plus avec Ségolène.

    Le Sacre de Sarkozy : Une réussite annoncée « J’ai changé », dit « le petit Français au sang mêlé » qui veut « réunir tous les Français sans exception »...

    « Les Français nous regardent », avait-il prévenu. Comme pour dire : aucun droit à l’erreur ! Il a été tel qu’il espérait être. Et ses troupes aussi. Un sans faute pour le sacre. Avec un discours sans surprise mais excellent, dans la forme comme sur le fond.

    Chacun est obligé de le reconnaître, au-delà des divergences d’idées, des réticences ou des préventions qu’il peut susciter, des oppositions bien naturelles qu’il doit et devra affronter.

    Outre la mobilisation des troupes d’une UMP hétérogène mais réaliste, Sarkozy avait trois buts essentiels : afficher son image de campagne, ratisser le plus large possible, définir quelques lignes de forces de son programme.

    Son image ? « J’ai changé (...) Le sectarisme, la fermeture c’est pour les autres, pas pour nous. Ici, on est tolérants, respectueux. (...)J’ai changé parce qu’à l’instant même où vous m’avez désigné, j’ai cessé d’être l’homme d’un seul parti, fût-il le premier de France ».

    Le « petit Français au sang mêlé » inverse son image dans le miroir : l’impulsif montre les dents pour sourire non plus pour mordre. Avec des mots sécurisants plus que sécuritaires.

    Avec un ton moins cassant et plus serein. Avec des postures plus dictées par des réflexions que par des réflexes. Il a raison : selon un récent sondage, il suscite des peurs chez 51% des Français...

    Le Rassemblement ? L’ambition est « tous les Français, sans exception ». C’est beaucoup... Dejà un discours de deuxième tour ! Mais, y compris dans ses références, il n’oublie personne, pas même Chirac qu’il remercie (pour lui avoir donné la chance de faire son premier discours politique, à Nice en 1975).

    Son énumération de références ? Une anthologie... « C’est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy, celle de Pascal et de Voltaire, celle des cathédrales et de l’Encyclopédie (...) Celle des travailleurs (...) qui ne se reconnaissent pas dans la gauche immobile. »

    Ses « pères » politiques ? Là encore, la liste est longue : « Les héros de la Résistance et de la France libre », le général Charles de Gaulle, fondateur de la Ve République, Jacques Chaban-Delmas, défenseur d’une « nouvelle société », le président Georges Pompidou, l’ancien Premier ministre Edouard Balladur, qui lui confia ses premières fonctions ministérielles, Georges Mandel, ministre de l’Intérieur assassiné par la milice pendant l’occupation allemande, etc.

    « Ils m’ont enseigné, à moi petit Français au sang mêlé, l’amour de la France et la fierté d’être français », a dit ce descendant de petits nobles hongrois et de juifs de Salonique.

    Dans l’immédiat, il lance un appel aux flottants, aux hésitants. Bien joué : c’est là qu’il lui faut (comme les autres candidats) gagner des suffrages : « Ma France, c’est celle de tous les Français qui ne savent pas très bien au fond s’ils sont de droite, de gauche ou du centre »

    Les lignes de forces de son programme ? Plus de continuité que de « rupture ». A une nuance près : il veut une « démocratie irréprochable »... sans trop changer les institutions. Un challenge ? Une gageure, plutôt...

    Sur le fond : un libéralisme maîtrisé, un atlantisme gommé, un engagement européen plus affirmé. Et des propositions qui, toutes, méritent débats. Surtout dans ce qu’elles ont de contradictoires. La campagne est faite pour cela.

    Désormais, les cartes sont presque distribuées. Une (fausse ?) hypothèque : la décision de Chirac. Une incertitude (jusqu’au 22 février) : le choix de Hulot. Et un grand suspense : les urnes donnent rarement le même résultat que les sondages et les prévisions.

    En attendant, Sarkozy a réussi son Sacre umpiste. Pas seulement en raison des 78 000 militants présents et des 229 303 voix recueillies. Ce dimanche, comme prévu, le combat a été une « fête ». Un succès annoncé, mais incontestable. Attendons la suite.

    Comme disait Voltaire, « Le vrai politique, c’est celui qui joue bien et qui gagne à la longue »...Même s’il n’appartient pas à ce type de personne que définissait Romain Rolland : « Il était trop franc et trop mauvais politique pour déguiser ce qu’il pensait ».

    Daniel RIOT

    VERBATIM :

    « Valoriser le travail ». Nicolas Sarkozy s’est prononcé en faveur d’« un bouclier fiscal à 50% ». « Je veux que l’Etat soit contraint de laisser à chacun la moitié de ce qu’il a gagné., a déclaré M. Sarkozy, qui a plaidé contre la »dévalorisation de la valeur travail« .Il a prôné »l’exonération de charges sociales et d’impôt sur le revenu pour les heures supplémentaires« . Il y a »ceux qui détestent le travail« et ceux »qui aiment le travail« , a-t-il dit en fustigeant »les RTT qui ne servent à rien si on n’a pas de quoi payer des vacances à ses enfants".

    « Bouclier fiscal » à 50% au lieu de 60% « Je veux que l’Etat soit contraint de laisser à chacun au moins la moitié de ce qu’il a gagné »(...)« Je veux un bouclier fiscal à 50%. Tout vaut mieux que de taxer l’homme au travail. »

    Nicolas Sarkozy a en outre dit vouloir créer un système de « cautionnement public » pour favoriser le financement de projets d’activité par l’emprunt en mutualisant les risques.« La France regorge de projets mais il n’y a pas de financement au service de ces projets. Nous ne voulons pas que la France devienne un pays d’assistés, nous voulons que la France devienne un pays d’entrepreneurs, de créateurs », a-t-il expliqué.

    Il a dit vouloir porter le crédit d’impôt recherche à 100% et faire en sorte que les entreprises « qui investissent et qui créent des emplois » paient moins d’impôt sur les bénéfices.

    EMPLOI : « Je veux protéger les personnes plutôt que les emplois, je veux sécuriser les parcours professionnels plutôt qu’empêcher les licenciements », Il a réaffirmé qu’il entendait créer un contrat de travail unique à durée indéterminée pour remplacer les contrats précaires et qui permettra aux salariés d’acquérir progressivement des droits.« Je veux que les bas salaires soient garantis en cas de perte d’emploi, en contrepartie de l’obligation de ne pas refuser plus de deux offres d’emploi successives »(...) « Quand on est indemnisé par la société, on doit accepter l’offre d’emploi correspondant à vos qualifications qui vous est proposé. »

    Pouvoir d’achat : Il a dit vouloir être « le président de l’augmentation du pouvoir d’achat » et réaffirmé sa volonté d’exonérer de charges sociales et d’impôt sur le revenu les heures supplémentaires.« Je ne veux pas la société du minimum parce qu’avec le minimum on ne vit pas, on survit. Je veux une société du maximum », a-t-il souligné en affirmant que la République qu’il appelle de ses voeux n’était pas une République « où il n’y a que des droits et aucun devoir » :« Je propose qu’aucun minimum social ne soit accordé sans la contrepartie d’une activité d’intérêt général ».

    Pas de VIème République. « Je suis pour la stabilité de nos institutions », a expliqué le président de l’UMP, estimant que « notre démocratie n’a pas besoin d’une nouvelle révolution constitutionnelle. On change trop notre Constitution. Il faut arrêter de dire qu’elle est bonne et proposer tous les trimestres une nouvelle modification. », a-t-il raillé.

    Moins de fonctionnaires. « Je veux un Etat où les fonctionnaires seront moins nombreux mais mieux payés », a-t-il expliqué, estimant que « la fonction publique [doit cesser] d’être un refuge pour ceux qui ont peur de prendre des risques. » Il a mis en avant une fonction publique « où le mérite individuel sera récompensé, (...) où l’infirmière pourra devenir médecin, où le technicien pourra devenir ingénieur, où l’agent administratif pourra devenir directeur ».

    Une « démocratie irréprochable ». Dans une pique adressée au président de la République, le candidat UMP a expliqué qu’il ne veut plus de nominations qui« se décident en fonction des connivences et des amitiés, mais en fonction des compétences. »« Je ne transigerai pas », a-t-il clamé, dénonçant « le fait du prince », qui « n’est pas compatible avec la République irréprochable. »

    Ne pas « ressusciter la Constitution européenne ». Le président de l’UMP s’est déclaré dimanche partisan de l’adoption par la voie parlementaire d’un traité constitutionnel européen simplifié. Pour le ministre de l’Intérieur, le peuple français « a tranché » en disant « non » lors du référendum du 29 mai 2005. « L’urgence c’est de faire en sorte que l’Europe puisse fonctionner de nouveau en adoptant par la voie parlementaire un traité simplifié. L’urgence est celle d’une Europe qui joue le jeu de la subsidiarité, qui se dote d’un gouvernement économique », a-t-il ajouté. Le président de l’UMP s’est posé en défenseur d’une Europe « dans laquelle personne ne peut obliger un Etat à s’engager dans une politique à laquelle il est opposé, mais dans laquelle aussi personne ne peut empêcher les autres d’agir ».

    Refuser l’entrée de la Turquie dans l’UE. « Tous les pays du monde n’ont pas vocation à intégrer l’Europe, à commencer par la Turquie », a-t-il dit sous les applaudissements de quelque 70 000 militants de l’UMP. « A s’élargir sans limite on prend le risque de détruire l’union politique européenne, je ne l’accepterai pas », a-t-il ajouté.

    Ne pas transiger sur les « valeurs de la France ». « Je veux être le président d’une France qui ne transigera jamais sur son indépendance ni sur ses valeurs. Je veux rendre hommage à Jacques Chirac, qui a fait honneur à la France quand il s’est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute », a déclaré le candidat UMP. Souvent accusé d’être pro-américain, M. Sarkozy a estimé que la France devait s’adresser aux Etats-Unis « comme un peuple libre à un autre peuple libre parce que nous nous comprenons et nous nous respectons ».



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 15 janvier 2007 02:31

    Vous êtes vraiment têtu l’Indigène. ce n’est pas parce que j’entretiens des relations indispensables avec des gens compétents dans leur domaine que je « roule pour une officine ». je ne roule que pour moi. et... cela me prend beaucoup de temps.Pourquoi persévérez vous dans l’erreur ? Ne faites pas comme Bush : ne confondez pas ce que vous pouvez croire (dieu sait pour quoi !) et ce qui est vrai.Et vous, vous roulez pourquoi et pour qui ? J’arrête là. pensez ce que vous voulez mais cessez de diffuser des contre-vérités me concernant. Il est vrai que moi, je n’ai pas le masque d’un pseudo...Bonne nuit tout de même.



  • Daniel RIOT Daniel RIOT 15 janvier 2007 01:34

    Dernières nouvelles qui peuvent éclairer ce forum. On le sait, les Etats-Unis s’attaquent aux « réseaux » iraniens qui aident les combattants antiaméricains en Irak. Ce message, qui avait été délivré de manière quelque peu sibylline par le président George Bush dans son discours à la nation mercredi 10 janvier, a été confirmé par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice : les forces américaines vont « rechercher et détruire les réseaux procurant des armes et entraînant nos ennemis ».

    Comment et jusqu’où ? Les spéculations vont bon train, y compris aux USA où l’on craint un d’élargissement du conflit. A tel point que le porte-parole de M. Bush, a été contraint de répondre à la « rumeur » selon laquelle « des préparatifs de guerre étaient en cours ». « Ce n’est pas le cas », a-t-il assuré.

    Le chef d’état-major interarmes, le général Peter Pace, et le ministre de la défense, Robert Gates, ont été également questionnés par la commission de la défense du Sénat sur d’éventuelles incursions américaines en territoire iranien, en vertu du « droit de poursuite ».le ministre a assuré toute action militaire contre l’Iran ne serait envisagée qu’en « tout dernier recours » : « Nous ne pensons pas qu’il soit nécessaire de frapper des cibles dans le pays lui même ».

    On le sait aussi : cinq Iraniens ont été arrêtés à Erbil, au Kurdistan irakien, sous l’accusation d’activités hostiles. Le département d’Etat a affirmé qu’ils étaient liés aux Gardiens de la révolution (Pasdarans). Téhéran demande leur libération (avec indemnisation) et accuse Washington de « provocation ».

    Risque d’escalade, risque d‘enlisement ou d’embrasement plus grands et plus graves : bien des stratèges américains doutent de la réussite du « Plan Bush » qui n’est en rien une « nouvelle stratégie ». Certains auraient souhaité un plan de retrait avec calendrier annoncé. D’autres pensent que 20 00 ou plutôt 21 500 soldats de plus seront « très insuffisants ».

    Selon Le Monde, « Experts et officiers estiment que 21 500 hommes de plus, c’est « trop peu et trop tard ». Des gradés ont surnommé la nouvelle stratégie le JEL (Just enough to lose, « Juste assez pour perdre ») « La réussite de la nouvelle stratégie repose beaucoup sur la volonté des forces irakiennes et cela ne me rassure pas », explique Danielle Pletka, vice-président de l’Institut de réflexion néoconservateur American Enterprise Institute (AEI). »

    Selon eux, il faudrait déployer au moins 50 000 soldats US de plus pour « Clear, hold and build » (« nettoyer, tenir et construire »). Mais où trouver ces forces ? La Super-puissance a bien des faiblesses...

    L’armée de terre américaine. est incapable de déployer en Irak plus de 160 000 hommes, le niveau atteint en décembre 2005.

    Eric Leser, du Monde, écrit : « Compte tenu des effectifs affectés à la logistique, à l’administration, aux états-majors, aux hôpitaux... Cela ne représente pas plus de 80 000 à 90 000 combattants.

    Le général John Abizaid, prédécesseur de l’amiral Fallon, soulignait, en novembre 2006 devant le Congrès, la difficulté d’augmenter leur nombre en Irak : « On peut ajouter 20 000 Américains demain et obtenir un résultat temporaire. Mais quand vous regardez les effectifs disponibles, nous ne sommes pas en mesure de remplir cet engagement sur la durée. »

    Un constat fait depuis longtemps par Lawrence Korb, secrétaire adjoint à la défense dans l’administration Reagan et spécialiste de l’Irak au Center for American Progress : « Nous ne sommes pas capables de mener une guerre de longue durée sans des forces terrestres plus importantes. » L’armée de terre dispose de 512 400 hommes et les marines de 180 000. Leurs effectifs devraient passer en cinq ans à respectivement 547 000 et 202 000 soldats. »

    Pour ce qui est l’image des USA, Francis Fukuyama, en rupture avec les néo-conservateurs qu’il avait tant inspiré, déclare dans une ITW au Monde :

    « Dans le tiers-monde, le modèle américain, le marché, la démocratie ne sont plus pris au sérieux. Quand nous parlons des droits de l’homme, on nous répond Abou Ghraib. Il y a, d’autre part, une réaction plus générale contre le modèle libéral et la mondialisation, incarnée par exemple par Hugo Chavez. La guerre en Irak ne l’a pas créée, mais la politique de Bush l’a accélérée. »

    Que peuvent faire les Américains pour tenter de réparer les dégâts ? « Je pense, dit Fukuyama, que c’est au moins l’affaire d’une génération. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas encore fermé la prison de Guantanamo Bay. Ce serait le point de départ de ce processus de réparation. »

    L’Histoire continue, Monsieur le professeur. Et elle n’a pas fini d’être tragique.... Surtout si Bush, comme le semble l’avoir dit en privé, selon la presse américaine est prêt àfaire preuve d’une « extrême fermeté », même si l’opinion lui est défavorable. « Incapacité de voir les réalités », souligne Fukuyama.

    Dieu le guide, n’est-ce pas ? Et il est tellement sûr que l’Histoire lui donnera raison...

    Le pire, pour les Européens, c’est que Tony Blair suive toujours Bush, malgré ses conseillers civils et militaires...

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