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Dany-Jack Mercier

Dany-Jack Mercier

J'ai enseigné à l'IUFM de Guadeloupe (puis ESPE, puis INSPE) de 1991 à 2020. Je m'intéresse naturellement aux problèmes concernant l'enseignement dans le second degré et la formation des professeurs certifiés de mathématiques. Je suis le webmestre du site MégaMathsJ'ai écrit un livre pédagogiquement incorrect intitulé Délires et tendances dans l'éducation nationale - Filières scientifiques en péril afin d'alerter l'opinion sur ce qui se fait actuellement en matière d'enseignement scientifique. On retrouve MégaMaths sur Facebook et X.



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  • Premier article le 16/07/2012
  • Modérateur depuis le 14/08/2012
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Derniers commentaires



  • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 22:10

    Tout à fait juste : offrir l’égalité des chances, ce n’est pas imposer une égalité de résultats, et ce n’est pas accepter tout le monde dans tous les cursus de la maternelle au master. On peut estimer qu’un enfant est suffisamment mûr pour commencer à s’orienter en seconde après avoir potassé le socle commun au collège.


    Repousser un début de spécialisation au lycée, comme c’est le cas actuellement, c’est rendre les choses invivables à l’université et dans les études post-BAC, et pénaliser les étudiants qui pouvaient « avancer normalement ». 

    Et vous avez raison : pour prouver que tout va bien, « on » va s’attaquer aux taux de redoublement en licence, et s’arranger pour faire passer même ceux qui n’ont pas le niveau. On ne peut d’ailleurs pas faire autrement puisque ce « manque de préparation » est orchestré, imposé au lycée, et que l’on ne peut pas sanctionner nos étudiants sous prétexte que les cours de sciences au lycée sont partis en déliquescence. Ce ne serait pas juste. Donc il en sera ainsi...


  • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 16:58

    @ voxagora


    Je comprends le sens de votre message. Mon article donne l’impression de draper l’enseignant de ses « savoirs » et expliquer, depuis ses « hauteurs » que les choses sont bien mal faites et que tout le monde, à par lui, est responsable de ce que l’on peut observer.

    Ce n’est pas mon but. Dans un commentaire posté plus haut, Sabine aussi note une attaque spécialement dirigée contre les parents. Pour essayer de dissiper ces malentendus, j’ai écris un article sur Agoravox, que je viens de le soumettre aujourd’hui. Son titre est Education : qui est responsable ?, et j’espère qu’il permettra de préciser ma pensée.

    J’emploie le « On » pour dire simplement que c’est ce qui se fait a priori, pour la majorité, et qu’il s’agit de réflexes de pensées que l’on imagine partagés. Mais il n’y a pas à opposer l’enseignant aux élèves, celui qui sait à celui qui apprend, car nous sommes tous des apprenants.

    L’enseignant est là pour jouer le rôle de passeur de connaissances et faire profiter ses élèves de ce qu’il sait, en aplanissant les difficultés autant que possible, ce qui ne correspond pas du tout, selon moi, aux choix actuels concernant l’enseignement des mathématiques tels qu’on peut les lire dans les programmes et instructions du lycée, mais bon, c’est une autre histoire, une histoire grave tout de même, puisque c’est cela qui m’a décidé à sortir de mes bouquins « pédagogiques » de maths destinés aux étudiants pour écrire un livre « si littéraire » sur les difficultés de la filière scientifique au lycée. Ce n’était vraiment pas prévu, mais il fallait bien que quelqu’un s’y colle !

    L’élève et l’enseignant sont sur le même bateau, quoi qu’il arrive, et ils doivent travailler ensemble.




  • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 16:36
    @ Abou Antoun

    Je trouve que vous avez une vision très proche de la mienne en matière d’éducation et j’ai énormément apprécié vos deux commentaires postés le 12 novembre à 12:19 puis 12:25. 

    Comment ne pourrais-je pas être d’accord avec vous quand vous dites que : « Ce n’est pas au patient de dire comment il doit être traité », puis « Cela a-t-il un sens de poser la question à une masse d’enfants ignorants : »que voulez-vous apprendre en mathématiques, en histoire ou en musique ?«  ?

    Ou encore plus loin : »Le drame est que les parents, en général parce qu’ils ont un niveau d’études secondaire ou supérieur s’estiment aussi compétents dans tous les domaines que les enseignants de profession« .

    Dans la dernière grande concertation sur l’avenir de l’école en Guadeloupe, je connais beaucoup d’enseignants de lycée qui n’ont pas pu s’inscrire dans les tables rondes, par manque de places. J’ai aussi été surpris d’apprendre que les organisateurs de ces réunions avaint tout simplement omis d’inviter l’IUFM de Guadeloupe, comme je l’ai appris en allant assister un samedi à une réunion pleinière organisée par notre IUFM pour discuter de l’avenir de la formation des maîtres. En fait, ces réflexions ne faisaient pas partie du grand plan de réflexion nationale et l’IUFM avait organisé ces journées de façon totalement indépendantes de celles qui étaient organisées officiellement, pour dire que nous étions quand même a priori des professionnels de l’enseignement. Dans les journées officielles, une grande partie des acteurs économiques du département avaient été invités dont beaucoup de sociétés comme les »ciments antillais« , etc. C’est bien d’ouvrir le débat à ce point, mais cela prouve bien que tout le monde est invité à définir ce que sera la formation dans les écoles, les collèges et les lycées, et même après.Bon, après il y a les choix à faire, et là tout est encore relancé. 

    Enfin comment ne pourrais-je pas adhérer à ce message : »L’apprentissage est un effort, où l’erreur n’est pas une faute, mais une voie vers son dépassement. Mais pour cela, elle doit être détectée, critiquée, analysée."

    Je crois que nous sommes sur la même longueur d’onde.



  • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 12 novembre 2012 15:52

    @ non667


    Il y a des tendances, des modes et des systèmes qui se mettent en place mais sans que l’on doive, je pense, parler de plan prémédité et mondial. Il y a plutôt des tas d’opinions et de choix qui se mélangent pour donner des résultats et encore de nouveaux chemins. 

    J’ai tout de même de la chance d’être dans un système qui me permet d’afficher des opinions qui ne sont pas celles qui sont officiellement admises, vous en conviendrez, et c’est cela qui me fait dire que nous avons encore de l’espoir. Je pense que certaines remarques peuvent influencer les choix futurs : ne pas en parler c’est fermer une porte.

    Quoi qu’il en soit, nous vivons en société, donc nous sommes tous obligés de faire des concessions et d’oeuvrer pour le meilleur dans le cadre dans lequel on s’inscrit. 


  • Dany-Jack Mercier Dany-Jack Mercier 11 novembre 2012 22:14

    @ non667

    Il y a des choses vraies dans ce que vous dites ; mais je ne pense pas que toutes les réformes bizarroïdes successives proviennent d’un plan d’ensemble mûrement réfléchi. Si elles passent, si on trouve tant de personnes pour les faire passer, à tous les niveaux (social, politique, pédagogique,…), c’est parce qu’au fond une majorité de personnes désire qu’il en soit ainsi. Chacun pour ses raisons propres, et ensuite il n’y a plus qu’à les vivre dans le quotidien. 

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