@Luc-Laurent Salvador Si on accepte l’idée que Jésus a dit à Pierre de fonder son Église, ce qui est loin d’être une certitude, on peut se poser la question de savoir pourquoi il a désigné Pierre pour cette mission. Pourquoi avoir choisi un disciple qui n’a pas compris grand chose de son enseignement ? Pourquoi ne pas avoir choisi Thomas, ou Jean, ou même Marie Madeleine ? Je pense que Jésus savait qu’une nouvelle religion était nécessaire, notamment pour permettre à chaque être humain de s’individualiser. Je pense qu’il savait aussi que cette religion serait très loin d’être parfaite, mais qu’elle était un passage obligé, l’humanité n’étant pas prête (elle ne le sera que deux mille ans plus tard, à la fin du cycle) pour son enseignement.
Vos
remarques sont intéressantes et utiles, notamment celle sur la
distinction entre les dirigeants politiques et les véritables
décideurs qui orchestrent la dystopie transhumaniste et totalitaire
vers laquelle nous nous dirigeons. Je les ai distingués mais
peut-être pas de manière assez claire. Il est de moins en moins
probable que les dirigeants politiques ne soient pas au courant de ce
qui se trame. S’il a existé une proportion de dirigeants qui ont
adhéré à la fable du virus dangereux, il me semble que ces
conformistes rigides sont maintenant très peu nombreux. En effet, à
moins d’être complètement déconnecté de la réalité, il est à
présent impossible de ne pas voir que les mesures drastiques qui
sont mises en œuvre sont totalement disproportionnées.
Je
n’ai pas dit que les anti-complotistes étaient des dominants, j’ai
parlé de paradigme dominant, comme quand on parle de pensée
dominante.
En
ce qui concerne les normopathes, je suis d’accord qu’il n’y a
pas de conversion au complotisme façon Paul de Tarse sur le chemin
de Damas. Cependant, il peut naître de sérieux doutes. Mais
peut-être que vous avez raison, ce ne sera pas au point de remettre
en question le paradigme dominant. Savoir si la mort d’un proche
qui a succombé à une injection ou qui a eu une crise cardiaque est
un choc suffisant pour conduire au complotisme… c’est difficile à
dire mais, comme vous, j’en doute. Je ne connais pas d’exemple de ce type. Il faudrait faire une
enquête pour connaître l’opinion des gens qui ont été
touchés par ce genre de drame.
Au
sujet de votre définition de complotiste, je ne suis pas
complètement d’accord car elle laisse supposer une passivité
totale (le fait de croire) de la part du complotiste, un peu comme on
croirait à une religion. On ne peut pas réduire le complotisme à
une simple croyance, à une simple adhésion au discours d’un
Cassandre qui nous servirait tout cuit ce qu’il faut croire. Il y a
tout un travail personnel de discernement, de prudence et de doute,
qu’il ne faut pas écarter. Cela dit il y a aussi des complotistes,
et ils sont nombreux, qui négligent l’esprit critique et qui sont
peu enclins à suspendre leur jugement et à accepter de ne pas
savoir.
Être
complotiste ou anti-complotiste est une question de choix de
paradigme. Il y a en gros deux paradigmes qui s’opposent :
1.
Le paradigme complotiste :
Il
consiste en l’idée que nous vivons dans un monde dominé par le
mensonge et la tromperie. Le mensonge et la tromperie y sont
systémiques. C’est un monde amoral, un monde dans lequel la
recherche effrénée du pouvoir occulte tous les autres aspects de la
vie. Tous les sous-buts poursuivis ne sont pas mauvais (certains sont
même bons) mais ils sont subordonnés au but principal qu’est la
quête du pouvoir. Si le pouvoir est menacé, il n’hésite pas à
se débarrasser de tout ce qui peut l’entraver, y compris la
morale, y compris les valeurs humanistes. Il existe une caste de
dirigeants et d’oligarques qui ont le culte du pouvoir. Les
dirigeants politiques sont prêts à toutes les lâchetés et à
toutes les compromissions pour le conserver et pour l’accroître,
quitte à être les marionnettes dociles des puissances d’argent.
2.
Le paradigme dominant ou anti-complotiste :
Il
consiste en l’idée que nous vivons dans un monde dominé par la
raison, l’ordre et l’honnêteté. La tromperie et le mensonge
existent mais ils ne sont que des déviations, des défauts qu’il
faut corriger. C’est la croyance en un monde où l’on s’efforce
d’être moral, rationnel et raisonnable mais, la nature humaine
étant ce qu’elle est, il s’y glisse malheureusement l’erreur,
l’incompétence, le mensonge, la tromperie et bien d’autres
défauts. Le recherche du pouvoir peut entraîner des déviances,
mais globalement ceux qui sont à la tête de nos « démocraties »
sont pénétrés de l’idée du bien commun et font du mieux qu’ils
peuvent. Le système peut et doit être amélioré, mais il est
globalement bon.
Si
l’on adhère au paradigme 1, on est obligé d’admettre que la
tromperie et le mensonge s’insinuent partout, y compris donc chez
les complotistes. Le piège dans lequel tombent les anti-complotistes
c’est que, quand ils ont trouvé une erreur ou un mensonge dans un
récit complotiste (le plus souvent c’est une erreur), ils
s’imaginent que cela suffit à réfuter le paradigme complotiste.
Quelques points défectueux dans un tableau pointilliste ne remettent
pas en cause le tableau dans son entier. Il suffit de faire quelques
pas en arrière pour voir que ça n’affecte pas le tableau dans son
ensemble.
Le
paradigme qui permet le mieux de rendre compte de la réalité
actuelle est le paradigme complotiste. La question n’est pas de
savoir s’il faut être complotiste ou pas, la question est de
savoir où je vais mettre le curseur de mon complotisme, c’est-à-dire
quel degré de complotisme je vais adopter sans risquer de remplacer
une croyance par une autre croyance, et donc sans perdre mon esprit
critique et ma faculté de douter. Complotistes et anti-complotistes
ont en commun la tendance à croire. La différence, cependant, et
elle est énorme, c’est que le complotiste se méfie par principe
de ceux qui nous mentent et nous manipulent, ce qui est une attitude saine, quand
l’anti-complotiste, lui, les défend.
Remarque : les effets indésirables des vaccins ont au moins un effet positif, un effet positif sur l’esprit, c’est l’effet « Virenque » : On m’aurait menti ???
Pardonnez-moi
d’intervenir dans un sujet où je ne connais pas grand-chose. En
tant que candide de service, je me pose les questions suivantes :
1.
La sécurité d’un pays ne dépend-elle pas principalement de sa
force économique ? L’Allemagne est un cas particulier :
elle a une économie forte mais elle ne dispose pas de l’arme
nucléaire, pour les raisons que l’on sait. Ce n’est pas le cas
de la France.
Question
subsidiaire : La force d’une armée, en 2021 et a fortiori
dans les années à venir, ne réside-t-elle pas avant tout dans son
avancée technologique ? Voyez avec quelle frénésie la Corée
du nord et la Chine tentent de rattraper leur retard. À l’inverse,
voyez le retard que nous accusons, nous la France, en matière de
missiles hypersoniques.
Deuxième
question subsidiaire : le fait d’appartenir à l’OTAN
n’a-t-il pas contribué à faire en sorte que nous nous sommes
reposés sur nos lauriers en matière de technologie militaire,
notamment en comptant sur la protection du bouclier anti-missiles de
fabrication américaine ?
2.
Le fait d’appartenir à une grosse entité étatique comme l’Union
européenne n’augmente-t-il pas au contraire le risque d’être
exposé à un conflit auquel nous serions contraints de participer ?
Ne serions-nous pas une cible dans un conflit déclenché par exemple
par les États-Unis ? Étant donné le peu de fiabilité et la
propension belliciste de notre suzerain, pardon de notre allié,
n’est-il pas périlleux de lui confier les clés de notre
sécurité ?
3.
L’AUKUS, est-ce une alliance en temps de paix ? N’est-ce pas
plutôt une coalition en temps de guerre froide avec la Chine ?