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  • Daruma 5 décembre 2021 22:22

    @Luc-Laurent Salvador
    Si on accepte l’idée que Jésus a dit à Pierre de fonder son Église, ce qui est loin d’être une certitude, on peut se poser la question de savoir pourquoi il a désigné Pierre pour cette mission. Pourquoi avoir choisi un disciple qui n’a pas compris grand chose de son enseignement ? Pourquoi ne pas avoir choisi Thomas, ou Jean, ou même Marie Madeleine ?
    Je pense que Jésus savait qu’une nouvelle religion était nécessaire, notamment pour permettre à chaque être humain de s’individualiser. Je pense qu’il savait aussi que cette religion serait très loin d’être parfaite, mais qu’elle était un passage obligé, l’humanité n’étant pas prête (elle ne le sera que deux mille ans plus tard, à la fin du cycle) pour son enseignement.



  • Daruma 5 décembre 2021 21:51

    @Francis, agnotologue

    Vos remarques sont intéressantes et utiles, notamment celle sur la distinction entre les dirigeants politiques et les véritables décideurs qui orchestrent la dystopie transhumaniste et totalitaire vers laquelle nous nous dirigeons. Je les ai distingués mais peut-être pas de manière assez claire. Il est de moins en moins probable que les dirigeants politiques ne soient pas au courant de ce qui se trame. S’il a existé une proportion de dirigeants qui ont adhéré à la fable du virus dangereux, il me semble que ces conformistes rigides sont maintenant très peu nombreux. En effet, à moins d’être complètement déconnecté de la réalité, il est à présent impossible de ne pas voir que les mesures drastiques qui sont mises en œuvre sont totalement disproportionnées.

    Je n’ai pas dit que les anti-complotistes étaient des dominants, j’ai parlé de paradigme dominant, comme quand on parle de pensée dominante.

    En ce qui concerne les normopathes, je suis d’accord qu’il n’y a pas de conversion au complotisme façon Paul de Tarse sur le chemin de Damas. Cependant, il peut naître de sérieux doutes. Mais peut-être que vous avez raison, ce ne sera pas au point de remettre en question le paradigme dominant. Savoir si la mort d’un proche qui a succombé à une injection ou qui a eu une crise cardiaque est un choc suffisant pour conduire au complotisme… c’est difficile à dire mais, comme vous, j’en doute. Je ne connais pas d’exemple de ce type. Il faudrait faire une enquête pour connaître l’opinion des gens qui ont été touchés par ce genre de drame.

    Au sujet de votre définition de complotiste, je ne suis pas complètement d’accord car elle laisse supposer une passivité totale (le fait de croire) de la part du complotiste, un peu comme on croirait à une religion. On ne peut pas réduire le complotisme à une simple croyance, à une simple adhésion au discours d’un Cassandre qui nous servirait tout cuit ce qu’il faut croire. Il y a tout un travail personnel de discernement, de prudence et de doute, qu’il ne faut pas écarter. Cela dit il y a aussi des complotistes, et ils sont nombreux, qui négligent l’esprit critique et qui sont peu enclins à suspendre leur jugement et à accepter de ne pas savoir.



  • Daruma 5 décembre 2021 21:37

    @Luc-Laurent Salvador
    Merci du compliment.  smiley



  • Daruma 3 décembre 2021 18:56

    Être complotiste ou anti-complotiste est une question de choix de paradigme. Il y a en gros deux paradigmes qui s’opposent :

    1. Le paradigme complotiste :

    Il consiste en l’idée que nous vivons dans un monde dominé par le mensonge et la tromperie. Le mensonge et la tromperie y sont systémiques. C’est un monde amoral, un monde dans lequel la recherche effrénée du pouvoir occulte tous les autres aspects de la vie. Tous les sous-buts poursuivis ne sont pas mauvais (certains sont même bons) mais ils sont subordonnés au but principal qu’est la quête du pouvoir. Si le pouvoir est menacé, il n’hésite pas à se débarrasser de tout ce qui peut l’entraver, y compris la morale, y compris les valeurs humanistes. Il existe une caste de dirigeants et d’oligarques qui ont le culte du pouvoir. Les dirigeants politiques sont prêts à toutes les lâchetés et à toutes les compromissions pour le conserver et pour l’accroître, quitte à être les marionnettes dociles des puissances d’argent.

    2. Le paradigme dominant ou anti-complotiste :

    Il consiste en l’idée que nous vivons dans un monde dominé par la raison, l’ordre et l’honnêteté. La tromperie et le mensonge existent mais ils ne sont que des déviations, des défauts qu’il faut corriger. C’est la croyance en un monde où l’on s’efforce d’être moral, rationnel et raisonnable mais, la nature humaine étant ce qu’elle est, il s’y glisse malheureusement l’erreur, l’incompétence, le mensonge, la tromperie et bien d’autres défauts. Le recherche du pouvoir peut entraîner des déviances, mais globalement ceux qui sont à la tête de nos « démocraties » sont pénétrés de l’idée du bien commun et font du mieux qu’ils peuvent. Le système peut et doit être amélioré, mais il est globalement bon.

    Si l’on adhère au paradigme 1, on est obligé d’admettre que la tromperie et le mensonge s’insinuent partout, y compris donc chez les complotistes. Le piège dans lequel tombent les anti-complotistes c’est que, quand ils ont trouvé une erreur ou un mensonge dans un récit complotiste (le plus souvent c’est une erreur), ils s’imaginent que cela suffit à réfuter le paradigme complotiste. Quelques points défectueux dans un tableau pointilliste ne remettent pas en cause le tableau dans son entier. Il suffit de faire quelques pas en arrière pour voir que ça n’affecte pas le tableau dans son ensemble.

    Le paradigme qui permet le mieux de rendre compte de la réalité actuelle est le paradigme complotiste. La question n’est pas de savoir s’il faut être complotiste ou pas, la question est de savoir où je vais mettre le curseur de mon complotisme, c’est-à-dire quel degré de complotisme je vais adopter sans risquer de remplacer une croyance par une autre croyance, et donc sans perdre mon esprit critique et ma faculté de douter. Complotistes et anti-complotistes ont en commun la tendance à croire. La différence, cependant, et elle est énorme, c’est que le complotiste se méfie par principe de ceux qui nous mentent et nous manipulent, ce qui est une attitude saine, quand l’anti-complotiste, lui, les défend.

    Remarque : les effets indésirables des vaccins ont au moins un effet positif, un effet positif sur l’esprit, c’est l’effet « Virenque » : On m’aurait menti ???



  • Daruma 21 octobre 2021 15:49

    @Arogavox

    Pardonnez-moi d’intervenir dans un sujet où je ne connais pas grand-chose. En tant que candide de service, je me pose les questions suivantes :

    1. La sécurité d’un pays ne dépend-elle pas principalement de sa force économique ? L’Allemagne est un cas particulier : elle a une économie forte mais elle ne dispose pas de l’arme nucléaire, pour les raisons que l’on sait. Ce n’est pas le cas de la France.

    Question subsidiaire : La force d’une armée, en 2021 et a fortiori dans les années à venir, ne réside-t-elle pas avant tout dans son avancée technologique ? Voyez avec quelle frénésie la Corée du nord et la Chine tentent de rattraper leur retard. À l’inverse, voyez le retard que nous accusons, nous la France, en matière de missiles hypersoniques.

    Deuxième question subsidiaire : le fait d’appartenir à l’OTAN n’a-t-il pas contribué à faire en sorte que nous nous sommes reposés sur nos lauriers en matière de technologie militaire, notamment en comptant sur la protection du bouclier anti-missiles de fabrication américaine ?

    2. Le fait d’appartenir à une grosse entité étatique comme l’Union européenne n’augmente-t-il pas au contraire le risque d’être exposé à un conflit auquel nous serions contraints de participer ? Ne serions-nous pas une cible dans un conflit déclenché par exemple par les États-Unis ? Étant donné le peu de fiabilité et la propension belliciste de notre suzerain, pardon de notre allié, n’est-il pas périlleux de lui confier les clés de notre sécurité ?

    3. L’AUKUS, est-ce une alliance en temps de paix ? N’est-ce pas plutôt une coalition en temps de guerre froide avec la Chine ?

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