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Daruma

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  • Daruma 16 avril 2021 20:07

    @Hervé Hum
    Je vous ai relu attentivement. C’est trop difficile pour moi. Ou alors c’est parce que vous ne donnez pas d’explications suffisamment claires, considérant certaines choses comme évidentes alors qu’elles ne le sont pas. Vous devriez écrire un livre sur le sujet.



  • Daruma 14 avril 2021 14:29

    @Hervé Hum
    Je n’ai pas le temps de tout lire maintenant, je lirai votre texte plus tard. Juste une chose, en attendant. En lisant en diagonale, je me suis arrêté sur l’exemple de l’auteur A et de l’auteur B. Je ne vois pas ce qui cloche dans mon raisonnement. Je n’ai jamais dit que l’auteur A partait de l’imaginaire. C’est l’auteur B qui part de l’imaginaire créé par l’auteur A. Donc oui, il crée en partant de l’imaginaire, même si cet imaginaire a été créé à partir du réel. Sans vouloir vous offenser, j’ai l’impression que vous enculez des mouches. Mais je vous promets que je vous lirai attentivement ce soir car peut-être que je me trompe.



  • Daruma 14 avril 2021 12:41

    @Francis, agnotologue

    Le syndrome du larbin est le syndrome de celui qui a peur de perdre son confort, de perdre ce qu’il possède, et qui se tourne vers celui qui représente la force et dont il pense qu’il va le protéger. Il est l’idiot utile du système car tant que le système a besoin de lui il est conservé.

    L’immense majorité des gens aspire à une vie tranquille, sans pénurie et sans danger. Quand tous les besoins essentiels sont satisfaits, il n’y a pas de conflits. Étant donné que la plupart des gens (les gens normaux) ne recherchent pas le pouvoir, ils se laissent conduire par une minorité (les grands patrons, les dirigeants et les politiques). Ces élites qui dirigent le troupeau font en sorte que le troupeau reste un troupeau. On fait croire aux moutons qu’ils sont libres et qu’ils ont leur mot à dire en organisant des élections où ils vont élire leurs maîtres, pardon leurs représentants.

    Le soumis est fabriqué en quantités industrielles. En cas de problèmes sérieux (besoins non satisfaits) et donc quand le pouvoir se durcit, les soumis se scindent en trois catégories :

    - Les collabos ou pro-système : trop bien adaptés à un monde malade et profondément injuste, ils trouvent que dans l’ensemble tout est normal, à part quelques défauts à corriger. Le terme « collabo » paraît sévère, mais il est justifié si le peuple est menacé ou maltraité par les élites.

    - Les révoltés ou anti-système : ils se rendent compte que le monde ne tourne pas rond, que le système est une supercherie monumentale dans laquelle les élites se reproduisent entre elles, et ils ne comprennent pas que les autres ne s’en rendent pas compte ou qu’ils l’acceptent comme une fatalité.

    - Et entre les deux les amibes qui suivent le courant (les « j’sais pas j’y comprends rien j’m’en fous on verra bien »). Tiens ! Ça fait un alexandrin.  smiley



  • Daruma 14 avril 2021 11:07

    @Hervé Hum

    La réalité est plus riche que l’imaginaire. Shakespeare : « Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n’en rêve votre philosophie. » L’imaginaire est une combinaison d’éléments connus. Aussi fantaisiste et créative soit-elle, cette combinaison dépend de la banque de données (la mémoire individuelle et collective) dont nous disposons.

    Peut-on imaginer en partant de l’imaginaire ? Un auteur A de romans d’heroic fantasy crée un monde imaginaire. Un auteur B crée de nouvelles aventures en conservant le monde créé par l’auteur A. L’auteur B part donc de l’imaginaire de l’auteur A.

    De toute façon, l’imaginaire, du moment qu’il est vécu par une conscience, possède une forme de réalité : tout ce que j’imagine est contenu dans le réel puisqu’il n’existe rien hors du réel. Si on veut s’amuser à se faire des nœuds dans le cerveau, on peut lire les romans de Philip K. Dick. Par exemple Ubik. Ou Le Maître du Haut Château.

    Le père Fouras m’envoie une question pour vous. Dans l’univers rien n’est constant, rien n’est permanent, excepté une chose. Laquelle ?  smiley



  • Daruma 14 avril 2021 08:51

    @Francis, agnotologue

    « D’une certaine façon c’est un peu le syndrome du larbin. »

    Je n’aime pas cataloguer les gens. Les gens sont mes semblables. Je préfère penser que les hasards de la vie ainsi que nos déterminations familiales, sociales et professionnelles nous conduisent à être ce que nous sommes. La réussite sociale et le confort qu’elle apporte te poussent à adhérer au pouvoir comme par une force gravitationnelle très puissante. En schématisant, ça donne : j’ai atteint la réussite matérielle en vivant dans une société régie par ce pouvoir, donc je dois me ranger du côté de ce pouvoir ; il ne peut pas être foncièrement mauvais puisqu’il me permet de vivre bien ou du moins correctement. Bien sûr, ce n’est pas formulé de manière consciente.

    On ne se lève pas un matin en décidant de devenir un larbin ou un collabo, c’est un processus d’adhésion qui commence dès l’enfance, et qui s’opère à notre insu. La fabrique du consentement est très puissante. S’y ajoute depuis une trentaine d’années la fabrique du crétin (voyez la vidéo de Jean-Paul Brighelli sur youtube). Pour s’extraire de ce puissant conditionnement, de cet endoctrinement qui est invisible car il est partout et qu’on n’en a pas connu d’autre, il faut un point de rupture dans sa vie, une bifurcation. Ce peut être une rencontre, une grave maladie, une expatriation avec choc culturel, un échec… Si je n’avais pas connu quelques unes de ces ruptures du ronron mental dans lequel j’étais confiné sans le savoir, je serais probablement resté un larbin.

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