Je mets une citation partielle d’un article détaillé (lien à la fin)
"Les difficultés de l’orthographe
française sont avant tout le produit de
l’histoire compliquée de la langue française qu’il nous
faudra donc survoler rapidement, faute de quoi nous ne
comprendrions rien à une histoire où il aura fallu
1) écrire une nouvelle langue (le français) avec un
alphabet ancien légèrement adapté peu
adapté (l’alphabet latin) 2) tenir compte de ce que l’orthographe
des mots français s’est formée, selon les mots,
à des époques différentes et selon des solutions
différentes (cas du redoublement du l derrière e prononcé
e ouvert, ou bien utilisation de l’accent grave sans
redoublement de la consonne) qui se superposent et se
concurrence dans le français d’aujourd’hui.
3) prendre en compte le souci des rédacteurs des premiers
dictionnaires de la Renaissance, mais aussi de
l’Académie (1636-1694) de rappeler la filiation des mots
français par rapport au grec et au latin.4) incorporer
dans le français des mots d’origine étrangère appartenant
à des systèmes phonétiques et graphiques
différents du nôtre."
L’orthographe peut avoir selon les langues plusieurs fonctions :
-transcrire les sonsdu langage parlé.
-différencier des sons ayant des sens différents (une des raisons pour lesquelles les japonais ont gardé les signes chinois).
-indiquer des fonctions grammaticales
-donner des indications sur le sens ou sur l’origine des mots, mais en français les origines latines ou grecques ne sont pas indiquées fidèlement (deux m pour femme par ex), mais leur forme a été décidée arbitrairement par des pédants à une certaine époque.
Ma liste n’est peut-être pas complète ou exacte, je ne me souviens plus exactement de ce qu’avait écrit Nina Catash sur ce sujet, mais le problème de l’orthographe française vient de ce qu’elle essaye de combiner différentes fonctions et qu’elle y parvient...mal, si on en juge de la difficulté d’apprentissage des élèves par rapport à d’autres langues et d’autres pays.
En plus qui décide ? L’académie française ? L’administration ? L’usage ? Un peu de tout ça. Les imprimeurs aussi ont joué un rôle essentiel.
@arthes oui animal dans le sens de pouvoir se mouvoir, Aristote disait animal doué de raison, minéral, végétal, animal, chacun des règnes comprend les précédents.
l’homme est une espèce, les races sont des subdivisions à l’intérieur des espèces. Le terme race est rejeté parce qu’il a servi à fonder des discriminations, mais si on avait utilisé dans le même but « type » ce serait le mot « type » qui serait rejeté.
Alors on dit pas scientifique, c’est pour cela que je dis esthétique, ce sont des formes perçues, comme on perçoit les styles architecturaux, personne ne niera qu’il y a des styles différents mais ce sera peut-être difficile d’en donner une définition stricte, « scientifique » au sens mathématique et quantifiable, pareil pour n’importe quelle forme d’art ou même pour certaines sciences non quantitatives. Maintenant si les formes existent, mettons grand ou petit, gros nez ou petit, oreilles menton comme ceci ou comme cela, il faut bien qu’il y ait une programmation, on ne sait pas il me semble à l’heure actuelle comment est conditionnée la forme exterieure des corps (on connait pour la peau), mais elle est forcemment d’ordre biologique. Cela vaut tout autant pour les individus que pour les groupes, et sans doute heureusement on ne sait pas comment faire pour produire un individu jugé socialement beau ou intelligent, mais les avancées de la science et la volonté des hommes offrent de plus en plus de possibilités d’eugénisme.
"Objectivement, des études génétiques et des analyses d’ADN
ont permis d’établir que l’ascendance des Brésiliens est globalement à
62 % européenne, à 21 % africaine et à 17 % indigène. La région sud
compte le plus haut taux d’ascendance européenne (77 %), tandis que la
région nord-est figure comme celle où l’apport génétique africain est le
plus élevé (27 %) et la région nord comme la région au plus fort apport
indigène (32 %). Les indicateurs d’apparence physique, tels que la
couleur de peau, des yeux et des cheveux, ont au Brésil relativement peu
de rapport avec l’ascendance, les études génétiques ayant en effet mis
au jour que chez seulement 53 % des individus leur ascendance africaine
était visible dans le phénotype. Le peuple brésilien apparaît donc comme réellement le résultat d’une fusion entre Européens, Africains et Amérindiens "
"Elida Leite Rabelo est professeur à l’université. Elle a la peau
blanche, les cheveux châtain clair et les yeux verts. Ses filles, Tereza
et Elisa, lui ressemblent et ont des cheveux très blonds. Dans la
famille d’Elida, cette apparence européenne se répète depuis de
nombreuses générations et constitue un trait dominant. Plusieurs de ses
aïeux, grands propriétaires terriens et éleveurs de bétail dans le Minas
Gerais [au sud-ouest du pays], avaient les yeux bleus et la peau
claire. Mais, malgré ces caractéristiques physiques, cette enseignante a
hérité de sa mère les gènes des Noirs africains. Elida, Tereza et Elisa
sont par conséquent des métisses."
Tous les Brésiliens, même s’ils ont la peau claire et les cheveux
blonds, ont dans l’âme, quand ce n’est pas tout à la fois dans l’âme et
dans le corps, l’ombre, ou du moins l’empreinte, de l’Indien ou du
Noir », écrit l’auteur, originaire du Pernambuco. Ces métissages sont le
fruit des rapports que les Portugais ont entretenus avec les Indiennes
au début de la colonisation, puis avec les esclaves noires à partir du XVIIe siècle."