Non, je ne me suis pas senti visé par vos propos, mais un brin irrité, par l’allusion au jt et à la météo. Ici cet allusion, est principalement utilisé pour revoyez un individu dans le camp des pas bons. Taxer quelqu’un d’être tfun ou jtéiste, permet de sanctionner sans argumenter, et c’est doublement injuste, car comment savoir ce qu’un quidam fait chez lui. Mais bref. J’ai connut le danger avant d’avoir reconnut la peur, et depuis je n’ai jamais eut peur. Mon cousin, qui était prés de moi, est parti comme un flèche, pour revenir (trop tard, heureusement) avec un couteau de cuisine. le lendemain il avait les cheveux blancs et des problèmes de santé. Une voisine petite, boulotte, à pris ses deux jumelles et mes deux soeurs qui jouaient à la marelle, sous ses bras, et les a rentrés dan son allée, comme elle l’aurait fait avec 4 boites de sardines extra plate. Et moi, qui allait vers mes soeurs, j’ai été coupé dans mon élan, à ne plus savoir que faire, sur le trajet d’un tueur du fln qui courait en tirant devant lui. Sans entrer dans les détails, j’ai croisé le regard du tueur, et il était bizarre, plus tard j’ai compris que c’était la peur. Donc pour résumer, la peur à donner des forces à la voisine, à provoquer de la panique chez mon cousin, et donné des ailes au tueur qui est passé en trombe, et moi j’ai été court circuité dès l’instant ou mes soeurs à l’abri, je n’avais aucun but. J’ai vécu les évènements dans un état second, comme si j’étais spectateur d’un film ralenti. Je ne me souviens pas avoir eut peur, j’étais conscient des faits, et j’étais étonné par ce qui m’arrivait . Dans ce cas, le seul chez qui la peur à conduit à la soumission, est le tueur, mais en plus de la peur, il y avait le fait qu’il ait tué un homme, et puis surtout d’être abandonné par ses complices qui devaient le récupérer, au bout de la rue, après la passerelle Par la suite, j’ai vu des gens avoir peur au point d’être tétaniser, mais il trés difficile de provoquer cette état, qui de toute façon est fugace. Ce qui est constant, c’est que cette peur est au prorata de l’imagination de celui qui la subit. Si l’objet de la peur est mesurable, la peur diminue. Donc, je persiste,compte tenu de mon expérience ( dont un minuscule extrait) et sauf s’il existe une substance chimique capable de réveiller des peurs ancestrales, la peur est insuffisante pour nous maintenir en état de soumission constante. Il en faut beaucoup plus. Les serfs du moyen âge qui avaient bien plus peur du seigneur, et du bon dieu, que nous des CRS, n’hésitaient à affronter avec leurs outils tranchants ou pointus les soldats en armes et armures, quand leurs ventres criaient famines. Ils étaient moins civilisés que nous, et ne cherchaient pas à donner un sens moral à chacun de leur acte. Nous sommes beaucoup plus tenus en laisse par l’argument démocratique, que par la peur. Pour que la révolte soit possible, il faut qu’elle soit légitime dans les esprits. Se révolter contre son gouvernement, ses représentants, la démocratie, suppose de passer outre de nombreux tabous ce qui n’est pas envisageable. Par contre en démontrant que la démocratie n’a plus aucune substance, que les élus ne représentent que leurs partis, que le gouvernement et la présidence sont légaux mais illégitimes, la révolte n’est plus un mal nécessaire pour une bande d’excités, mais une obligation morale pour les citoyens, à condition de définir des objectifs simples mais précis, capables de susciter une large adhésion et de remettre le reste (tout ce qui peut facher ) dans un processus référendaire. Il y a d’autres freins, selon la personnalité des individus, mais les principales conditions consiste à être dans son droit , et à ne pas être seul à prendre une décision importante. Le nombre est important dans une action, car il donne la force, mais en amont de l’action, le nombre légitime l’action.
Le hara kiri, (permettez que je ne sois pas amateur de mangas), est de la même trempe que le doigt coupé, que le yakusa remet à son « parrain », il s’agit de racheter son honneur perdu, en versant son sang. Pour le même motif, autrefois le sang bleu, croisait le fer sur le pré, ou se mettait une balle dans la tête. Mais j’aurais apprécié d’être repris sur le sujet de l’article, et non sur une japonaiserie, puisque si erreur il y a , cela ne change rien pour l’utilisation que j’en fait, et j’aurais préféré que l’érudition s’efface devant l’expérience, puisqu’apparemment vous en avez.
Je penses que suicide « médicale » ou de « mal être » sont du même type, puisque dans les deux cas, nous sommes condamnés, soit par la maladie, soit par nous mêmes. Vous auriez put citer le suicide « d’honorabilité » celui du militaire qui a déchu, ou le hara Kiri japonais. Dans ce cas aussi on se condamne, mais une préparation spirituelle au suicide par la tradition précède l’acte, et le suicidé agit donc par « devoir », et non par « désespoir ». C’est également le cas sur le champs de bataille lorsque le héros se sacrifie pour ses camarades.Dans ces cas de morts par devoir, on passe en quelques secondes du statut de vivant à celui de cadavre, et c’est la mort qui met fin à l’avenir de la personne. Dans les autres suicides, l’avenir, l’espoir, meurent bien avant la mort physique. Et sauf a interrompre ce processus de destruction interne, vous ne pouvez pas aider un candidat au suicide, mais tout juste lui enlever les moyens de passer à l’acte par une surveillance soutenue. Autrefois, la religion était un frein au suicide, et certaines personnes mouraient de chagrins, de langueurs ou de mélancolie. Ces raisons ne sont plus acceptables, et il en faut d’autres plus adaptées à notre mode de pensée actuel. Ce qui n’empêche, que ces raisons apparemment logiques ne sont pas forcement les raisons profondes, mais seulement celles que nous sommes aptes à comprendre. Peut on vraiment croire qu’une femme puisse se suicider parce qu’elle n’a pas de quoi se loger ? Qui peut croire que ce motif, soit à lui seul capable, d’amener une personne au seuil de la mort, et qu’elle le franchisse, parce qu’elle ne peut pas se loger ? Moi je n’y crois pas ! Souvent les gens ont en marrent de la vie, et ils le disent, sans pouvoir expliquer vraiment de quoi, ils ont marrent. Mais bien sur, ça fait con, de dire qu’on veut crever, sans savoir pourquoi, alors on donne une explication plausible, parfois aussi on se raconte, on peut même finir par s’apitoyer sur soi même, et se duper . C’est rassurant pour les « témoins » de constater que le suicide est un acte de désespoir certes, mais libre,réfléchi, sensé et raisonné. C’est triste pour la famille, mais au moins, ça risque pas de nous arriver. Sauf, que il n’y a pas si longtemps, on disait la même chose du chômage !
La mère, dans son intérieur confortable, qui a peur pour son enfant , résulte d’un abus de langage. La mère qui a vu son enfant égorgé sous ses yeux, est écrasée de chagrin, de désespoir, elle peut néanmoins trouver le courage de défendre à en mourir ses autres enfants. La voisine qui a entendu les cris est tétanisée, et probablement se laissera égorgée sans une plainte, paralysée par la peur. Celui que l’on pend à un croc de boucher pour le vider de son sang souffre. Celui qui entend les cris du supplicié à peur d’être le suivant. Le danger passé, il lui reste le goût amer de la flétrissure, pour n’avoir rien fait pour son peut être frère, ami ou voisin. Lorsque vous saurez ce qu’est la peur, nous en reparleront, en attendant, toute référence à tf1 est franchement déplacée.
Dire que le suicide est, ou peut être le résultat d’un choix délibéré, est simpliste et faux. Cela revient à placer l’humain au niveau d’un dieu, qui pourrait ainsi décider sereinement sans être troublé par des sentiments internes ou externes. Les chiffres, ne sont jamais sans appel, et on peut toujours leur en faire « dire » plus, en fonction des questions que l’on se pose. On peut même leur faire « dire » la vérité, et ne pas la voir. Si réellement le suicide est la première cause de mortalité dans le monde, avant la famine, les guerres, les épidémies et autres il est flagrant de constater qu’il est de fait devenu de fait le 1er régulateur de la surpopulation dans le monde. Si c’est à partir de cette constatation qu’il faut appréhender le sujet, cela peut signifier que l’équilibre naturel est tellement pertubé que nous en subissons individuellement les conséquences, mais aussi que l’équilibre sera retrouvé, avec notre concours, ou contre notre gré. Une partie de la réponse est peut être dans l’article en une phrase : "notre problème à tous, et avant tout celui d’un modèle de société où
l’humain n’a plus sa place..."