Article bien sympathique
Je connais pas mal de combinaisons de la sorte ! Notamment des cubains : Brandon Wilson González ou encore un Sadam Husein Mario Fernández (j’ai modifié les patronymes).
Ça nous change vraiment des María Jessica ! (ou des Pères et Docteurs de l’Eglise : Anselmo, Efrén, etc.)
En tout cas, les pays latino-américains montrent plus de "tolérance" que les pays du Maghreb qui font encore la chasse aux prénoms berbères, malgré une sensible amélioration (alors que des prénoms comme Saddam Hussein étaient tolérés en Algérie même ....)
- Ce que Brague reproche - avec raison - au mot "dette", le fait-il en historicisant la question ? Je crois que non. Le fait-il aussi pour la notion d’héritage ? Encore moins.
L’émission laisse en plan la construction même du (philo)hellénisme (dont le 19e siècle sera le recréateur). C’est dommage.
Un nouvel article sur Gouguenheim critique - sur un mode très incisif - l’usage simpliste du fameux "héritage" grec :
" Depuis quand un héritage intellectuel passe tel quel d’une génération ou d’une société à l’autre ?Il y a nécessairement adaptation et on peut assurément faire une histoire des usages que l’Europe fait de la Grèce philologique. Pour S.G., l’Europe est un frigidaire qui a su bien conserver la viande grecque, tandis que celle-ci s’est putréfiée en Orient, sous l’effet de la chaleur religieuse.Gouguenheim a dû rater l’anthropologie culturelle sur toute la ligne ! "
- J’enchaîne sur un autre point : la distinction typographique à visée conceptuelle entre islam (religion) et Islam (civilisation). Elle sert anachroniquement à reprocher à la civilisation arabo-islamique l’absence de "laïcité" en son sein ou à dire que le premier terme (religion) l’emporte factuellement sur le second (civilisation). En va-t-il autrement de "l’Europe chrétienne" ? Certainement pas. La séparation des champs politiques et religieux allait-elle de soi dans l’histoire de l’Europe ? Non. Je ne vois alors pas pourquoi cette fausse dichotomie est invoquée dans les discussions !