Content de revoir le faux ignorant que tu es sur mon fil
Je reviendrai ce soir pour plus de détails.
Sinon, que dire ?
Moi, j’aimerais bien qu’on applique la même critique épistémologique à la notion d’ "héritage". Brague se contente (par hauteur philosophique, peut-être) qu’il ne s’agit pas de "patates" et de commerce (produits de l’esprits vs. marchandises).
En outre, je crois (en toute humilité) que Brague se trompe : c’est Gabriel Martinez-Gros qui fait intervenir (avec un fort succès éditorial) la notion de "dette" dans la sémiosphère francophone portant sur l’orientalisme (jamais négatif, nous dit Brague ! ).
La traduction chez Sindbad du livre de Vernet est :
Ce que la culture doit aux Arabes d’Espagne
Le titre espagnol est :
La cultura hispanoàrabe en Oriente y en Occidente
C’est quand même un changement certain, non ? (ça date de 1985)
Ça a tellement bien marché que Vernet s’est pris au jeu : il a fait un bouquin dont le titre est :
Je viens d’écouter Répliques avec Brague et Urvoy (j’oubliais l’inénarrable Finkielkraut) . Il y aurait beaucoup de choses à dire, à commencer par le fait que 50 mn d’émission, c’est bien trop court.
Les auteurs (surtout Rémi Brague) font la critique - justifiée sur le plan sémantique et épistémologique - de la notion (?) de "dette".
[Brague en fait remonter la paternité - si je puis dire - à María Rosa Menocal... tout en ne disant mot sur le contexte historiographique espagnol puis hispanique, largement dominé par Sánchez-Albornoz (auquel Américo Castro a fait résistance ... sur les mêmes bases essentialistes).
J’en viens à ma question : pourquoi n’avoir pas critiqué la notion de "racines" ? (Humboldt, etc.)