C’est vrai qu’avec l’hellénisme - j’exagère à peine - comme craniométrie des civilisations (ici je pense surtout à Renan), on ouvre à nouveau la porte aux meilleures moments de l’ethnocentrisme orientaliste.
Un bémol toutefois : alors que René Marchand est loin d’être une référence, Bernard Lewis a par contre laissé des travaux que nul ne peut ignorer s’il cherche à étudier l’aire "arabo-islamique" (et cela, en dépit de ses malheureuses déclarations quand il se fait conseiller du Prince).
The Muslim Discovery of Europe (1982) donne un bon panorama de l’intérêt (ou plutôt du désintérêt) du monde arabo-islamique pour le reste des langues autres que l’arabe. Mais vous imaginez facilement les reprises idéologiques qu’un tel "constat" continue de générer dans les diverses polémiques ...
Il faut aussi prendre en compte les divers mythes panarabistes et islamistes érigés en vérité officielle dans presque tous les pays arabes (les manuels d’histoire présentent encore les Byzantins comme heureux d’avoir été "libérés" par les Arabes ... ) Cette "demande sociale", cette croyance persistante au "mythe andalou" (remontant aux Ommeyades !) reste un des obstacles les plus lourds quant à un accès et une réception privilégiant l’Histoire au Mythe.
Il faut savoir aussi qu’en tant que rédacteur, je suis soumis à nombre de contraintes, notamment celle touchant à la longueur du texte. Ensuite, il faut veiller à ne pas transformer l’article en hyperlien (assez contre-productif) et même à laisser un bon nombre de notions et concepts à l’état implicite, le dialogue après la publication étant pensé, entre autres, à cet effet.
" Et d’un j’ignorais qu’ailleurs c’était moins complexe et plus manichéen qu’en Algérie et de deux, si vous viviez ici vous sauriez que non seulement l’Algérie (avec ses problèmes que personne ne nie), a dépassé 1988 mais qu’en plus, elle a dépassé la fameuse dizaine noire (Dieu que je n’aime pas cette appellation)."
Encore un comique du "terrorisme résiduel" !
Après de récents, spectaculaires et meurtriers attentats au coeur même du pays (Alger), touchant les plus hautes institutions nationales et internationales, après de sérieuses tentatives d’assassinat du Président voleur, malade et menteur, qui laisse son pays dans l’angoisse et la peur, par son absence et par sa politique de charogne, notre lueur du soir, Constant dans Layreur (le bien nommé !) est venu rectifier notre pauvre vision entachée d’erreurs dans un déni castriste de la réalité.
C’est qu’il porte diablement bien son pseudo, Layreur d’Algérie !