Je vais, avec ta permission, me permettre de te tutoyer, à cause de la profonde sympathie que j’ai pour toi.
Par manque de temps, je serai bref.
Mais disons que mes griefs portent plutôt sur l’esthétisation du crime par les "romanciers" sur l’extermination.
Un auteur de "littérature de l’extermination" comme Lévi disait en substance qu’aucun homme normal ne pourrait s’identifier à ces agents du meurtre de masse comme les Nazis (préface au Auschwitz de Poliakov).
Quant à François Rastier, l’ayant lu à plusieurs reprises et ayant assisté - presque par hasard - à la présentation de son livre sur Lévi, je peux te dire qu’il n’est pas un zélateur du dogme de "l’unicité de la Shoah".
Une remarque sur Degrelle : ce n’est pas la personne qui a servit au personnage (Aue) mais c’est plutôt le livre de Degrelle "La campagne de Russie 1941-1945" qui a fait office de palimpseste pour Littell.
.. je tiens cette info d’un article de Rastier dans La Vanguardia du 15/11/07 (je ne retrouve plus la feuille du canard, désolé).
Tout à fait d’accord mais sachez que presque tous les Maghrébins redoutent les douanes des pays d’Afrique du Nord : en plus d’être corrompus et ineptes, ils sont - pour certains - aux limites de l’agression.
"La mort des juifs aurait-elle été un moindre mal s’ils avaient été un peuple sans culture, comme par exemple les Gitans qui ont été exterminés eux aussi ?"
...oui, c’est sans doute pour cela qu’il est plus facile de s’identifier à un Nazi en unifrome qu’à un "Noir" en machette.
"islamo-gauchiste" est un mot que je déteste mais je suis forcé de le ratifier pour la période "caricatures", "Ratisbonne" et même pour l’acharnement mesquin exercé à l’encontre de Houellebecq (qui m’indiffère d’ailleurs sur le volet littéraire).
Je ne comprends en outre toujours pas la dénomination "Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme" : il y a pour moi répétition.