Le mec se fait serré par des keufs bece-bège, qui lui font tout de même comprendre qu’il va avoir des soucis, et toi, tu ne trouves rien à dire d’humain - je demande même pas de l’intelligence, juste qu’on sache que t’es humain, merde - à part ce bel élan de connerie juvénile pour p’tit caïd en mal de sensation virile !
Je suis sûr que t’as une mère et qu’elle te préférerait vivant plutôt qu’en ayant la gueule du Rainbow Warrior customisé par François Mitterrand.
Cela m’a fait beaucoup de bien de vous lire, M. Villach !
Je viens de recevoir comme cadeau, la version espagnole du Métier de sociologue, petite encyclopédie d’épistémologie pour notre temps. Je suis heureux comme un enfant et content de voir dans votre article un écho bien familier : le constructivisme contre la platitude du fait brut ; la raison critique contre le sens commum.
Lorsqu’on sait que même la littérature à fait le deuil de l’appréhension « factuelle » et « immédiate » du monde, on se demande de quoi le « journalisme » peut-il bien se nourrir.
Jamais un espace discursif (le journalisme) si traversé par le social (« faits de société », valeurs en jeu, propositions politiques, « choix de société », etc.) n’aura été aussi sourd et aveugle face aux sciences sociales.
Je crois que c’était Bourdieu qui suggérait une sorte d’examem d’épistémologie obligatoire pour tous les journalistes, contre la connerie médiatique au quotidien.
On aurait pu donc citer des Barthes, des Durkheim, des Bachelard, des Bourdieu et des Foucault mais bon, la presse nous dit qu’ils sont tellement dépassés ... et que c’est même eux, la « pensée unique » !