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  • delor 7 mars 2019 10:47

    @Hamed
    Ainsi, selon vous, la pensée serait une faculté exclusivement « humaine » « qui définirait »l’essence humaine« et sans laquelle l’humain n’existerait pas. Voyez vous, ce qui ne va pas dans votre raisonnement, c’est qua vous faites exactement la même erreur que Pascal et Sartre (et consorts) : vous inversez la nature et le rôle des »choses« . Ce n’est, encore une fois, pas la pensée qui fait de l’homme un »être« , mais l’inverse : c’est parce que l’homme est un être que la pensée »advient« . La pensée procède de l’être qui la »produit« (le vocabulaire humain est trop restrictif, c’est vrai, d’où la mise entre guillemets). La pensée est le produit, le mode d’expression ou d’intervention de l’être dans la matérialité. Je ne cite en rien »Freud, Lacan, Jung, etc.«  : j’exprime ce que j’ai compris (à force de recherches : comme vous je recherche, mais je reste un »libre penseur dans mes actions de recherche) de ce que je suis et de ce que je fais là, ici et maintenant. Cela dit, en supposant que je cite ces « auteurs », en quoi leurs pensées ne seraient que « des commodités qui ne servent qu’aux psychologues et non aux communs des mortels » ? Vous croyez vraiment que les psychologues sont des sortes de dieux ou d’avatars situés au-dessus ou en dessous ou à côté des « communs des mortels ». Ils n’ont ABSOLUMENT PAS cette prétention , les psychologues, contrairement à vous, savent pertinemment qu’ils sont des « communs des mortels ». Personne ne peut prétendre être autrement, puisque l’homme (contrairement à ce qu’il croit pour son malheur) EST DE LA NATURE. Et la Nature est un monobloc non-modifiable. Nous ne sommes pas reliés les uns aux autres, nous sommes indissolublement liés les uns les autres. Il reste les questions suivantes à évoquer : qu’est-ce « la Nature » ? Uniquement ce qui relève du phénoménal (le sensible de la matière blanche) ? Ou bien inclut-elle également le nouménal (l’insensible spirituel que les scientifiques appellent « matière noire », de manière erronée puisque l’esprit n’est pas matériel) ? 



  • delor 6 mars 2019 19:02

    Tout d’abord qui sommes-nous ? Nous sommes des humains. Nous savons que ce qui nous différencie des autres espèces vivantes sur terre, animales et végétales, c’est cette faculté humaine que nous avons, la « pensée ». Nous sommes « conscients de nos pensées et par nos pensées » qui pensent en nous. Nous sommes donc ces pensées. Sans elles nous ne pouvons exister. Donc les êtres humains ont une conscience et aucune espèce vivante n’a ce qu’ont les humains qui peuvent penser tout ce qui existe sur la Terre. Il me paraît pour le moins prétentieux d’affirmer que « ce qui nous différencie des autres espèces vivantes sur Terre … c’est cette faculté humaine que nous avons, la pensée ». « Des chercheurs ont découvert que certains virus émettaient des signaux encourageant leurs semblables à « épargner » momentanément leur hôte pour éviter la destruction complète de leur habitat. Si l’on savait que les bactéries échangent des signaux, c’est la première fois qu’un tel système de communication est mis en évidence chez des virus » (source Soline Roy - FIGARO.Santé - 23/01/2017). Il faut bien que ces micro-organismes pensent à ce qu’ils vont faire pour émettre de tels signaux dans un tel but. Il y a nécessairement une « intention » dans cette démarche stratégique.

     

    L’homme peut-il s’apercevoir qu’il pense ? Il n’a point besoin de s’apercevoir qu’il pense. Il pense tout simplement. Qu’il fait quelque chose, qu’il étudie, ou qu’il travaille, c’est de sa pensée que procède tout son existant. S’il est évident que l’être humain « n’a pas besoin de s’apercevoir qu’il pense », il est tout aussi évident qu’« il peut s’apercevoir qu’il pense ». Là, en ce moment même, en écrivant cela, je « pense à ce que je pense à écrire ». L’intention sous-tend ce processus. J’ai, certes, la faculté de penser, mais j’ai aussi la faculté de m’apercevoir que je pense, je peux parfaitement m’observer en train de penser. Je mets en marche souvent, tous les jours, ce processus consistant à « penser en en pleine conscience ».

     

    Donc si on se pose la question « Qui sommes-nous ? », nous sommes ce corps réel qui existe dans la réalité. Donc un réel de l’homme par soi et la réalité qui lui arrive aussi par soi. Pour comprendre, ces mots et ces phrases que j’aligne à cet instant même, sont-ils de moi ? La réponse est Oui, ils sont de moi, mais je ne peux m’empêcher de dire qu’ils viennent avant tout de ma pensée. C’est une vérité. Et ceci nous amène à la question : « Qu’est-ce qui précède ma pensée ou mon existant ? ». Vous confondez allègrement deux choses : le « soi » et le « moi ». Le « soi » est ma part essentielle et immatérielle source de mes pensées, c’est le conscient, « l’œil qui était dans la tombe et qui regardait Caïn » (Victor Hugo – La conscience), il met en œuvre un instrument matériel appelé « cerveau » ; le « moi » est ma part existentielle, amalgame de pensées et d’émotions, enregistrés par mon cerveau sous forme de schémas mentaux, il ne pense pas il réagit en se projetant à l’extérieur de manière masquée, c’est le subconscient. Ce que « j’aligne à cet instant même » est pensé par le « soi » et s’exprime à l’extérieur après avoir subi le filtre du « moi » … ou bien du « ça » (l’inconscient) s’il s’agit d’une pensée originelle et inédite. Ce n’est (apparemment) pas simple. 

     

    Jean-Paul Sartre dira « l’existence précède l’essence. » Mais quand je regarde mes mots que j’ai écrits, force pour moi de dire que c’est ma pensée qui a précédé puisque c’est elle qui m’a poussé à les écrire. Dès lors, pour moi, c’est l’« essence qui précède à l’existence ». Le « moi » de Jean-Paul Sartre était visiblement « pollué » ou « perverti » par la pensée de Pascal qui avait dit « je pense donc je suis », faisant du fait d’être la conséquence du fait de penser. J’aurais préféré qu’il écrive « je suis donc je pense ». Mais n’avait-il pas « l’intention » de promouvoir le « mouvement existentialiste » dans lequel, JP Sartre s’est empressé de s’engouffrer pour « régler son compte à Dieu » ?

    (à suivre)

     



  • delor 6 mars 2019 17:37

    @Hamed
    Enfin ! Je crois avoir trouvé en vous la personne qui pourra (je dis bien « pourra ») répondre aux questions suivantes  : puisque le cerveau ne pense pas (il existe, en effet, sur Terre, bon nombre de vivants qui n’ont pas de cerveau et qui, pourtant, mettent en place des stratégies de survie ou de contournements des « difficultés » auxquelles ils sont confrontés dans le cours de leur existence : les végétaux, les oursins, les méduses, les bactéries, les virus, etc., pour ne citer que ceux-là) qu’est-ce qui pense ? Quelle est la « nature » de ce « qu’est-ce qui ... » ? Qu’est-ce la pensée ? Quelle est sa nature ? Je peux encore beaucoup écrire et beaucoup demander, mais, comme vous le savez, Agoravox n’autorise que des interventions « résumées ». 



  • delor 27 février 2019 18:24

    @Elixir
    Vous avez raison. Aux dernières nouvelles, il était de notoriété publique que ces milliardaires ont soutenu M. Fillon et Mme Le Pen à l’occasion des élections présidentielles de 2017. De plus, actuellement, ils soutiennent ostensiblement les Gilets Jaunes, ils leur ouvrent tout grands leurs médias écrits, audio et audiovisuels, comme l’Etat fait pour ses propres médias. Et les dés ne sont absolument pas pipés. Vous n’avez pas observé cela ? Mais c’est visible comme le nez au milieu de la figure, pourtant !



  • delor 27 février 2019 17:52

    Mettons-nous dans l’hypothèse où le « petit retraité » touche plus que le migrant fraîchement (ou pas) en France. Je trouve scandaleux que le migrant touche quoi que ce soit : s’il ne vient pas en France pour les « allocs », la France n’a rien à lui donner. Ce que l’Etat lui donne c’est autant que l’Etat ne peut pas (ne veut pas) donner au petit retraité. Et si le migrant n’est pas content, il n’a qu’à repartir là où il vient. Si j’irais dans l’un de leur pays d’origine, au titre de la migration, qu’est-ce que je « toucherais » ? Peanuts ! Alors, le journaleux de tous bords qui critiquent les assertions de Mme Le Pen, je dirais à vous comme M. Marchais à M. Elkabbach en leur temps : « taisez-vous » !  

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