Elle a sans doute prévu de s’armer de katiouchas, ou katyushas pour les anglophiles, si elle échouait à l’élection présidentielle, en vue d’un sit-in illimité sur les Champs Elysées.
Ca m’est égal que l’autre en face qu’on montre du doigt a fait presque pareil, moins pire, pire. Je ne m’inscris pa dans cette logique.
Ce député a pris la parole à destination de Marie-Ségolène Royal, non ? C’était bien à elle que cela s’adressait. Il n’est pas non plus question de quitter la salle mais de répondre à l’interlocuteur en disant qu’on ne cautionne pas ses propos ou autre. Avoir une réaction aurait été un minimum, au lieu de dire qu’on partage certaines idées du Hezbollah mais qu’on ne cautionne pas les milices armées. Au niveau des propos ambigus on ne fait pas mieux.
Il ne s’agit pas d’une fausse polémique juste parce que cela égratigne votre candidate. Si c’est pour avoir une politique étrangère aussi simpliste, je suis encore plus opposé à son élection.
Il est vrai que réagir 24 heures plu stard est une preuve de clarté.
De plus, elle n’a rencontré qu’une Commission du Parlement au Liban, et comme le Hezbollah a des députés, il était logique qu’il y en ait, cela ne donne donc pas une réelle importance aux personnes qu’elle a rencontrées plutôt que d’autres.
Symptomatique est cette visite de Marie-Ségolène Royal au Liban. Cela peut partir d’une bonne intention et d’une volonté de se donner une carrure internationale, mais à trop vouloir jouer avec le feu on peut se brûler.
Après les propos sur le nucléaire iranien, voilà une non-réaction à la diatribe anti-israélienne et anti-américaine d’un député du Hezbollah. C’est sur elle ne voulait pas écourter son voyage et se mettre à dos cette grande organisation non gouvernementale humanitaire, chacun est à même de le comprendre. Mais jusqu’à preuve du contraire Israël et les Etats-Unis sont nos alliés et amis. Malgré les divergences de politiques et d’opinion, il ne faudrait pas l’oublier sous prétexte de politique pro-arabe et d’anti-américanisme plus ou moins affiché.
Pour le moment, aucune déclaration de la part des responsables de l’Etat Hébreu par rapport à l’entrevue avec les députés du Hezbollah ni avec sa rencontre avec le président palestinien car après tout ce n’est qu’une candidate mais la ministre des Affaires étrangères a tout de même faire un mini cours de politique israélienne à notre chère Marie-Ségolène Royal, en ce qui concerne notamment ses exigences de sécurité.
Toutefois, si, par malheur, elle venait à être élue, il y aurait du souci à se faire pour la politique étrangère française et on serait très loin du Gaullisme même si certains y voient un parallèle.