Trop de raccourcis évitent de comprendre les origines et la réalité d’une société qui crée tous les jours de l’inutile, de la violence, de la destruction dans la plupart des foyers et plus particulièrement dans tous ceux qui n’ont pas les moyens culturels et intellectuels de faire face.
Heureusement qu’il reste encore des enseignants pour apporter autre chose que du formatage à la mode d’un De Robien ou d’un Darcos car pour lire, il faut de bonnes histoires, pour écrire il faut des choses à dire et des projets, pour apprendre il faut donner envie de découvrir.....sans cela il ne reste plus rien à ces mômes toujours plus déboussolés chaque jour grâce à une société qui les considère comme des futurs consommateurs, qui leur jette à la figure sa violence par TV interposée, qui leur demande d’agir comme des citoyens mais les empêche d’ apprendre à le devenir, dans des familles destructurées qui n’ont pas les moyens de réagir , sans l’aide de professeurs eux -mêmes attaqués chaque jour par des réformes plus débiles les unes que les autres.
La première chose à faire : sortir le Duce actuel. La deuxième : agir vite pour endiguer la casse tout en empêchant les donneurs de leçons de nuire encore un peu plus. La troisième : arrêter de réagir mais agir, arrêter de faire n’importe quoi et réfléchir, cesser d’opposer les uns et les autres mais permettre le dialogue qui seul permettra de définir l’éducation de demain.
Concernant l’alcoolisation en Bretagne, le phénomène n’est pas nouveau, il a juste changé de forme. Il faut prendre connaissance de la réalité des pardons qui étaient aussi fréquentés pour leurs partie profane : les descriptions de la fête de nuit avec ses danses et ses rituels d’origine païenne feraient frémir les bien pensants de ce site. Les prêtres ne pouvaient accepter et ont tenter par tous les moyens de changer les choses, les maires prennaient des arrêtés ( St Laurent par exemple ). Lire encore comment les prêtres s’alcoolisaient au XVIème, XVIIème.... Ce ne sont là que les exemples les plus marquants. Une vieille affaire qui se traduit aujourd’hui par des apéros géants et de moches habitudes en milieu étudiant. Il y a bien sur un juste milieu et je conseille fortement de découvrir quelques produits finistériens ou du pays nantais qui s’ils ne proviennent pas de vieilles abbayes méritent cependant le détour du consommateur averti.
C’est vrai, le prisme déforme et les gamins subissent. Je voudrais ajouter deux choses : certains sont complètement perdus et leur violence, je crois, devient la seule issue pour exister en marge de familles qui auraient besoin elle -même d’un solide accompagnement . La seconde chose, c’est l’incapacité suicidaire (pour les humains qui s’y côtoient ) de l’Education Nationale de prendre la mesure des problèmes qui touchent aujourd’hui même le secteur rural. On continue d’agir comme avant et on préconise des mesures dérisoires en aval alors que le travail en amont est devenu une urgence absolue. On ignore le terrain et le ’sommet de la pyramide’ préconise des programmes de type XIXème siècle au primaire tout en supprimant l’intervention des maitres spécialisés et des psychologues scolaires. Pendant ce temps, de gros abrutis très malins continuent de se faire plein d’argent en inondant les chaines de TV de leurs programmes débiles et dévastateurs.