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docdory

docdory

Je suis né en 1957 , j’exerce la profession de médecin généraliste , je suis un passioné de sciences et d’arts , en particulier de musique . Je suis rationnaliste et défenseur acharné de la laïcité . Je déteste le " politiquement correct " et ne manque aucune occasion de le faire savoir .

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  • Premier article le 27/09/2006
  • Modérateur depuis le 09/11/2006
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Derniers commentaires



  • docdory docdory 27 octobre 2011 19:05

    @ Lady 75

    Ne faites pas semblant de ne pas comprendre ce que j’écris dans mon commentaire : que je sache, les caricatures de Mahomet n’ont pas été subventionnés par l’état danois, et le vidéaste Caliméro n’a pas été subventionné par sa région pour mettre le feu au coran, pisser dessus et diffuser la vidéo sur internet.
    Donc, de la même façon, je ne vois pas l’utilité de subventionner une pièce de théâtre, scatologique ou non. 
    Si la pièce est bonne, le public se précipitera pour aller la voir, et donc elle n’a pas besoin de subvention, si la pièce est mauvaise, personne n’ira la voir et ce ne sera que justice, et l’on voit mal pourquoi l’état ou une quelconque collectivité locale subventionnerait des pièces de théâtre que personne n’a envie de voir, c’est du mauvais usage de l’argent du contribuable..


  • docdory docdory 27 octobre 2011 16:56

    Bonjour Catherine 

    Votre article appelle plusieurs réflexions :

    1°) Il faut remettre au moins partiellement en question le principe de la culture subventionnée. Pour l’Etat ou pour une collectivité locale, subventionner un spectacle revient à faire payer à tous les citoyens des impôts pour que ce spectacle ait lieu.

    Revenons en aux fondamentaux de la République, i.e. la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Que dit cette déclaration à propos des impôts ?

    Je cite : 

    "Article XIII

    Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable. Elle doit être également répartie entre tous les Citoyens, en raison de leurs facultés.

    Article XIV

    Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs Représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée ".

    Or, la représentation d’une « pièce de théâtre » scatologique ( et d’ailleurs celle d’une pièce de théâtre en général ) n’est ni une dépense d’entretien de la force publique, ni une dépense d’administration. Par conséquent, la subvention publique du théâtre n’est nullement conforme à la déclaration des droits de l’homme, puisqu’elle oblige tout citoyen à payer une fraction, si minime soit-elle, d’un billet d’entrée à un spectacle auquel il n’est, selon toute vraisemblance, pas dans ses intentions d’assister.

    Par ailleurs, je me demande bien à quel citoyen on a laissé le droit de constater par lui-même la nécessité de cette contribution, de la consentir et d’en suivre l’emploi...

    Je suis à peu près persuadé que si on demandait aux citoyens par référendum « êtes vous pour ou contre le fait de payer des impôts afin que des entreprises de théâtre aient la possibilité, lors d’un spectacle d’étaler des excréments devant un parterre d’intellectuels » ? il ne se trouverait même pas 0,001 % de français pour voter oui a une proposition aussi manifestement extravagante.

    Evidemment, je ne voudrais pas passer pour un ultra-libéral que je ne suis pas. Il est bien certain que sans subventions publiques à la culture, il n’y aurait plus guère de concerts de musique classique ni de représentations de pièce de Molière, Racine ou Corneille en France. Or ce patrimoine culturel en péril mérite d’être sauvegardé, ce qui passe par des subventions. Mais je doute fort qu’une pièce scatologique telle que celle qui est décrite dans la critique mise en lien sur l’article fasse un jour partie du patrimoine culturel de l’humanité ... 

    2°) Il faut rappeler que l’internaute Calimero a eu très abusivement droit à un procès en blasphème ( rebaptisé procès en incitation à la haine raciale ) pour avoir diffusé sur internet une vidéo dans laquelle il brûle le coran et pisse dessus . Fort heureusement, Caliméro vient d’être acquitté en appel, ce qui ne l’a pas empêché de devoir payer fort cher ces avocats, alors que la plainte aurait du normalement être classée sans suite par les juges, et n’aurais jamais du aboutir à une instruction ni à un procès.

    Par conséquent, le droit au blasphème existe, y compris celui de pisser où déféquer sur les symboles de n’importe quelle religion, le droit pour des adeptes de religions de manifester pacifiquement pour protester contre un blasphème existe aussi, dans un pays ou la liberté d’expression est un principe fondateur.

    3° )Il y a dans cette histoire un « deux poids et deux mesures » tout à fait révélateur.

    Imaginons qu’une entreprise de théâtre décide de monter un spectacle dans lequel on déféquerait sur le coran, cette entreprise a t-elle la moindre chance de récolter un centime de subvention ? Certainement pas ! Si des adeptes de l’islam décidaient de manifester contre une telle pièce, les en empêcherait-on, et la police interviendrait-elle aussi brutalement ? Pas la moindre chance ! 

    A noter, pour illustrer cette hypothèse, que l’une des meilleurs pièces de l’histoire du théâtre français, « Mahomet le prophète » de Voltaire, n’ a pas pu être jouée à Genève lors de commémorations voltairiennes, et a eu les pires difficultés à être jouée en France dans une petite localité. Et pourtant, l’on n’y défèque pas sur le coran ...




  • docdory docdory 27 octobre 2011 14:03

    @JacquesLaMauragne

    Méditons, au sujet de l’état actuel de l’union européenne, la philosophie qui se dégage de la fable de La Fontaine «  la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf :

    Une Grenouille vit un Boeuf 
    Qui lui sembla de belle taille. 
    Elle, qui n’était pas grosse en tout comme un oeuf, 
    Envieuse, s’étend, et s’enfle, et se travaille, 
    Pour égaler l’animal en grosseur, 
    Disant : »Regardez bien, ma soeur ; 
    Est-ce assez ? dites-moi ; n’y suis-je point encore ? 
    - Nenni. - M’y voici donc ? - Point du tout. - M’y voilà ? 
    - Vous n’en approchez point.« . La chétive pécore.
    S’enfla si bien qu’elle creva. 
    Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages : 
    Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs, 
    Tout petit prince a des ambassadeurs, 
    Tout marquis veut avoir des pages.

    Ça fait des années que la satrapie ploutocratique de Bruxelles ambitionne de devenir » les états unis d’Europe « pour être aussi grosse que les états unis d’Amérique. On est impressionné par le résultat !
    Si » ils « décident de mettre en place les » états unis d’Europe ", les peuples d’Europe ne se laisseront pas faire !
     


  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:44

    @ Nanar M

    Xavier Bertrand se trouve confronté à une double contrainte, ou à un conflit d’intérêt :
    Si il reconnaît l’inefficacité globale de ces traitements, dont personne ne doute plus, et les dérembourse en toute logique, il va satisfaire les marchés financiers, qui trouvent que la France dépense trop pour la sécu, mais il va rendre furieux l’industrie pharmaceutique qui fabrique ces médicaments, qui ne vont , d’un jour à l’autre , plus être prescrits du tout, vu leurs coût faramineux !
    Et ça, les marchés financiers n’aimeront pas non plus !
    Il est probable que Xavier Bertrand finira donc par décider de ne pas décider, c’est à dire de rembourser ces produits à seulement 30 % comme « traitement de confort » , ce que les mutuelles vont détester !...


  • docdory docdory 27 octobre 2011 13:34

    @ Louviellas

    Une promesse électorale selon laquelle « demain, on soignera la maladie d’Alzheimer » est aussi crédible que la publicité du barbier qui affirme que « demain on rase gratis ! » .
Voir tous ses commentaires (20 par page)


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